Inspirations : on aime #110

"Oui, Messieurs, c'est la guerre entre les riches et les pauvres : les riches l'ont voulu ainsi ; ils sont en effet les agresseurs. Seulement ils considèrent comme une action néfaste le fait que les pauvres opposent une résistance. Ils diraient volontiers, en parlant du peuple : cet animal est si féroce qu'il se défend quand il est attaqué."

Louis-Auguste Blanqui

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Glitch me up Scotty ! Le numérique en défaut

Bien que les origines du mot « glitch » soient quelque peu obscures - elles plongent dans l'allemand et le yiddish - il existe de nombreuses preuves qu'il était couramment utilisé dans les studios de radio et de télévision nord-américains dans les années 1940 et 1950. À l'époque, la signification était assez simple. Il était utilisé pour décrire de petites erreurs techniques. De temps en temps, les présentateurs à l'antenne utilisaient le mot pour s'excuser auprès de leur public pour de telles erreurs.

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La quête d'Angie, journal intime hallucinant de crudité et de violence

D’Abidjan à Paris en passant par Bamako et Genève, l’itinéraire cru et poignant d’une jeune Ivoirienne à la recherche de sa mère mythique. Sensible, intelligent et bouleversant. …
“Ne désespérons point.
Et si le sort contre elle à ma haine se joint,
Je saurai profiter de cette intelligence
Pour ne pas pleurer seule et mourir sans vengeance.”

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The Brutalist de Brady Corbet : Monument, impair et manque


« Monumental » clame en chœur la critique comme un aboiement dit « dépendance, dépendance » selon Gregory Bateson. Après tout, The Brutalist fait tout pour. Tous les moyens mobilisés y appellent en effet la validation unanime du monument supposé : le format 70 mm. (inefficient puisqu'aucune salle ou presque ne peut en garantir la projection), le sujet (l'art après les camps), la star (Adrian Brody dans la suite du Pianiste), la musique (un thème de quatre notes, ronflant et ressassé), l'intermission même puisque le film dépasse les 200 minutes (avec le sentiment d'un costard plus grand que son couturier), jusqu'à la dédicace à Scott Walker, ce géant qui n'en méritait pas tant. À quoi bon d'emblée dévisser la Statue de Liberté, cul par-dessus tête, quand le déboulonnage est une opération aussi démesurément boulonnée ? Une seule ligne du Disparu de Franz Kafka est un glaive taillant en pièce de pareils effets de manche.

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Sublime ressortie de l'Arkestra à la Fondation Maeght en 1970

En juillet et août 1970, le journaliste Daniel Caux organise l'édition la plus radicale du festival. Présentée dans une structure expérimentale gonflable conçue par l'architecte Hans-Walter Müller, elle comprenait des concerts des pionniers américains du minimalisme Terry Riley et La Monte Young, ce dernier se produisant avec Marian Zazeela et le vocaliste-gourou indien Pandit Pran Nath. Caux a également fait appel à deux des artistes les plus iconoclastes de l'avant-garde du jazz.

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Marie Chamant joue des signes et des sons avec une volupté affirmée

Plus chercheuse que plasticienne, l’artiste développe une pratique où le signe devient territoire, et la lettre, matière vivante. Dans ses livres d’artiste multicolores et protéiformes, les mots dérivent, s’agrègent, se fragmentent, se répètent ou jaillissent dans toutes les directions. Chaque page est un espace de liberté où le texte se déploie verticalement, horizontalement, à l’endroit comme à l’envers, mêlant majuscules et minuscules dans une chorégraphie visuelle dense et poétique.

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Avec Vivid Reliquaries, Stan Squirewell superpose portraits anonymes et textiles à motifs

À travers des collages intimes et mixtes, Stan Squirewell exhume les histoires de ceux qui pourraient autrement être perdus dans l'anonymat. L'artiste recueille des images dans les archives du Smithsonian et auprès d'amis et de membres de sa famille, qu'il réinterprète ensuite à l'aide d'imprimés et de motifs vibrants. En superposant des passés inconnus et des ajouts actuels, Squirewell explore la manière dont les traditions et les rituels quotidiens perdurent à travers les générations.

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« Lorsqu’on parle de manga en France, il est impossible de ne pas parler de bande dessinée » Interview de Maxime Gendron pour son ouvrage Mangashi

Avec un angle autour du succès des mangashi japonais comme le Weekly Shonen Jump, Maxime Gendron propose un essai pour retracer l’historique et les enjeux des magazines de prépublication de bande dessinée du Japon jusqu’en France. Entretien avec l’auteur en pleine campagne de financement participatif.

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Les Sirens of Lesbos reviennent avec un troisième envoi : Helvète velvet !

Le duo helvète d’adoption Sirens Of Lesbos, centré autour des deux sœurs  chanteuses Jasmina et Nabyla Serag, revient avec son 3e album 'i got a song, it's gonna make millions”. Ce projet met en avant leur vision musicale étendue, s'inspirant d'artistes tels que Childish Gambino, Trick Daddy, Gangsta Boo, Dungeon Family ou Goodie Mob; tout en mélangeant des influences de la pop des années 90, d'afrobeat, de musique électronique, et de groupes indie lo-fi comme Mk.ge. Check the vibe !

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Jean-Christophe Béchet dévoile ses African Memories

 “Cameroun, Mali, Niger, Burkina Faso, Nigéria, Algérie… Dans cette œuvre intimement personnelle, je revisite, trente-cinq ans plus tard, mes premiers pas de jeune photographe. Cette période intense de trois ans, que j’ai surnommée « mes années africaines », aurait pu se concrétiser dans un premier livre, il y a 25 ans… mais finalement la plupart de ces photographies sont demeurées inédites. Quelques tirages ont circulé dans des expositions,  mais la majorité est restée enfouie dans des boîtes d’archives. « Mes années africaines »   représentent 79 planches contacts et environ 2220 vues argentiques,24×36 et 6×6. Un nombre conséquent, mais finalement assez faible si on le ramène à la production actuelle en numérique où l’on réalise facilement plusieurs centaines d’images par jour. » écrit Jean-Christophe Béchet dans l’introduction de ses African Memories.

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