ی آزادی
Femme, vie, liberté!
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Des idées renversantes
En octobre 2023, nous avons organisé une conférence internationale à SOAS qui a réuni des shitologues autoproclamés du monde entier. Intitulé avec goût « Merde Alors ! , notre conférence était organisée par le Centre d'études sur l'alimentation de l'école. Le programme était totalement interdisciplinaire et montrait clairement que la merde, dans toutes ses ramifications, était une question de préoccupation mondiale et de diplômes universitaires respectables.
La provocation n'est plus ce qu'elle était. Naguère, elle servait à faire sortir le loup du bois, à obliger des personnes ou des opinions à se sentir attaquées et donc à monter au front. La provocation appelait le dialogue sous forme de conflit. Elle aimait l'excès, voire la mauvaise foi, mais obéissait à une stratégie indéniable. Provoquer les extrêmes, provoquer les mous, bref, remuer/bousculer.
La défaite afghane marque le tournant d'un processus de désintégration de l'Occident dont les signaux se sont accumulés au cours des deux dernières décennies. Maintenant, après une nouvelle défaite que l'Occident (OTAN, USA, Europe) a subie dans une guerre conventionnelle, il est naïf de penser que l'Occident renonce à la guerre. Par conséquent, l'Occident sera bientôt conduit dans une guerre non conventionnelle.
Un programmeur sourd, gay et libertaire, résident d'Ukraine et de Suède parle de comment vivre sans entendre; sur les problèmes causés par la surdité et comment les résoudre ; sur la façon dont il entame et entretient des relations ; et aussi pourquoi il n'a pas besoin de l'aide de l'État.
Son essai sur l'entraide, conçu comme une préface au grand travail de Kropotkine sur le rôle déterminant de la solidarité est probablement le dernier essai que David Graeber a pu écrire. Nous avons décidé de le publier et de le mettre à la disposition de tous, à la mémoire de notre ami, camarade et mentor. Il est particulièrement bienvenu à un moment où la société, échaudée par les ravages de plus en plus flagrants du choix de la compétition et de la lutte de tous contre tous, autrement dit du darwinisme social, redécouvre l’importance de la solidarité pour sa survie.
L'essai de Sarah Schulmann : Le conflit n'est pas une agression, est un livre à plusieurs égards dérangeant, qui offre des réflexions nouvelles sur des questions délicates. Comment en sommes-nous arrivés à déléguer à l'État la question de la justice ? Comment les agresseurs se font-ils passer pour des victimes ?
L'expression al-hikmat al-muta'āliyah comprend deux termes : al-hikmat (signifiant littéralement, sagesse ; et techniquement, philosophie , et par extension contextuelle théosophie ) et muta'āliyah (signifiant exalté ou transcendant ). La philosophie et l' ontologie de Mulla Sadra sont considérées comme tout aussi importantes pour la philosophie islamique que la philosophie de Martin Heidegger l'était plus tard pour la philosophie occidentale au 20e siècle. Mulla Sadra a apporté « une nouvelle vision philosophique du traitement de la nature de la réalité » et a créé « une transition majeure de l' essentialisme à l' existentialisme » dans la philosophie islamique. Le tout n’est d’ailleurs pas sans rapport avec le taoïsme et le bouddhisme zen.
Ce livre raconte l’exploration d’une terre inconnue, la nôtre. À la suite des voyageurs de la Renaissance partis cartographier les terra incognita du Nouveau Monde, nous entreprenons, cinq siècles plus tard, de découvrir une autre Terre, ou plutôt de redécouvrir autrement celle que nous croyons si bien connaître. Mais nous ne sommes plus au temps des Grandes Découvertes. Notre voyage se fera vers l’intérieur et non vers les lointains, en épaisseur plutôt qu’en étendue. Un formidable exercice à trois voix de géographie alternative, conceptuelle et visuelle, pour inventer une nouvelle manière de cartographier le monde, mobile et vivant.
Ce qui s'est passé dans la modernité est, en fait, que les hommes ont oublié et supprimé leur relation avec la sphère chthonienne, ils n'habitent plus Chthonia, mais seulement Gaia. Mais plus ils éloignaient la sphère de la mort de leur vie, plus leur existence devenait invivable ; plus ils perdaient toute familiarité avec les profondeurs de la Chthonie, réduite comme toute chose à un objet d'exploitation, plus l'aimable surface de Gaia était progressivement empoisonnée et détruite.
Depuis les recherches pionnières des grands neurophysiologistes allemands et italiens du XIXe siècle, nous avons continué à rechercher quelque chose qui soit l’équivalent physique de notre conscience. Il a été trouvé ? Le niveau de (faibles) corrélations entre l’activité cérébrale et l’expérience n’a jamais été dépassé – une idée raisonnable qui circulait déjà au XVIe siècle, à l’époque d’André Vésale. À ce jour, il n'existe aucune théorie qui explique de manière compréhensible comment et pourquoi l'activité chimique et électrique d'un système nerveux doit ou peut devenir quelque chose de totalement différent, comme des sensations, des perceptions, des émotions et des pensées.
Un manifeste provocateur et enlevé, pour montrer que seul le capitalisme contemporain et son avidité souvent machiavélique empêchent de réaliser à brève échéance une société d’abondance, écologique et sociale, sous le signe de la technologie triomphante, pour toutes et tous.
Quelles que soient les raisons profondes du déclin de l’Occident, dont nous vivons la crise dans tous les sens, décisive, il est possible de résumer son aboutissement extrême dans ce que, reprenant une image emblématique d’Ivan Illich, on pourrait appeler le « théorème de l’escargot ». Qu’adviendra-t-il de l’escargot écrasé par sa propre coquille ? Comment survivra-t-il aux décombres de sa maison ? Telles sont les questions que nous ne devons pas cesser de nous poser.
DU PAIN, DES ROSES ET VOUS
Nous lançons notre toute première campagne d’abonnement en six ans d’existence. On ne vous le dit jamais, parce qu’on parle très mal d'argent, on ne sait pas le faire, et ces quelques lignes maladroites le prouvent, mais personne ne nous paie pour réaliser L’Autre Quotidien, cet OVNI dans l’internet et la presse française, un magazine culturel très engagé à gauche de la gauche qui a publié en accès libre des milliers d’articles que vous avez peut-être appréciés. D’où la nécessité de promouvoir les abonnements, qui ne sont pas du vol, mais le prix d’un travail, et l’assurance qu’il puisse durer dans le temps. Sans même parler de salaires - aucun de nous n’en touche, le journal n'a pas assez de revenus pour ça - l’entretien d’un site devenu aussi énorme que L’Autre Quotidien a un coût. Un coût que nous assumons personnellement par amour de ce que nous faisons. Nous voulons continuer. Nous y tenons. Mais autant vous le dire franchement, nous avons aujourd’hui besoin d’un coup de main pour tenir le coup. Merci de toute façon, et quelle que soit leur décision, à tous ceux qui nous lisent, et nous prêtent leur attention. Vous êtes notre raison d’être. Un journal n’existe que par ses lecteurs. Ceux avec qui l’on veut partager une conversation. Et notre pain quotidien.
Christian Perrot, Jean-Pierre Simard & les contributeurs et contributrices qui nous font l’honneur de participer par leurs articles à cette aventure de presse pas comme les autres. Une belle galaxie de talents et d’engagements.
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L’art dérange
les autoritaires
Bianca Argimon expose tout un matériel visuel de petites céramiques émaillées intenses où parait le corps écrasé au sol d'un Batman qui se serait craché ou qu'on aurait abattu, enfin !!!... repris par ces gouaches de petit format avec son complice Robin, Spider Man, Captain America, tous grotesquement ligotés, arrêtés, écrasés, quand se dit le revers des comics américains en pleine déconfiture et qu'une filiation se fait avec toute une contre-culture américaine dont certains Pop Artists (Rauschenberg, Lichtenstein.)..au titre amusé de THE FALL, la chute, et ce quadryptique de 160X480 cm au titre génial de HOME SWEET BURNING HOME de 2025...
Roots est une série de quinze nouvelles linogravures à laquelle viennent s’ajouter des bas-reliefs en bois de la suite « Bilongue » (2015). Ces linogravures, où se mêlent figures mutantes et motifs végétaux, explorent la relation entre l’humain et la nature dans une tension à la fois onirique et organique. Par leur traitement graphique, elles évoquent les tampons monumentaux de l’artiste : même économie de moyens, même force des lignes, où chaque empreinte devient un acte symbolique de narration et d’engagement
Ezekiel Messou est un mécanicien passionné et consciencieux. Né en 1971 dans la cité lacustre de Ganviè, il apprend le métier de réparateur de machines à coudre à Lagos. De retour au Bénin, il ouvre son propre atelier à Abomey-Calavi où il ne manque pas de travail : il n’y a presque pas de prêt-à-porter, tout est fait sur mesure et les couturiers sont très nombreux.
De la création de la revue Présence Africaine à celle de Revue noire, « Paris noir » retrace la présence et l’influence des artistes noirs en France entre les années 1950 et 2000. Elle met en lumière cent cinquante artistes, de l’Afrique aux Amériques en passant par la Caraïbe, dont les œuvres ont rarement été montrées en France. On va juste dire : il était temps…
Rammellzee aura été l’artiste le plus complet de la galaxie hip-hop du siècle dernier, déployant sa vision de graf en MC, de l’écrit aux costumes, la sculpture et aux jouets, de la peinture aux installations et au cinéma avec son pote Jim Jarmush. Mort en 2010 oublié de l’establishment artistique US, cette rétrospective au Palais de Tokyo montre l’étendue de ses possibles et de ses réalisations. Go !
La voix des morts occupe une place centrale dans les réflexions contemporaines. Les morts ont encore leurs mots à dire et leur part de travail à effectuer. Par délégation bien entendu, mais ils sont présents, car bien représentés. Une exposition collective à la Ferme du buisson interpelle le passé au présent de l’art.
Le sel, la terre, le temps. Trois éléments qui traversent et structurent l’exposition Métamorphoses de sel de Lise Thiollier, présentée à La Galerie, centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec. Sculptures cristallisées, structures immersives et installations sonores tissent un récit sensible sur la transformation de la matière, la fragilité des écosystèmes et les mutations invisibles du monde qui nous entoure.
Topologie discrète est une exposition réunissant les artistes Georges Koskas (1922-2013) et Farah Khelil (1980), comme premier acte d’une conversation silencieuse entre les deux artistes originaires de Tunis. Bien qu’ils ne se soient jamais rencontrés, leurs œuvres semblent converger sur plusieurs points, dévoilant des affinités dans leurs approches de l’espace et de la composition, et plus généralement dans leur rapport à la musique et à la peinture.
Le travail de Clara Rivault suscite une réflexion sur la manière dont certaines oppositions — souplesse et tension, fragilité et solidité, éphémère et pérenne — se rejoignent pour former une nouvelle dynamique commune, notamment par les matériaux utilisés : le verre opalin et la laine naturelle. Par un travail minutieux et une maîtrise technique spécifique l’artiste cherche à célébrer l’entraide, la rencontre et la complémentarité, en invitant les spectateurs dans une expérience artistique introspective et contemplative.
“ C’est la terre qui nous porte, c’est la terre qui nous nourrit, elle est tout pour nous. Et à la fin, on retourne à la terre. Si je suis arrivé à la céramique, c’est pour rendre hommage à cette Terre qui nous porte. ” Benjamin Déguénon
Rien de tel pour exprimer le véritable amour que de se disputer pour savoir qui a oublié le bouchon du dentifrice, n'est-il pas ? D'un point de vue humoristique, Stephanie Shih explore les multiples significations de la "félicité domestique" dans un paysage social marqué par le consumérisme et des politiques contradictoires. Attention, distorsions en vue …
Dès les années 1960, Olga de Amaral repousse les limites du médium textile en multipliant les expériences sur les matières (lin, coton, crin de cheval, gesso, feuilles d’or ou palladium) et les techniques : elle tisse, noue, tresse, entrelace les fils pour créer des pièces tridimensionnelles et monumentales. Inclassable, son œuvre emprunte tant aux principes modernistes, qu’elle découvre à l’académie de Cranbrook aux États-Unis, qu’aux traditions vernaculaires de son pays et à l’art précolombien.
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Des musiques entraînantes
Malgré le rapprochement du costume viking assumé, peu de points communs entre Moondog et The Space Lady, même si les deux ont beaucoup joué dans la rue… The Space Lady a commencé son odyssée dans les rues de Boston et de San Francisco à la fin des années 70, jouant des versions de musique pop contemporaine à l'accordéon et vêtue de manière extravagante, transmettant des messages de paix et d'harmonie.
Si ces dernières années, vous n’avez pas été bercé par les punks congolais de Konono Nº1 et Staff Benda Bilili, vous n’avez pas pigé comment l’Afrique du son récup fonctionne. Avec allégresse et de manière tonitruante. Le nouvel épisode de l’avancée se nomme Kin’Gongolo, du son que font les bidons entrechoqués portés par les vendeurs d’huile à lampe pendant les pannes d’électricité des années précédentes. Envoi !
Artiste multi-facettes, Lonnie Holley est à la fois poète, sculpteur, musicien et bricoleur de génie puisqu’il a re-construit lui-même nombre instruments dont il fait usage. Mais cela, c‘était avant qu’on finisse par le reconnaître, comme une voix aussi singulière que discordante des Usa. Un artiste nécessaire qui raconte ici son passé glaçant, après avoir décidé d’avancer et d’y croire : Tonky !
S’il emprunte son pseudo accentué à une tuerie mythique d’Archie Shepp, (avec la chanteuse Jeanne Lee), Romain Hainaut est un auteur, compositeur, arrangeur, producteur et chanteur pas trop adepte du cynisme de sa/ses profession(s) . Versatile, une fois mais pas que, au fil de 15 titres éparpillés façon puzzle. Développement.
Avec son second opus, le violoncelliste Abel Selaocoe se tourne vers les ancêtres, africains et européens, poursuivant un voyage à travers les continents et les siècles, en aventurier guidé par l'amour et le respect de ceux qui nous ont quittés ; mais nourri par la splendeur du présent. Ici l’artiste sud africain interprète plusieurs de ses compositions, certaines enracinées dans la tradition africaine, d'autres puisant dans le répertoire baroque vers lequel il se sent attiré depuis son enfance. Pertinent.
Composé en 1956 sous pseudo par Bo Diddley, le tube/standard de Mickey (Baker) et Sylvia (Robinson) Love is Strange est parfait. Tellement même qu’il ressurgi dans les charts à chaque fois que ladite Sylvia en a eu besoin. Mais l’histoire ne s’arrête heureusement pas là pour elle qui, de coups foireux en arnaque au petit pied, a réussi à construire une carrière de directrice artistique et de productrice avec usine de pressage pour la musique black finalement récompensée, sur le tard. Entre temps, elle aura adopté, pour durer, toutes les modes musicales et produit les deux plus grands tubes du hip-hop : Rapper’s Delight et The Message. Coup d’œil dans le rétro - c’est trop !
Des très significatifs Objets (avec le regretté Olivier Libaux) sous influence Monochrome Set/XTC à son impeccable parcours solo, ignatus, l’alias de Jérôme Rousseaux, continue de faire avancer la chanson française - et ce n’est pas un gros mot ici … E.pok était arrivé avant Macron et décryptait le feeling pas encore pourri du moment. Aujourd’hui en 2025, Dans les virages offre un autre son de cloche. En piste, sans chuter
L’auteur, John Raby, a ceci de particulier qu’il est déjà spécialiste et auteur de livres sur les Residents et Frank Zappa ; en plus d’avoir fait une thèse de philo sur Deleuze. Ici, au carrefour de la pop culture avec la pop philosophie : du fait marquant qui symbolise un moment, à son extraction pour qu’il fasse sens dans l’histoire des idées. A sujet ad hoc, la réponse, un peu longue, tient en quelques 660 pages. Mais, excellente étude de cas, c’est le premier ouvrage en français qui en extrait la substantifique moëlle. Hop !
Après le succès de la compilation The Original Sound of Mali, une nouvelle exploration des merveilles de la musique malienne est ici compilée par l'écrivain, journaliste et compilateur français Florent Mazzoleni, nominé aux Grammy Awards, et David Buttle, de Mr Bongo. Tout pour comprendre la démarche de Byrne avec Eno sur My life in the Bush of Ghosts. Et plus.
On a déjà suivi le natif de Chicago aux multiples casquettes (éducateur, artiste visuel, musicien) dans ses précédentes aventures comme sur le Black Monument Ensemble ou pour sa participation aux projets du label International Anthem. Mais là il se lance seul sous son nom et c’est sa première incursion dans le spoken word sur tout un album entier. Le sample, lui, est le pilier central des instrus. L’outil principal du hip-hop sert de caisse de résonance à ses poésies abstraites, futuristes et engagées…sa liste de revendications.
A quoi s’attendre cette fois-ci ? Contemporain, hip hop , jazz précurseur à la façon d’Harvest Origami (2018) ? De tout cela, mais un peu plus avec une synthèse équilibrée intitulée Honey from a Winter Stone; Akinmusire s'y appuyant sur sa relation avec Mivos (pour qui il a composé "May Our Centers Hold" en 2023), tout en faisant appel aux talents de la chanteuse Kokayi et du synthétiseur de Chiquitamagic, aux côtés de ses collaborateurs habituels Sam Harris au piano et Justin Brown à la batterie.
Après avoir discrètement fait parler de lui avec la collection Yearbook 1 (aidée par un généreux partage en MP3 de celle-ci), Studio a réédité la majeure partie de celle-ci (en soustrayant "No Comply" et "Radio Edit") pour créer West Coast, qui a fait exploser le buzz qui couvait à propos du groupe. Il n'est pas étonnant que le duo Dan Lissvik et Rasmus Hägg, tout en étant parfaitement en phase avec les nombreux groupes européens qui jouent avec une énergie contenue et croustillante dans leur techno (il n'est pas surprenant que Prins Thomas ait été l'un des premiers à les encourager), apporte non seulement une touche d'électronique des années 80, mais aussi le rock & roll de cette décennie, orienté vers l'art.
La vidéo de la semaine :
Jockstrap - Concrete Over Water
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Des lectures
frappantes
Une fête, aussi luxueuse que mystérieuse, au sommet d’un immeuble new-yorkais. Une foule d’invités et de pique-assiettes qui ne savent pas trop pourquoi ils sont là, mais qui sont bien décidés à en profiter. Le décor d’une farce échevelée, tragique et comique. Le formidable dernier coup d’archet de l’un des grands post-modernes de la littérature.
Dans ce recueil lyrique de poèmes et de photographies, Rebecca Norris Webb retrace son voyage à travers la perte de son frère en suivant la migration des oiseaux à travers le Sud américain et le Nord de la France. Interview de Sophie Wright
Exhumant le tissu onirique de l’oppression infra-ordinaire, une rare, savoureuse et formidable fiction féministe de convergence des luttes.
La postérité a souvent les oreilles bouchées et les yeux encrassés. Je ne parle pas ici d'Anatole France, prix Nobel de littérature en 1921 au rayonnement international qu'on ne lit plus guère, mais de Pierre Bourgeade, dont l'œuvre protéiforme, débutée en 1966, mériterait mieux que l'aimable indifférence dans laquelle elle est mystérieusement tenue, bien que ses livres soient pour une grand part disponibles, certains même en poche, et malgré le beau travail des éditions Tristram. Pourtant, il suffit de lire, par exemple, Les Serpents (1983) pour s'incliner devant la sereine puissance de sa prose.
Une robuste anthropologie du quotidien et du fatal pour traquer l’un des vices profonds et subtils du capitalisme tardif, sous toutes ses formes directes et indirectes.
En terre innu, la ferveur d’une poésie lyrique célébrant un délicat équilibre à retrouver auprès de la nature et de la tradition, et surtout un regard photographique magique qui en transcende l’ensemble.
La création d’une topologie poétique bien spécifique, aux marges et aux lisières méditerranéennes, aux élancées intimes et politiques étroitement mêlées, dans un même souffle rauque, envoûtant et salutaire.
Discrètement nourrie d’une histoire millénaire et de conflits contemporains omniprésents, la poésie acérée, cruelle et subtilement déroutante d’une documentariste iranienne désormais autrice à part entière.
Le superbe autoportrait d’une vie militante dans les intervalles, les tiraillements, les déchirures – en poésie pleine d’allant et d’humour éventuellement noir.
L’argument ne tenant que du bout des doigts, est-il à avouer ou à taire ? Avouons-le : un très improbable trio de grimpeurs partisan de l’escalade moderne (Claire, Manuel et Méduz) se fondent sur ou bien dévissent dans des voies françaises de plus en plus compliquées, pour finir par se colleter aux falaises mythiques des Gunks, dans les Appalaches aux USA. Roman écrit à la force des doigts et des poignets, roman d’apprentissage, de cordes et de cris, de compagnonnage et d’amour moderne, de révélations et surtout – d’élévation (don’t go to my head !)
Vraie-fausse confession « business » mordante et hilarante d’un duo poétique inlassablement déjanté : ici comme ailleurs, le Manque a gagné.
On n'en revient pas. De quoi ? Non seulement de la poésie d'Anne Sexton où, comme dans un poème de Louise Labé, on "a chaud extrême en endurant froidure", mais également du fait qu'il a fallu attendre 2022 pour lire en traduction cette œuvre majeure, étalée sur quinze ans : 1960-1975.
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Des photos
marquantes
Dans sa mission en Arctique, Laure Winants fusionne l'art, la science et la technologie, explorant le potentiel de la photographie pour capturer les phénomènes optiques et lumineux du Nord et aborder les questions environnementales qui s'y posent.
Le Golikro d’Olivier Khouadiani est un lieu qui existe sans exister vraiment. Le photographe ivoirien crée un village imaginaire à côté du village réel d'Amanikro, brouillant délibérément les frontières pour graver une nouvelle image où se rencontreraient traditions et modernités.
Les paroles "Once a slag, always a slag" retentissent sur le téléphone de ma fille, qui me montre une vidéo d'elle et d'une amie, dansant de manière séduisante devant la caméra. Je reconnais les performances de genre qu'elles mettent en scène et je m'interroge sur le décalage entre la façon dont elles se perçoivent elles-mêmes et la façon dont elles sont perçues par les autres.
La MEP présente Music + Life, la première rétrospective de l’artiste britannique Dennis Morris en France. L'exposition réunit pour la première fois une vaste sélection de ses photographies capturant sa jeunesse à Londres, ainsi que ses portraits iconiques de Bob Marley et des Sex Pistols, devenus des images emblématiques de la culture pop.
Métamorphose - Transformer l'architecture en art et en imagination. Derrière chaque cliché se cache un voyage à travers des lignes, des formes et des espaces en constante évolution. Je photographie principalement l'architecture moderne et ses détails, en me concentrant sur l'art en noir et blanc. Mon travail exclut délibérément toute présence humaine, Derrière chaque cliché se cache un voyage à travers des lignes, des formes et des espaces en constante évolution. Je photographie principalement l'architecture moderne et ses détails, en me concentrant sur l'art en noir et blanc. Mon travail exclut délibérément toute présence humaine, laissant les lignes et les formes de l'architecture prendre le devant de la scène.
« Les titres des cinq séquences qui composent l’ouvrage donnent des clés d’entrée : Nuances, Silences, Abîmes, Paradis perdus, Jardins secrets. LiliRoze explore tour à tour le désir, la passion, le manque, l’enfance, la perte, notre rapport au temps qui passe. Dédié à son père, ce livre est ainsi autant un journal intime et un cheminement intérieur qu’une fenêtre sur le monde onirique qu’elle déploie.
Le Jeu de Paume met à l’honneur l’œuvre vibrante et singulière de Tina Barney, grande figure de la photographie américaine, dont le travail, principalement autour des relations de famille, a été très peu montré en France. Tina Barney. Family Ties, qui retrace 40 ans de la carrière de l’artiste, est la plus grande rétrospective européenne à lui être consacrée à ce jour.
Drag est le kabuki américain. La forme classique du théâtre japonais et son pendant américain sont tous deux des arts de la scène qui se caractérisent par des costumes exagérés, une narration stylisée et des acteurs qui brouillent les distinctions entre les sexes. En présentant ses sujets en noir et blanc, cette série de portraits cherche à révéler le côté plus calme de ces artistes dépouillés de leurs costumes colorés et de leurs personnalités exubérantes.
Certains livres de photos sont détaillés par leurs exercices directs de construction d'histoires. En revanche, d'autres demandent au spectateur de les lire de manière holistique comme un environnement, une scène dans laquelle les idées sont distribuées, mais avec moins d'absolus quant à leur nature. Des allusions sont faites, et certaines images portent la charge conceptuelle de ce que le communiqué de presse suggère comme manière de lire un tel livre.
Avec un regard réfléchi né d'une profonde préoccupation pour son environnement, Adra Pallón explore les conséquences dévastatrices de l'exode rural sur la culture de la Galice, son environnement et les derniers de ses habitants vieillissants.
Sicilia Fantasma est une collection de visions personnelles de la Sicile, photographiées entre 2012 et 2018. Cette opération de " restitution " du territoire à travers une série de paysages, vit dans le désir de générer des relations à plusieurs niveaux de lecture entre l'observateur et les espaces représentés, des réflexions au-delà de la surface esthétique de la " vue " photographique.
Inspiré par un herbier réalisé par la poétesse américaine Emily Dickinson au XIXe siècle, ce nouveau livre d’Amanda Marchand et Leah Sobsey réimagine chacune des 66 plantes de la collection comme un sublime anthotype - une photographie sans caméra réalisée à partir de matière organique. Janelle Lynch au clavier .
Portfolio :
Anne de Gelas : Mère et fils
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Cinéma
30 ans déjà ! À l’occasion de cette édition anniversaire, on peut dresser un bilan très positif : Chéries-Chéris n’a cessé de gagner au fil des années en ambition, en notoriété et en succès public, au point de rassembler l’an dernier plus de 17 000 spectateurs.trices. Depuis ses débuts, et aujourd’hui plus que jamais peut-être, le cinéma joue un rôle essentiel dans nos regards sur nous-mêmes, nos émancipations, nos libérations individuelles et sociales. Un rôle fondamental pour nous projeter dans nos vies et les construire librement à notre mesure. Fidèle à lui-même, ce 30e Chéries-Chéris sera donc plus que jamais tourné vers l'avenir et les nouveaux territoires queers à explorer, à expérimenter. Cette année, nous aurons au programme 71 longs-métrages et 80 courts-métrages, la très grande majorité inédits, et venant des quatre coins du monde.
Organisée dans le cadre de la manifestation Apichatpong Weerasethakul, l’exposition “Des lumières et des ombres” dévoile une vingtaine d’installations filmiques créées par le cinéaste et artiste visuel thaïlandais ces vingt dernières années — dont une spécifiquement réalisée pour cette occasion. En écho aux pièces qui jouent de la lumière et des formes, elle se présente comme une déambulation nocturne ponctuée des illuminations des images projetées.
Si vous voulez quelques conseils du maître de l’animation américaine, découvrir comment il a dessiné tant de génériques des Simpson, ou encore comment il est passé des journaux aux dessins animés, voici quelques extraits de cette rencontre. Avec quelques vidéos en bonus.
Myriam El Hajj a plusieurs anges gardiens dans son existence en cinéma. Polichinelle est l'un d'entre eux et il revient à Giorgio Agamben d'avoir énoncé la morale de l'ange de la commedia dell'arte : « ubi fracassorium, ibi fuggitorium - là où il y a une catastrophe, il y a une échappée ». L'époque du désastre obscur perdure au Liban ; s'entrouvre pourtant celle du désir qui dit à l'origine la nostalgie d'une étoile perdue. Refaire un peuple de langues et de jambes, de poumons et de pieds est la voie difficile d'un remembrement collectif. Et la vocation d'un film qui y a trouvé moyen de tourner autour du trou du désastre sans y succomber, et faire ainsi trouée pour à nouveau marcher et respirer.
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En bande organisée
Toujours prête à faire la fête aurait pu être la devise de la rédac’ de Fluide Glacial, on ne compte plus les numéros anniversaires et les hors-séries pour être au plus proche des lecteurices et ce samedi 5 avril 2025, toute l’équipe vous attend pour une journée de festivités. Dédicaces, apéro, tombola et DJ Set sont au programme.
Après avoir marché sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, et avoir accompagné des jeunes pour des « séjours de rupture » avec l’association SEUIL, Jérémie Gallegos a publié un album qui raconte ses expériences sous forme de fiction. Nous vous proposons une rencontre en vidéo avec l’auteur accompagné d’extraits de l’album et de ses carnets.
Une enquête sur les coulisses du festival de la BD d’Angoulême révèle une agression sexuelle et parle de management toxique dans l’équipe organisatrice.
Cinquième volet de ce dossier à l’occasion du montage d’un grand stand Taiwan Comics à Angoulême en janvier 2025 qui coïncide à une vague de traduction de titres taïwanais chez les éditeurs français fin 2024 et début 2025. L’occasion de discuter avec Chang Sheng, Moonsia, Pao-Yen DING, Pam Pam Liu & Ruan Guang-Min.
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Des images
pas sages
« Je travaille sans dessin préparatoire et sans croquis, de façon très instinctive. L’idée de croissance organique et d’autonomie des formes est très présente. Le résultat peut évoquer des éléments végétaux, animaux, minéraux, des microbes ou même des organes, mais son interprétation dépend du regard de chaque personne. Je n’aime d’ailleurs pas expliquer mes œuvres, comme si les décrire était une forme d’emprisonnement et risquait de les limiter. »
Pour le dessin « voir grand » pourrait être un oxymore, mais en réalité « grand » est bien le chemin parcouru depuis près de vingt ans pour que le dessin contemporain sorte de son cloisonnement. Aujourd’hui, il est considéré et présenté au sein des expositions comme une œuvre à part entière, en témoigne l’exposition historique de Picasso au Centre Pompidou. Et la multiplication des foires et autres salons qui prennent leurs essor.
Et si on parlait ici de virtuosité multi-couches, d’un précision du trait jamais mise en défaut et ce, quelque soit le sujet ou le registre abordé. Et, puisque Arts Factory l’expose sur ses quatre niveaux, dès mercredi prochain 23/11, revenons sur trente ans de dessins et peintures, justement mis en page dans Inventarium qui vient de sortir chez Cernunnos. Attention ça va secouer !
Du trop de réalité, Ethan Murrow se sent alité … pas moyen de sortir du réel à moins de le reconfigurer. Et c’est justement son travail à la suite des Ingres, Dürer ou Dali. Attention les monstres ont débarqué.
Parce qu’à force de prolifération, les images ont aujourd’hui perdu de leur aspérité, devenues aussi lisses que l’espace virtuel de leur diffusion, Léo Dorfner en propose une lecture punk qui dérange les interprétations trop chastes. Sa réappropriation des représentations médiatiques, des icônes publicitaires, des bribes du quotidien et des mèmes visuels dessine une mythologie rock du contemporain aussi incrédule qu’indisciplinée.
A la limite de l’art brut, juste sur le passage clouté… C’est cette singularité, cette différence, cette présence de l’autre dans l’art qui fait signe et ouvre des ailleurs dans l’oeuvre de Dorothy Iannone.
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Architecture
L'expérience d'un espace est une affaire personnelle. La relation entre un espace et la personne qui l'habite est unique : le bagage culturel, l'imagination et les expériences personnelles conduisent inconsciemment chaque individu à associer ce qu'il ressent à l'endroit où il se trouve. Selon cette idée, l'espace n'est pas seulement un espace, mais un moment qui projette notre intimité sur quelque chose d'autre.
Pocket Passiv est un petit studio résidentiel intercalaire qui occupe l'espace inutilisé d'un bloc d'angle d'une maison en terrasse du centre-ville. Le projet atteint des niveaux ambitieux d'agrément pour ses résidents, tout en occupant une surface "de poche" de 27 mètres carrés. Situé à Glebe, une banlieue prospère du centre-ville habitée à l'origine par le peuple Gadigal, Pocket Passiv est un vestige du boom des maisons en terrasse victoriennes du 19ème siècle à Sydney.
En 1944, Curtis Howe Springer, un prédicateur évangélique qui vivait à Los Angeles, a entendu parler d’une source naturelle nommée Soda Springs dans le désert de Mojave, dont la rumeur disait qu’elle avait des propriétés curatives. S’il avait toute d’abord appelé son centre Soda Springs Cam, Springer a finalement choisi le nom inhabituel de Zzyzx Mineral Springs and Health Resort pour son oasis de bien-être, car le fait d’avoir une liste avec deux z dans le nom garantissait que son complexe était « le dernier mot » en matière de bien-être.
On peut être contemporaine et se fondre dans un environnement jadis dédié à la culture des œillets. C’est le cas de la maison entièrement conçue, depuis la conception des plans jusqu’à l’aménagement intérieur par Archidesign. Une maison de plain pied, enracinée sur une terre autrefois cultivée par la famille du propriétaire et formée par l’assemblage de quatre rectangles parfaitement imbriqués.
Dernier portfolio : la visite impromptue de la Villa Carré avant rénovation, œuvre de l’architecte finlandais Alvar Aalto, dans une définition humaniste du luxe dérivée de Baudelaire (luxe, calme et volupté). Même si celle-ci, n’est pas sensualité pure mais ascèse certaine, joie plus mystique que pleine expression des sens. Le luxe étant la simplicité retrouvée, une célébration de l’essentialité et de la convergence vers cette Nature qui appelle à dialoguer, loin des faux semblants, dans une interrogation plus profonde, voire plus sévère, d’un protestantisme ne souffrant aucune contamination baroque….
Comment retrouver un rythme naturel sur la côte pacifique au Mexique est le défi tenu par Espacio 18 Arquitectura qui a conçu une maison en béton sur la plage de Zapotengo à Oaxaca, avec deux ailes orientées pour suivre le lever et le coucher du soleil. Mais pas seulement.
Ninho est le dernier résultat du partenariat entre Altar et Natureza Urbana, unissant leurs efforts pour créer un refuge immergé dans les paysages naturels de la Serra da Mantiqueira. Destiné à offrir une expérience unique d'hébergement et de décompression, le projet suit le principe d'Altar consistant à construire des hôtels décentralisés connectés à la nature, au style glamping et à tirer parti de la technologie pour promouvoir des pratiques durables dans les opérations hôtelières.
Le bureau international de design et d'innovation CRA-Carlo Ratti Associati, en collaboration avec le regretté Italo Rota (1953-2024), dévoile un projet pour la Semaine du design de Milan 2024 transformant le jardin botanique de Brera en un parcours immersif explorant les multiples utilisations du riz - de l'alimentation au matériau de construction expérimental.
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Les inventifs
ont du style
L’artiste tatoueuse new-yorkaise Ash Aurich a trouvé une manière ingénieuse de rendre hommage aux chefs-d’œuvre de l’histoire de l’art avec ses tatouages en forme de timbre-poste. Utilisant une technique de fine ligne avec des ombrages délicats, elle crée des compositions rectangulaires aux bords crantés, représentant des figures romantiques et religieuses inspirées de la Renaissance.
Les tatouages du brésilien Vinícius Moschen sont si réalistes qu’ils donnent l’impression d’être de véritables patches brodés cousus directement sur la peau. Cet artiste sait, en effet, capter l’essence des motifs textiles, dans une gamme allant des personnages rétro de dessins animés aux emblèmes d’équipes sportives.
Il y a vingt ans, Signe Emdal a créé une entreprise spécialisée dans la fabrication d'objets et de vêtements textiles uniques, en s'appuyant sur son expérience du tissage jacquard, de l'impression sur tissu et de toute une série d'autres techniques. En 2021, cependant, elle s'est sentie enfermée et a cherché un moyen de s'exprimer à travers une orientation créative plus intuitive et moins fonctionnelle. Résultats, ci dessous.
Le Musée de l’Homme présente actuellement une exposition en deux volets sur le wax ; l'un consacré à l'histoire du tissu, depuis plus de 120 ans entre Asie, Europe et Afrique, et l'autre à son actualité sur la scène de la mode, du design et de l'art contemporain.
Le regard amusé de Martin Parr sur la mode s’intitule Fashion Faux Parr. Tout un programme reflétant 30 ans d’un style très original et d’un sens de l'humour assez particulier/ parr-ticulier …
Quand le macronisme provincial, attardé et catho de fond voudrait nous incruster ses principes délétères par un confino-covidé à manche longue, il est bon de se révolter pour échapper à la touffe inepte de Castex et ses discours de bureau d’étude du XXe siècle. Alors Tattoo You ?
La photographe Diana Yevtukh et ses broderies inspirées des kintsugi japonais tentent de remettre de la vie dans une Ukraine cassée.
Dans un article expliquant pourquoi la fast fashion devrait être ralentie, la journaliste russe Ksenia Monastyrskaya explique comment est apparu le marché de masse, comment les organisations antifascistes et les magasins d'occasion sont connectés, quel est le modèle de consommation scandinave et comment gérer les vêtements de manière écologique en upcycling, éco-shopping et personnalisation.