Paix en Ukraine?
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Des idées de se défendre
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En octobre 2023, nous avons organisé une conférence internationale à SOAS qui a réuni des shitologues autoproclamés du monde entier. Intitulé avec goût « Merde Alors ! , notre conférence était organisée par le Centre d'études sur l'alimentation de l'école. Le programme était totalement interdisciplinaire et montrait clairement que la merde, dans toutes ses ramifications, était une question de préoccupation mondiale et de diplômes universitaires respectables.
La provocation n'est plus ce qu'elle était. Naguère, elle servait à faire sortir le loup du bois, à obliger des personnes ou des opinions à se sentir attaquées et donc à monter au front. La provocation appelait le dialogue sous forme de conflit. Elle aimait l'excès, voire la mauvaise foi, mais obéissait à une stratégie indéniable. Provoquer les extrêmes, provoquer les mous, bref, remuer/bousculer.
La défaite afghane marque le tournant d'un processus de désintégration de l'Occident dont les signaux se sont accumulés au cours des deux dernières décennies. Maintenant, après une nouvelle défaite que l'Occident (OTAN, USA, Europe) a subie dans une guerre conventionnelle, il est naïf de penser que l'Occident renonce à la guerre. Par conséquent, l'Occident sera bientôt conduit dans une guerre non conventionnelle.
Un programmeur sourd, gay et libertaire, résident d'Ukraine et de Suède parle de comment vivre sans entendre; sur les problèmes causés par la surdité et comment les résoudre ; sur la façon dont il entame et entretient des relations ; et aussi pourquoi il n'a pas besoin de l'aide de l'État.
L'expression al-hikmat al-muta'āliyah comprend deux termes : al-hikmat (signifiant littéralement, sagesse ; et techniquement, philosophie , et par extension contextuelle théosophie ) et muta'āliyah (signifiant exalté ou transcendant ). La philosophie et l' ontologie de Mulla Sadra sont considérées comme tout aussi importantes pour la philosophie islamique que la philosophie de Martin Heidegger l'était plus tard pour la philosophie occidentale au 20e siècle. Mulla Sadra a apporté « une nouvelle vision philosophique du traitement de la nature de la réalité » et a créé « une transition majeure de l' essentialisme à l' existentialisme » dans la philosophie islamique. Le tout n’est d’ailleurs pas sans rapport avec le taoïsme et le bouddhisme zen.
Ce livre raconte l’exploration d’une terre inconnue, la nôtre. À la suite des voyageurs de la Renaissance partis cartographier les terra incognita du Nouveau Monde, nous entreprenons, cinq siècles plus tard, de découvrir une autre Terre, ou plutôt de redécouvrir autrement celle que nous croyons si bien connaître. Mais nous ne sommes plus au temps des Grandes Découvertes. Notre voyage se fera vers l’intérieur et non vers les lointains, en épaisseur plutôt qu’en étendue. Un formidable exercice à trois voix de géographie alternative, conceptuelle et visuelle, pour inventer une nouvelle manière de cartographier le monde, mobile et vivant.
Ce qui s'est passé dans la modernité est, en fait, que les hommes ont oublié et supprimé leur relation avec la sphère chthonienne, ils n'habitent plus Chthonia, mais seulement Gaia. Mais plus ils éloignaient la sphère de la mort de leur vie, plus leur existence devenait invivable ; plus ils perdaient toute familiarité avec les profondeurs de la Chthonie, réduite comme toute chose à un objet d'exploitation, plus l'aimable surface de Gaia était progressivement empoisonnée et détruite.
Depuis les recherches pionnières des grands neurophysiologistes allemands et italiens du XIXe siècle, nous avons continué à rechercher quelque chose qui soit l’équivalent physique de notre conscience. Il a été trouvé ? Le niveau de (faibles) corrélations entre l’activité cérébrale et l’expérience n’a jamais été dépassé – une idée raisonnable qui circulait déjà au XVIe siècle, à l’époque d’André Vésale. À ce jour, il n'existe aucune théorie qui explique de manière compréhensible comment et pourquoi l'activité chimique et électrique d'un système nerveux doit ou peut devenir quelque chose de totalement différent, comme des sensations, des perceptions, des émotions et des pensées.
Un manifeste provocateur et enlevé, pour montrer que seul le capitalisme contemporain et son avidité souvent machiavélique empêchent de réaliser à brève échéance une société d’abondance, écologique et sociale, sous le signe de la technologie triomphante, pour toutes et tous.
Quelles que soient les raisons profondes du déclin de l’Occident, dont nous vivons la crise dans tous les sens, décisive, il est possible de résumer son aboutissement extrême dans ce que, reprenant une image emblématique d’Ivan Illich, on pourrait appeler le « théorème de l’escargot ». Qu’adviendra-t-il de l’escargot écrasé par sa propre coquille ? Comment survivra-t-il aux décombres de sa maison ? Telles sont les questions que nous ne devons pas cesser de nous poser.
Les pouvoirs qui semblent guider et utiliser le développement technologique à leurs fins sont en fait plus ou moins inconsciemment guidés par celui-ci. Tant les régimes les plus totalitaires que les régimes dits démocratiques partagent cette incapacité à gouverner la technologie à un point tel qu'ils finissent par se transformer presque par inadvertance dans le sens requis par les technologies mêmes qu'ils pensaient utiliser à leurs propres fins.
« Calypso ne pouvait se consoler du départ d’Ulysse » : la redécouverte par Jacques Rancière de la pédagogie révolutionnaire de Joseph Jacotot, et ses implications en termes d’émancipation intellectuelle.
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L’art dérange
les autoritaires
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“La Nature n’est pas un décor”, est l’exposition qui se tient à la ferme ornée, cise à la Maison de Gustave Caillebotte à Yerres. Cette exposition puissante est un temps fort de ce printemps. On la doit au commissariat et la Direction Artistique de Valérie Dupont-Aignan et de son équipe. Elle apparait, selon les mots même de Valérie Dupont-Aignan comme « un Festin de Peintures… »
Connu pour ses projets photographiques collaboratifs tels que « Invisible Jumpers », Joseph Ford s’intéresse à la perception et à l’intervention. Sa série en cours, « Impossible Street Art », invite des artistes tels qu’Antonyo Marest, Alex Senna et MadC à imaginer leurs œuvres dans des paysages monumentaux grâce à un petit tour de passe-passe.
Lutter : du latin luctari, se débattre, résister, tenir. Soin : de sollicitudo, l’attention inquiète, la présence qui maintient en vie.Ces deux gestes, longtemps tenus pour incompatibles, partagent pourtant un même territoire : celui du maintien. Lutter, c’est chercher à garder ouvertes des possibilités, à préserver des idées, des pratiques ou des liens susceptibles de disparaître. Soigner, c’est accompagner ce qui vacille. L’un relève de l’effort, l’autre de la présence ; tous deux sont des formes d’attention agissante face à ce qui nous menace.
La vie de Sarah Schumann mériterait d’être bien mieux connue du grand public. En tant que figure de proue du mouvement des « nouvelles femmes », peintre talentueuse, collagiste, designer et personnalité aux multiples facettes de l’après-guerre, elle a entretenu un lien profond avec les mouvements artistiques allemands du milieu du vingtième siècle.
L’exposition Sambucus nigra donne à voir l’œuvre plastique de Pierre Creton, réalisateur, artiste, jardinier et apiculteur, auteur d’une quarantaine de films réalisés dans les marges de l’industrie. L’artiste se situe d’abord dans un horizon, le Pays-de-Caux en Normandie. Un territoire depuis lequel il assume de penser et de créer, mais qui ne se définit pas en termes d’identité ou de frontière ; il est la somme de ses appartenances et de ses attachements. C’est un localisme, où la proximité, avant d’être géographique, est affective.
Hiraga a été diplômé de l’Université de Tokyo en 1956. Il a poursuivi la peinture en tant qu’artiste autodidacte et, en 1964, a remporté le Grand Prix de la Troisième Exposition Nationale des Jeunes Artistes au Japon, ce qui lui a permis de s’installer en France. Il a vécu à Paris de 1965 à 1977, ville alors marquée par des mouvements émergents tels le Pop Art et la Figuration Narrative.
La Galerie Maubert présente, du 19 février au 4 avril 2026, Philippe Gronon au sein de la galerie. Initiant une nouvelle collaboration, Manipulations réunit des photographies issues de plusieurs séries emblématiques et dévoile des objets marqués par l’usage, la trace et le déplacement au service, d’une picturalité assumée : surfaces de travail, dispositifs, techniques, éléments scéniques, supports de transmission ou de transformation.
Rendez-vous incontournable de l’art contemporain et véritable tremplin pour les créateurs de demain, le Salon de Montrouge s’est imposé au fil des années comme une manifestation emblématique dédiée à la découverte des artistes émergents, toutes disciplines confondues.
L’exposition Andiamo réunit les travaux de Pierre Charpin et Nathalie Du Pasquier. Elle est peintre, il est designer. En 1987, Nathalie Du Pasquier (1957) décide de se consacrer pleinement à la peinture. Quelques années plus tôt, elle s’est installée à Milan et a participé, en 1981, à la fondation de Memphis : un collectif de designers « irrévérencieux », prônant un design sensuel et stimulant, en rupture avec les formes minimales et fonctionnalistes.
L’exposition Starlight Express Club, présentée au sein du centre d’art contemporain de la Galerie Édouard-Manet, réunit un ensemble de photographies-objets aux formats variés. Les œuvres s’inscrivent dans l’espace à travers de larges caissons rétroéclairés qui convoquent des formes issues de la tradition picturale, telles que le retable ou le diptyque.
Le sculpteur sud-africain James Cook travaille un matériau qui n’est pas franchement réputé pour sa légèreté : le bronze. Et pourtant, ses œuvres donnent l’impression de flotter, de se fragmenter dans l’air, comme si la matière avait décidé de respirer. Entre réalisme et abstraction, il crée des corps troués, fissurés, ouverts… non pas pour les “casser”, mais pour laisser au regard un rôle actif : compléter, imaginer, ressentir.
Dans cette exposition personnelle, François Dufeil présentera, dès le 17/01/2026, un ensemble de sculptures instruments de musique façonnées à partir d’objets recyclés, témoins de notre ère industrielle et consumériste, ainsi qu’une série de dessins réalisés lors de sa résidence à l’Institut Sacatar au Brésil durant l’automne 2025. Ces œuvres prolongent sa recherche sur la transversalité entre le visuel et le sonore.
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Des musiques entraînantes
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You Rita, Mi-tsouko - Lancés avec le dalidadaïste ""Marcia Baila"", ils étaient revenus avec l’album lettriste ""No Comprendo"". Compliquant à plaisir la vie d'une France rock un peu trop ordonnée qui fait dodo avec Daho et du chahut avec les Bérus. C'était la variétoche-hardcore. Produit par Tony Visconti, accoucheur de T. Rex et de David Bowie, «The No Comprendo» des Rita Mitsouko jette des ponts entre le rock et la chanson, en parfaite résonance avec l'esthétique «Libé» du milieu des années 1980. Cet article est paru le 20 novembre 1986.
Le concert donné à Prades-le-Lez marque les débuts de l’Orchestre intercommunal de musique de danse libre. En 1974, François Tusques et ses compagnons (Michel Marre, Jo Maka, Adolf Winkler et Guem), dans l’esprit de Don Cherry ou de Chris McGregor, démantèlent avec espièglerie toutes les frontières et tous les styles de la musique créative. Et ça swingue velu - mais en dehors des clous !
Pascal Praud est-il un rideau ? Un paravent qui gâche la culture actuelle ? Une figure exotique ( et caca !) chargée de dissimuler ce qui se passe en ce moment pour nous faire revenir aux hit-panades des 60’s carpentier et des émois catho rigoristes de tante Yvonne ? A tout cela oui. Mais, car il y a un mais, Rubin Steiner sort son jeu de cartes obliques et trace de biais dans la réalité à l’aide du brillant Brian avec son album azimuthé qui se tape royalement de la soi-disante réalité bol à raie.
Si vous avez aimé DJ Cam, Coldcut, DJ Shadow et Kid Koala, cet album a dû passer entre vos oreilles depuis longtemps. On plaint les autres… Parce que c’est un classique de la scène trip-hop et techno hexagonale depuis rien moins que 25 ans qui a le mérite de ressortir aujourd’hui quand ses participants prévoient justement un nouvel album ( dont on ne sait rien actuellement… )
Replonger dans la discographie des Banshees de Siouxsie n’est pas forcément le premier réflexe de l’amateur de rock qui n’y voit souvent que les oripeaux et le lipstick de la chanteuse gothique de référence ; quand le vrai propos est ailleurs. Ce que démontre habilement Dear Prudence, le volume 19 de la série seveninches des éditions Le Boulon, sous la plume de Philippe de Guilhermier.
Après avoir s’être longuement époumoné de rage sur les Red Hot, retrouver Nick Cave chanter sur Honora, premier album de Flea des mêmes Red Hot Chili Peppers a de quoi surprendre. Sauf que, refaisant le génial coup de Costello pour Shipbuilding avec Chet Baker et Robert Wyatt, on y trouve avec leur version du Wichita Lineman de Jimmy Webb et Glen Campbell, le tube millésimé de ce printemps qui voit le Rassemblement des Niais monter en farce. Au procès Marine, au procès…
D’une sombre actualité reste le rock de Kim Gordon. A vouloir prendre en compte le monde - et surtout la décrépitude Maga des USA - , elle réussit, une fois encore, l’actualisation de l’idiome rock pour en faire perdurer la culture qui parle encore à nombre d’entre nous. Parlons de brouillard unifié qui lie techno, hip-hop, rock pour un album court où le morceau le plus long ne fait pas plus de 3, 40 ‘. Condensé, concentré, et nous voilà convaincu avec cet album qui s’impose encore à de multiples carrefours pour dire le ressenti d’une femme qui a toujours suivi sa voie/voix. Regarder à l’image d’une chaîne d’infos X ou bol à raie un sombre crétin comme Julien Odoul en l’écoutant reste assez savoureux…
Shackleton est un vrai chaman musical. Au cours de ses 20 ans de carrière, Il a produit les monumentaux EP Music for the Quiet Hour / The Drawbar Organ en 2012 et la récente collaboration The Tumbling Psychic Joy of Now, en guidant ses auditeurs dans un voyage à travers les confins du dub spirituel, de la musique carnatique, des méthodes d'accordage alternatives, du prog, du folk allemand et du free jazz. Chaque nouvel opus intriguant à l’envi. Dont acte.
Le 27 juin 2026, Freak Out ! des Mothers of invention fêtera ses 60 ans. Collages sonores, improvisations inspirées, album-concept… il détonne toujours par son approche éclectique, gourmande et expérimentale de la musique, s'essayant à plusieurs genres et s'écartant des sentiers conventionnels du rock, du jazz ou du classique. L’album avait foiré aux Etats-Unis mais la Franck Zappa touch, leader du groupe, a conquis les jeunes Européens.
Écrivain, critique d'art et journaliste anarchiste, il était logique que Jean Rochard honore Octave Mirbeau par une production discographique comme il le fit pour Barney Bush, Gustave Courbet, Buenaventura Durruti, Federico Garcia Lorca ou Léo Ferré. Quant à la clarinettiste Catherine Delaunay, elle vit tout simplement "dans le village des Damps, en Normandie, et a découvert, par l’intermédiaire de quatre magnifiques tableaux de Camille Pissarro, qu’elle avait comme voisin (à quelque 125 ans près)" Octave Mirbeau ! Et pour fermer le cercle, il y a le trio que nous avions formé avec le pianiste Roberto Negro pour l'album intitulé Album il y a tout juste un an... Ce faisceau de coïncidences m'amène aujourd'hui à l'écoute d'un double album remarquable que Catherine Delaunay a composé et enregistré au fil du temps avec de très nombreux camarades.
Conçu entre 2023 et 2025, le premier album studio de Binary Algorithms dépeint une histoire de décadence et de désespoir, où se rencontrent la périphérie latino-américaine, le désespoir de l'absence d'amour et la tragédie de la résistance dans les pays du Sud. Mêlant IDM, dub-techno et électro à des influences UK bass et ambient, Binary Algorithms retrace également la dichotomie des identités « latines », si souvent réduites au « tropical ».
Kabalaba, l'un des nombreux enregistrements publiés par le label de l'Art Ensemble et le seul à documenter le groupe dans son ensemble, est un enregistrement live réalisé en 1974 au Montreux Jazz Festival par le même groupe élargi (avec l'ajout de Muhal Richard Abrams) qui a enregistré le superbe album Fanfare for the Warriors pour Atlantic.
La vidéo de la semaine :
Regressive Left - Bad Faith
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Des lectures
somptueuses
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Nous aussi, le nouveau roman – le troisième – d'Anne Godard n'avance pas masqué : son titre, de façon si claire qu'on pourrait par ailleurs se laisser aveugler par son évidence, nous dit au moins deux choses: tout d'abord que le narrateur sera multiple, et que son nom est légion.
17 animaux picturaux en quête d’autres auteurs et d’autres sens : l’exceptionnelle chambre silencieuse d’échos imaginée par Suzanne Doppelt.
Longtemps, je me suis levé de bonheur pour lire. Lire beaucoup, avec envie et passion de la découverte, dans le but d’élargir mon horizon ado auxerrois, bloqué au loin sur les collines et le péage de l’autoroute. Partir, revenir, rester ( Heureux qui comme Ulysse… ) - autant de portes et de fenêtres sur l’ailleurs fantasmé autant que rythmé rock. Et puis, j’ai découvert les écrivains voyageurs, dévoré Nicolas Bouvier, Wilfried Thesiger, touché du regard quelque chose de l’humain dans son milieu. Avec Marseille-Montana Express, Cédric Fabre taille sa route en Tintin reporter au pays du Big Sky pour y rallumer quelques lumières avec des auteurs marquants.
Certes, à côté de ce qui se passe en Ukraine, en Iran, Palestine, au Liban, etc., le limogeage du PDG de Grasset, Olivier Nora, peut paraître un simple fait éditorial, comme il s'en produit fréquemment dans le milieu du livre: jeu des chaises tournantes, remaniement, etc.
90 photographies commentées pour illuminer vingt ans de révolution zapatiste au Chiapas. Un Photo Poche d’une puissante intelligence et d’une étonnante grâce efficace que l’on doit au regard de Mat Jacob.
Entre techno-thriller et science fantasy, le magnifique résultat de la collaboration entre l’acteur le plus cool d’Hollywood et l’auteur le plus inventif et le plus politique de la fantasy fiction contemporaine. Avec un babiroussa en bonus.
Plomb, le premier roman de Timothée Zourabichvili, fait assurément partie de ces rares surprises dont a grandement besoin la littérature contemporaine. Non content de travailler une matière en apparence raréfiée (un jeune homme et une jeune femme dans leur brutale nudité et leur descente aux enfers), un décor minimaliste (une chambre, une rue, un terminus de bus…), un dialogue impossible, il enferme le lecteur dans les têtes tantôt crispées tantôt en vrac de ses deux protagonistes.
Ambitieuse et foisonnante, redoutable dans ses détails comme dans ses implacables non-dits, très russe et très universelle, une trilogie post-apocalyptique de référence.
Quatre femmes hors normes pour bricoler l’extraordinaire sauvetage spatial des connaissances humaines : un superbe premier roman, mêlant sans se perdre humour noir et gris, thriller technologique, para-utopie politique et poésie intimiste hallucinée.
D’une boule à neige et d’un aérotrain, extraire toutes les Trente Glorieuses et une histoire d’amour paisible et fou. Un nouveau grand roman de Gilles Marchand.
Pour tous ceux qui ne connaissent ni Prudhon, ni Manchette, qui ont zappé Daennincks, Vilar et Fajardie, voici une chance de comprendre l’importance du néo-polar de la fin 70, début 80 avec la nouvelle trilogie de Benjamin Dierstein : Bleus, blancs, rouges qui s’occupe de la décennie 74/ 84. Soient, pour le premier tome 794 pages bien serrées et aussi haletante que crispantes, pour redonner le ton des années de plomb.
Tenace comme la sentinelle d’un futur immédiat, “Proletkult” est un conte philosophique diabolique qui confronte l’après-révolution russe de 1917 à un détour science-fictif et mémoriel indispensable.
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Des photos
marquantes
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Inspiré du manifeste féministe iconoclaste de Valerie Solanas, SCUM (Society for Cutting Up Men), le « SCUMB Manifesto » nous fait découvrir l’initiative sans concession de la photographe Justine Kurland : la « Society for Cutting Up Men’s Books ». Cet ouvrage présente une collection de collages réalisés par Justine Kurland en découpant et en réorganisant des livres de photographie d’artistes masculins, alors qu’elle s’attachait à purger sa propre bibliothèque d’environ 150 ouvrages écrits par des hommes blancs hétérosexuels qui ont monopolisé le canon photographique.
Faisant suite à l’ exposition « France, un album de famille » de l’Hôtel de Ville de Paris, Yann Arthus Bertrand et son fidèle compagnon Hervé Le Bras, portés par la Fondation Good Planet, continuent l’aventure sur la Place de la Concorde en nous proposant ce nouveau chapitre Vivre Ensemble. “ Du 11 avril au 10 mai 2026, la Place de la Concorde accueilait Vivre Ensemble, un événement artistique, culturel et citoyen inédit imaginé par Yann Arthus‑Bertrand et la Fondation GoodPlanet.
Dans son dernier projet, Cela aussi passera, Lisa Murray trouve un langage visuel pour rendre compte des aléas d’un quotidien façonné et marqué par son processus de guérison d’une maladie et d’un traumatisme.
« La vie, c’est la plage », dit-on. En tant qu’expression, cela renvoie à l’idée que la vie est facile et insouciante, mais nous savons bien que ce n’est pas tout à fait vrai. Et si l’on inversait cette expression ? La plage, c’est la vie. Pour le photographe brésilien Rodrigo Koraicho, la plage est une scène sur laquelle tout se joue. « Sur la plage, on voit l’humanité à nu — au sens propre comme au figuré. On y voit la vulnérabilité et l’audace, le désir et la déception, la nature et l’instinct humain, tout cela simultanément », explique-t-il.
Valérie Belin reçue académicienne le 4/02/2026 sous la coupole de l’Institut de France donna lieu à une belle cérémonie, sous la très respectable attention de Jean Gaumy, que la cérémonie d’installation de Valérie Belin au fauteuil VI de la section de photographie, fauteuil nouvellement créé. Sa consœur, de la section peinture, Nina Childress a salué la démarche artistique et l’œuvre puissante et engagée : “C’est ce que l’on appelle la photographie plasticienne : une photo qui tient le mur aussi bien qu’un tableau. […] Vos photographies témoignent d’une sensibilité visionnaire au flux des images, aux vertiges de l’IA et à l’ère numérique qui nous façonne.”
Darklight documente le parcours de dix femmes participant à un programme de boxe pour lutter contre la violence domestique, en collaboration avec la photographe Rebecca Naen.
La photographe Pelin Guven invite le spectateur à regarder de plus près les petites touches de couleur et les détails méconnus de la vie quotidienne Suisse, où la créativité jaillit en réponse à l'ordre et aux conventions. Twist !
Deux citations résonnent encore car je les entends assez fécondes dans leurs rapports au monde extérieur et intérieur, sans doute sont elles également une façon de comprendre la puissance de la création dans une lecture sensible des forces qui nous gouvernent et qui appellent un dialogue avec cette raison pratique et philosophique, avec cette instance poétique qui fait Œuvre.
Chaque portrait, demandé ou pris au passage, est un témoignage de la présence humaine, un instantané d'une histoire qui, sans cela, pourrait être oubliée.
Dans son catalogue d'exposition/nouveau livre Europass, publié par sa maison d'édition bookdummypress, Victor Sira examine un thème récurrent dans la photographie de voyage. Le livre s'appuie sur une série de voyages effectués par l'artiste vénézuélien en Europe entre 2001 et 2006, période qui a coïncidé avec le passage de l'utilisation omniprésente de la photographie analogique et des appareils photo compacts au téléphone comme appareil photographique principal.
Une boîte récupérée contenant des images « ratées » devient la matière première de nouvelles compositions en grille, transformant des fragments jetés en nouvelles histoires racontées à travers des traces, des objets et des connexions visuelles inattendues.
Le travail photographique d’Aurore Bagarry est surprenant parce qu’il introduit une forme de présence au monde particulière, dans la lecture des formations géologiques et de leurs érosions, éléments bruts et sauvages des côtes bretonne, guadeloupéenne, martiniquaise, dans un temps géologique, hors de la juridiction des hommes.
Portfolio : Images à charge, par le BAL et les éditions Xavier Barral
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Cinéma
Vérité
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Avec Les Rayons et les Ombres, Xavier Giannoli voulait réaliser une grande fresque sur la période de la collaboration française. Avec sans doute les meilleures intentions du monde, il voulait alerter sur la bête immonde qui gratte à nos portes, réfléchir sur notre époque. Il s’en rend complice. Il voulait dénoncer. Par ses choix de casting, de mise en scène, de scénario, il collabore.
Si vous étiez à Paris pendant les vacances, et intéressés par le cinéma, vous avez pu avoir la chance de passer quelques heures en compagnie d’Orson Welles, le plus grand des metteurs en scène. Sinon rassurez-vous, l’exposition dure jusqu’à mi-janvier prochain.
Björk est l’une des artistes les plus novatrices et influentes de sa génération, réputée pour sa musique révolutionnaire, son art visuel et ses performances. Sa carrière a puissamment repoussé les frontières de la musique, de la technologie et de l’activisme, avec plus de 20 millions d’albums vendus. Elle continue d’inspirer le public grâce à ses visions créatives : de son album-app Biophilia à l’immersion offerte par Vulnicura VR, elle a intégré les nouvelles technologies. Avec Cornucopia, elle a redéfini la performance au XXIe siècle, fusionnant musique, théâtre et arts visuels pour délivrer espoir et résilience écologique.
Oui est un cri de rage et de fiel à s’en crever les yeux et les oreilles. Israël y est plus que jamais le réel à l’excès qui soumet qui y vit à en rejoindre l’hystérie et d’en vomir l’apocalypse avec l’ironie pour unique catharsis. Mais c’est pour mieux s’aveugler des impasses du hurleur de fond qui n’entend pas que les poèmes d’espérance profanés par la pornographie du présent le sont en fait depuis l’origine.
« Monumental » clame en chœur la critique comme un aboiement dit « dépendance, dépendance » selon Gregory Bateson. Après tout, The Brutalist fait tout pour. Tous les moyens mobilisés y appellent en effet la validation unanime du monument supposé : le format 70 mm. (inefficient puisqu'aucune salle ou presque ne peut en garantir la projection), le sujet (l'art après les camps), la star (Adrian Brody dans la suite du Pianiste), la musique (un thème de quatre notes, ronflant et ressassé), l'intermission même puisque le film dépasse les 200 minutes (avec le sentiment d'un costard plus grand que son couturier), jusqu'à la dédicace à Scott Walker, ce géant qui n'en méritait pas tant. À quoi bon d'emblée dévisser la Statue de Liberté, cul par-dessus tête, quand le déboulonnage est une opération aussi démesurément boulonnée ? Une seule ligne du Disparu de Franz Kafka est un glaive taillant en pièce de pareils effets de manche.
Un abécédaire pour bifurquer dans la matière concrète, gaie et labyrinthique de la philosophie, ses concepts et ses affects, depuis le foyer du corps miné par la maladie de qui lui aura dévolu sa vie. Une émission de télévision en forme de séance de spiritisme. Retrouvé dans les faveurs du direct, avec ses claps et ses fins de bobine, toutes les failles de l'image par lesquelles recommencer ce qui ne s'énonce que dans des différences de potentiel et des rapports d'intensité, le génie spirite du cinéma aura permis à la télévision d'en faire tourner la table – la télé tournée et retournée au microsillon de la pensée de Gilles Deleuze. Deleuze à la télé, c'est une image de l'internel dont l'idée reviendrait à Charles Péguy quand l'instant coïncide avec l'éternité qui n'est plus extérieure au temps, mais interne à lui. L'internel dit l'événement quand le confort domestique de la télé peut enfin vibrer du dehors de la pensée.
Mais qu’est-il arrivé au cinéma d’Almodovar ? Certes, dans La chambre d’à côté, on retrouve son habituel engouement chromatique, cet art chic de juxtaposer des pans de couleurs aux valeurs plus ou moins symboliques (le rouge, le jaune, etc.), ainsi que son goût scénique pour les flash-backs (ici inutiles, lourds), le tout accompagné d’une musique qui prend en charge (servilement, il est vrai) les tensions et les attentes. Mais voilà que, confronté au grave sujet de la mort volontaire, il commet une faute de goût irréparable.
Si faire des films relève de l'économie restreinte quand il n'y est question que d'argent en effet, les faire requiert également de l'amitié. Et, décisivement, pour les images en général et du cinéma en particulier. Pour les images qui nous auront précédées et nous appellent au secours à leur redonner un avenir. L'origine recommence avec elles : le coup d'avant redevient celui d'après, en pas de côté. On peut être deux (Nicolas Klotz et Élisabeth Perceval) ou double (fictions et essais de Ghassan Salhab). Le cinéma tel Janus a toujours été bifrons, faces et ailes de la fiction et du documentaire.
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En bande organisée
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Dans un monde en ruine, Vlada et Pouic sillonnent les routes, portés par leurs propres buts, mais surtout une amitié naissante dans ce monde hostile. Pourtant dans cet album, pas de monstres, pas de cannibales sanguinaires, de milices ou de rencontres dangereuses, Anne Masse prend le contre-pied des récits post-apo classique et dévoile une terre ravagée où les êtres humains sont solidaires, curieux et touchants.
Avant de dévoiler Mordicus sa prochaine série, Félix Delep nous raconte les coulisses du “Château des animaux” réalisée avec Xavier Dorison. De l’évolution de sa technique à celle du scénario qui s’adapte au fil des tomes à son trait malicieux, de la relation de Xavier et Félix en passant par le travail complexe des couvertures ou des variations de style, je vous propose un grand entretien avec Félix pour revenir sur les 8 ans de travail qu’il a passé sur cette série.
Déjà ciblé par des insultes depuis quelques mois, à la suite d’un dessin de presse autour du meurtre du militant d’extrême droite Quentin Deranque et de sa récupération politique, Bésot reçoit des menaces de mort.
Avec un dispositif très graphique, la dessinatrice aborde l’inceste et les violences sexuelles dans le cadre familial. Un livre pour représenter le poids du silence et de la culpabilité qui pèse sur l’enfant abusé mais aussi la difficulté à identifier, comprendre ou en parler au sein de la famille qui voit la personne abusive sous un autre angle.
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Des images
pas sages
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Si Remake/Remodel est bien un titre de Roxy Music, ici , Jeff Hamada, fondateur de Booooooom, a invité les internautes à participer à un défi artistique consistant à recréer leurs tableaux préférés des grands maîtres sous forme de photographies contemporaines. Le « Remake Project » a incité de nombreux artistes, professionnels comme amateurs, à créer des décors élaborés, à se peindre le corps ou celui de leurs amis et s’essayer à des œuvres allant de Dalí à Magritte.
Conçu par l'artiste et designer Pawel Piotrowski, basé à Wrocław, le « Sandwich Book » est exactement ce que son nom laisse entendre : un livre dont toutes les pages ressemblent aux ingrédients habituels d'un sandwich classique. Et voilà, on a faim.
L’exposition Sambucus nigra donne à voir l’œuvre plastique de Pierre Creton, réalisateur, artiste, jardinier et apiculteur, auteur d’une quarantaine de films réalisés dans les marges de l’industrie. L’artiste se situe d’abord dans un horizon, le Pays-de-Caux en Normandie. Un territoire depuis lequel il assume de penser et de créer, mais qui ne se définit pas en termes d’identité ou de frontière ; il est la somme de ses appartenances et de ses attachements. C’est un localisme, où la proximité, avant d’être géographique, est affective.
On a tellement aimé son livre sur l’avant-garde japonaise qu’on s’est empressé d’aller lui poser quelques questions à propos de sujets qu’on n’y voyait pas apparaître. Et l’autrice s’y révèle diserte et précise. En route pour le hors champs, mais plein chant. Amélie Ravalec dans ses œuvres.
Bienvenue à Bombay Beach, petite communauté californienne posée au bord du plus grand lac intérieur de l’État. Autrefois station balnéaire en vogue, elle est aujourd’hui un mélange de ville fantôme et de laboratoire artistique à ciel ouvert. Imaginez un décor de film post-apocalyptique.
Comment passer de là où nous sommes à là où nous voulons être avec toutes ces constructions qui nous encombrent ? Comment avancer si nous devons constamment riposter ? Le passé s'installe comme un brouillard et encombre de désespoir les conversations sur l'avenir.
Avec l’exposition monographique Intérieurs, présentée jusqu’au 05 octobre 2025 à Labanque, Béthune, Ambroise&Victor déclinent leur univers dans une multitude de formats, avec la volonté de faire sortir le dessin de l’espace du papier. Leur exposition propose ainsi diverses créations en volume : mobiles monumentaux, sculptures de plâtre dessinées, automates peints…
Grâce à l'encre sur papier hanji qui juxtapose des noirs profonds à de délicates hachures, des scènes surréalistes se déploient dans les dessins de l'artiste Moonassi, basée à Séoul.
Le peintre belge René Magritte est surtout connu pour son art. Mais avant de quitter Bruxelles pour Paris en 1927 et de fréquenter André Breton) et d’autres surréalistes, Magritte travaillait comme dessinateur publicitaire. A cette époque, il réalisait des affiches et des pochettes de musique Art déco, le style tendance du moment.
Avec cette foisonnante exposition déployée sur les quatre niveaux de la galerie Arts Factory, Tom de Pekin nous invite à le suivre dans ses déambulations, entre carte du tendre et voyages imaginaires. Nourri d'archives, de travaux exécutés sur le motif ou de souvenirs d'après photo, cet ensemble d'œuvres récentes évoque des instants suspendus au cœur de flamboyants paysages réalisés à la gouache et aux crayons de couleur. Juste le ciel, les chemins, les lacs ... dans cette errance contemplative les lieux défilent sans lien précis, amitiés retrouvées et nouvelles relations s'entremêlent, les émotions s'échappent, corps et âmes dansent au centre du temps qui passe.
Andy Busc est un artiste sous pseudo basé à Los Angeles qui travaille dans l'illustration, la direction artistique et le design graphique. Son travail de personnage en noir et blanc s'inspire de ses rêves, de la culture pop, des médias, d'Internet, de ses voyages et de son environnement. Son travail a été exposé à Los Angeles, Tokyo, Paris et Berlin. Et le travail d’Andy Lam, qui arrive après celui de Charles Burns, se situe à la frontière entre réalité et fiction.
Berlinoise de l’Est, Anke Feuchtenberger a gardé un trait sombre pour marquer l’enfermement de la moitié de l’Allemagne au long de la moitié de sa vie. Eminemment politique, son propos l’est. C'est aussi la grande dame de la BD allemande.
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Human Design
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Lorsqu’Adrienna Matzeg s’est lancée dans un voyage à Kyoto, Tokyo et Séoul en juillet 2025, elle a dû faire face à une chaleur et une humidité estivales intenses, ce qui l’a amenée à explorer certains recoins de ces villes à la nuit tombée, lorsque la température était plus clémente.
Une visite sur le compte Instagram de Tatsuya Tanaka permet de découvrir le quotidien d'un monde miniature intelligemment conçu.
Des têtes, des yeux et des mains désincarnés côtoient des arbres grêles, des libellules et des fleurs éclatantes dans les œuvres inspirées de l'art populaire de Michael McGrath.
À l'aide de cadres conçus à partir de métiers à tisser vintage, l'artiste Pam Connolly, basée dans la vallée de l'Hudson, tisse des récits familiaux personnels et explore les notions de foyer. « J'ai grandi dans les années 1960 dans un quartier typique de banlieue d'après-guerre du New Jersey », explique-t-elle. « Mes parents possédaient un magasin de meubles qui était au centre de l'univers de notre famille : tout tournait autour de lui. »
Après les fromages qui coulent, ceux qui sentent trop fort et même ceux qui coûtent une petite fortune, voici une nouveauté croustillante tout droit venue du Brésil : le fromage aux fourmis. Oui, oui, des fourmis. Dans le fromage. Et contre toute attente, ce produit audacieux ne fait pas fuir les consommateurs… il les séduit. Bienvenue dans l’univers gustatif du Taiada Silvania, le fromage aux fourmis qui bouscule les papilles et les idées reçues.
Sur une plage, on s’attend à croiser des parasols, des mouettes kleptomanes et, parfois, un château de sable vaguement cubiste fait par un enfant très confiant. Et puis il y a l’autre scénario : vous tombez sur une façade détaillée, avec arches, corniches, escaliers et proportions d’architecte. Pas un décor de cinéma. Juste du sable. Bienvenue dans l’univers de Janel Hawkins, sculptrice professionnelle et fondatrice de Sand Castle University.
Au premier coup d'œil, on pourrait croire que les récipients crochetés de Jeremy Brooks sont noués avec du cordon en vinyle. Ces pièces ludiques, colorées et méticuleusement travaillées sont en réalité en porcelaine.
Quand on imagine la sculpture sur bois, on se réfère souvent aux masques traditionnels, meubles rustiques ou animaux stylisés. Mais, avec l’artiste ougandais Donald Wasswa, on oublie viteles clichés. Ici, le bois prend des allures science-fictionesques. Là où formes organiques et futuristes semblent flotter entre deux mondes.
La Galerie Vallois consacre pour la première fois une exposition à l’artiste plasticienne béninoise Elise Tokoudagba, en dialogue avec des planches de la bande dessinée Tassi Hangbé — L’Amazone, Reine du Danxomè ! de Mèdéssè Nathalie Sagbo et de l’illustrateur Gilchrist Domingo. À travers leurs œuvres respectives — des céramiques d’Elise Tokoudagba et la bande dessinée de Sagbo et Domingo — les deux femmes offrent un regard croisé sur la richesse historique et culturelle du Bénin, et en particulier sur la mémoire vivante du royaume du Dahomey.
Tatu Panda, de son vrai nom David Cubero, est un tatoueur originaire de Miami, reconnu pour ses micro-tatouages hyperréalistes qui transforment la peau en véritables œuvres d’art. Dès l’âge de 14 ans, il commence à tatouer dans les marchés aux puces de Miami, développant rapidement une passion et une expertise remarquables. Sous la tutelle de son mentor, Felipe « Pride » Bustos, Tatu Panda a affiné son art et créé un style unique alliant photoréalisme et finesse du détail. Choc des yeux !
Les affiches de films du Ghana peintes à la main dans les années 1980-1990 sont réputées pour leur originalité et leur excentricité. Elles reflètent une interprétation des films internationaux par des locaux qui n’ont souvent même pas vu les œuvres mais qui enchérissent sur le scénario pour faire venir les spectateurs dans les salles obscures. Trip assuré !
Le designer tchèque Kostya Petrenko, alias kxdgraphics, s’est amusé à réimaginer les logos en version années 80 en leur insufflant une bonne touche rétro. Son projet en cours donne une nouvelle vie à de célèbres marques en transformant leurs designs épurés en versions évoquant l’ère des jeux d’arcade et des néons lumineux, sans toutefois tomber complètement dans le cliché des jeux vidéos d’époque.
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Les inventifs
ont du style
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Né en 2019, le projet Common Ground à l’ambition de relier les personnes séparées par l'idéologie, la géographie et la culture par le biais de la terre commune que nous occupons. "Avant qu'il n'y ait l'Amérique en tant que pays, ou les États individuels et les identités territoriales qui en découlent et les politiques qui en découlent, il y avait la terre que l'Amérique occupe", écrit Adam Silverman.
L’artiste tatoueuse new-yorkaise Ash Aurich a trouvé une manière ingénieuse de rendre hommage aux chefs-d’œuvre de l’histoire de l’art avec ses tatouages en forme de timbre-poste. Utilisant une technique de fine ligne avec des ombrages délicats, elle crée des compositions rectangulaires aux bords crantés, représentant des figures romantiques et religieuses inspirées de la Renaissance.
Les tatouages du brésilien Vinícius Moschen sont si réalistes qu’ils donnent l’impression d’être de véritables patches brodés cousus directement sur la peau. Cet artiste sait, en effet, capter l’essence des motifs textiles, dans une gamme allant des personnages rétro de dessins animés aux emblèmes d’équipes sportives.
Il y a vingt ans, Signe Emdal a créé une entreprise spécialisée dans la fabrication d'objets et de vêtements textiles uniques, en s'appuyant sur son expérience du tissage jacquard, de l'impression sur tissu et de toute une série d'autres techniques. En 2021, cependant, elle s'est sentie enfermée et a cherché un moyen de s'exprimer à travers une orientation créative plus intuitive et moins fonctionnelle. Résultats, ci dessous.
Le Musée de l’Homme présente actuellement une exposition en deux volets sur le wax ; l'un consacré à l'histoire du tissu, depuis plus de 120 ans entre Asie, Europe et Afrique, et l'autre à son actualité sur la scène de la mode, du design et de l'art contemporain.
Le regard amusé de Martin Parr sur la mode s’intitule Fashion Faux Parr. Tout un programme reflétant 30 ans d’un style très original et d’un sens de l'humour assez particulier/ parr-ticulier …
Quand le macronisme provincial, attardé et catho de fond voudrait nous incruster ses principes délétères par un confino-covidé à manche longue, il est bon de se révolter pour échapper à la touffe inepte de Castex et ses discours de bureau d’étude du XXe siècle. Alors Tattoo You ?
La photographe Diana Yevtukh et ses broderies inspirées des kintsugi japonais tentent de remettre de la vie dans une Ukraine cassée.
Dans un article expliquant pourquoi la fast fashion devrait être ralentie, la journaliste russe Ksenia Monastyrskaya explique comment est apparu le marché de masse, comment les organisations antifascistes et les magasins d'occasion sont connectés, quel est le modèle de consommation scandinave et comment gérer les vêtements de manière écologique en upcycling, éco-shopping et personnalisation.
Artiste écossaise multimédia, Debbie Lawson fait littéralement surgir des motifs des tapis ou de tout autre matériau employé pour forcer une sorte de passage entre deux mondes, comme un réensauvagement du motif qui surgit de la matière employée pour forcer le réel à en dire plus et autrement. Déroutant pour le moins.
Des tatouages temporaires en passant par les figurines, cette jeune artiste mélange mode et art pour explorer la marchandisation du corps via une lentille post-Internet aussi bizarre que merveilleuse. Choc !
L'idée d'ajouter des grillons à un gaspacho d'été ou de faire des tacos avec des mites d'abeille risque de faire frémir la majorité d'entre nous. Mais face à un avenir marqué par une pénurie alimentaire croissante, les insectes pourraient bientôt devenir un aliment de base, un ingrédient régulier de notre cuisine de tous les jours.
DU PAIN, DES ROSES ET VOUS
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