Cosey Fanni Tutti / Throbbing Gristle
On a raison de se révolter
La femme est l’avenir de la femme
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Oui, pourquoi ? alors que vous ne les voyez même pas, que vous passez à la télévision à toute heure et que leurs manifs multitudinaires ne font même pas la une des journaux télévisés, qu'aucun journaliste ne songe à enquêter sur les besoins, les désirs et les rêves d'une génération qui a beaucoup à vous apprendre sur la crise du modèle de civilisation dont nous avons hérité, patriarcal, capitaliste, raciste et avec des remugles nostalgiques de régimes autoritaires ?
Marisol et Warhol étaient de proches contemporains. Elle est née en 1930, deux ans après lui. Tous deux étaient des marginaux - elle du Venezuela, lui de Pittsburgh - qui sont entrés dans le monde de l'art new-yorkais dans les années 1950 et y ont acquis une certaine notoriété au cours de la décennie suivante. Mais Marisol a été oubliée. A tort, selon nous.
L'auteur de “Gender Trouble” (1990), un ouvrage aux répercussions immenses qui posait dès son sous-titre qu’il s'agit de penser ensemble le “féminisme” et la “subversion de l'identité”, affirme dans un entretien avec Jules Joanne Gleeson, co-éditrice de la revue Transgender Marxism, que nous ne devrions pas être surpris lorsque la catégorie des femmes s'élargira pour inclure les femmes transgenres.
Depuis que l'ancien pays du bloc de l’Est a rejoint l'Union européenne en 2004, les médias polonais ont reflété l'inquiétude généralisée concernant le rôle des femmes dans la société. Contrairement à certaines attentes, l'effondrement du régime communiste en 1989 et les libertés économiques et politiques qui ont suivi n'ont pas marqué une nouvelle ère pour les droits des femmes. En fait, le retour aux rôles féminins traditionnels est devenu le moteur du discours politique polonais.
Souvent, il y a deux cents pensées et aucune libération. Et puis vient un bref moment - le sol est dégagé, les chatons sont endormis et tout et n'importe quoi est supportable. Beau même. Ce projet en cours est l'expression des hauts et des bas persistants de mon état émotionnel.
Les magnifiques portraits au cyanotype des femmes de la tribu Sapara de l'Amazonie équatorienne réalisés par Tatiana Lopez illustrent les liens étroits qui existent entre les rêves, le corps et la nature. Elle a remporté le prix 2022 de la photo artistique Lens Culture.
LGBToiles
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Intimes et politiques, délicieusement queer, sept contes pour détourner des motifs que l’on croit un instant connaître avant que n’y surgisse la belle surprise d’une inquiétante étrangeté.
30 ans déjà ! À l’occasion de cette édition anniversaire, on peut dresser un bilan très positif : Chéries-Chéris n’a cessé de gagner au fil des années en ambition, en notoriété et en succès public, au point de rassembler l’an dernier plus de 17 000 spectateurs.trices. Depuis ses débuts, et aujourd’hui plus que jamais peut-être, le cinéma joue un rôle essentiel dans nos regards sur nous-mêmes, nos émancipations, nos libérations individuelles et sociales. Un rôle fondamental pour nous projeter dans nos vies et les construire librement à notre mesure. Fidèle à lui-même, ce 30e Chéries-Chéris sera donc plus que jamais tourné vers l'avenir et les nouveaux territoires queers à explorer, à expérimenter. Cette année, nous aurons au programme 71 longs-métrages et 80 courts-métrages, la très grande majorité inédits, et venant des quatre coins du monde.
Avec son Dead of Night inclus dans la BO de la dernière saison de la série queer Euphoria, Orville Peck lance son Bronco de dernier album sur les terres country pour faire évoluer le genre en en actualisant tous les registres du plus ringard au plus actuel… Serait-il le Chris Isaac de sa génération, quand le hardcore, dont il est issu, s’avérait crypto-gay dans les 80’s ? Matière à réflexion et matière à malaxer. Malaxons…
L’ambitieux récit de l'histoire du capitalisme à travers la politique du sexe gay de Christopher Chitty arrive juste à temps pour aider à nous dissuader de l'idée que nous avons atteint “la fin de l'histoire” gay.
Débordant d'émotion, les portraits de Bowei Yang créent un espace de guérison dans lequel photographe comme sujets peuvent explorer leur identité, en se libérant de leurs passés conservateurs. Précieux !
Iconoclaste, Eileen Myles compte parmi les écrivains vivants les plus célébrés aux États-Unis. Avec la même puissance poétique que Patti Smith, Myles a, comme elle, fui l’Amérique catholique et ouvrière pour croquer à pleines dents la vie new-yorkaise : la galère, la poésie, la défonce, l’art et les filles. Choc !
En art, point de frontière
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“La Nature n’est pas un décor”, est l’exposition qui se tient à la ferme ornée, cise à la Maison de Gustave Caillebotte à Yerres. Cette exposition puissante est un temps fort de ce printemps. On la doit au commissariat et la Direction Artistique de Valérie Dupont-Aignan et de son équipe. Elle apparait, selon les mots même de Valérie Dupont-Aignan comme « un Festin de Peintures… »
Connu pour ses projets photographiques collaboratifs tels que « Invisible Jumpers », Joseph Ford s’intéresse à la perception et à l’intervention. Sa série en cours, « Impossible Street Art », invite des artistes tels qu’Antonyo Marest, Alex Senna et MadC à imaginer leurs œuvres dans des paysages monumentaux grâce à un petit tour de passe-passe.
Lutter : du latin luctari, se débattre, résister, tenir. Soin : de sollicitudo, l’attention inquiète, la présence qui maintient en vie.Ces deux gestes, longtemps tenus pour incompatibles, partagent pourtant un même territoire : celui du maintien. Lutter, c’est chercher à garder ouvertes des possibilités, à préserver des idées, des pratiques ou des liens susceptibles de disparaître. Soigner, c’est accompagner ce qui vacille. L’un relève de l’effort, l’autre de la présence ; tous deux sont des formes d’attention agissante face à ce qui nous menace.
La vie de Sarah Schumann mériterait d’être bien mieux connue du grand public. En tant que figure de proue du mouvement des « nouvelles femmes », peintre talentueuse, collagiste, designer et personnalité aux multiples facettes de l’après-guerre, elle a entretenu un lien profond avec les mouvements artistiques allemands du milieu du vingtième siècle.
L’exposition Sambucus nigra donne à voir l’œuvre plastique de Pierre Creton, réalisateur, artiste, jardinier et apiculteur, auteur d’une quarantaine de films réalisés dans les marges de l’industrie. L’artiste se situe d’abord dans un horizon, le Pays-de-Caux en Normandie. Un territoire depuis lequel il assume de penser et de créer, mais qui ne se définit pas en termes d’identité ou de frontière ; il est la somme de ses appartenances et de ses attachements. C’est un localisme, où la proximité, avant d’être géographique, est affective.
Hiraga a été diplômé de l’Université de Tokyo en 1956. Il a poursuivi la peinture en tant qu’artiste autodidacte et, en 1964, a remporté le Grand Prix de la Troisième Exposition Nationale des Jeunes Artistes au Japon, ce qui lui a permis de s’installer en France. Il a vécu à Paris de 1965 à 1977, ville alors marquée par des mouvements émergents tels le Pop Art et la Figuration Narrative.
Ce qui est écrit est écrit
Une éblouissante leçon de philosophie de la littérature, de l’écriture à la lecture. Publié en mai 2015 chez Tristram, ce texte bref et dense du philosophe et écrivain Mehdi Belhaj Kacem reprend le contenu de son intervention de septembre 2014, conférence de conclusion des Rencontres de Chaminadour consacrées cette année-là à Antonin Artaud.
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Nous aussi, le nouveau roman – le troisième – d'Anne Godard n'avance pas masqué : son titre, de façon si claire qu'on pourrait par ailleurs se laisser aveugler par son évidence, nous dit au moins deux choses: tout d'abord que le narrateur sera multiple, et que son nom est légion.
17 animaux picturaux en quête d’autres auteurs et d’autres sens : l’exceptionnelle chambre silencieuse d’échos imaginée par Suzanne Doppelt.
Longtemps, je me suis levé de bonheur pour lire. Lire beaucoup, avec envie et passion de la découverte, dans le but d’élargir mon horizon ado auxerrois, bloqué au loin sur les collines et le péage de l’autoroute. Partir, revenir, rester ( Heureux qui comme Ulysse… ) - autant de portes et de fenêtres sur l’ailleurs fantasmé autant que rythmé rock. Et puis, j’ai découvert les écrivains voyageurs, dévoré Nicolas Bouvier, Wilfried Thesiger, touché du regard quelque chose de l’humain dans son milieu. Avec Marseille-Montana Express, Cédric Fabre taille sa route en Tintin reporter au pays du Big Sky pour y rallumer quelques lumières avec des auteurs marquants.
Certes, à côté de ce qui se passe en Ukraine, en Iran, Palestine, au Liban, etc., le limogeage du PDG de Grasset, Olivier Nora, peut paraître un simple fait éditorial, comme il s'en produit fréquemment dans le milieu du livre: jeu des chaises tournantes, remaniement, etc.
90 photographies commentées pour illuminer vingt ans de révolution zapatiste au Chiapas. Un Photo Poche d’une puissante intelligence et d’une étonnante grâce efficace que l’on doit au regard de Mat Jacob.
Entre techno-thriller et science fantasy, le magnifique résultat de la collaboration entre l’acteur le plus cool d’Hollywood et l’auteur le plus inventif et le plus politique de la fantasy fiction contemporaine. Avec un babiroussa en bonus.
Plomb, le premier roman de Timothée Zourabichvili, fait assurément partie de ces rares surprises dont a grandement besoin la littérature contemporaine. Non content de travailler une matière en apparence raréfiée (un jeune homme et une jeune femme dans leur brutale nudité et leur descente aux enfers), un décor minimaliste (une chambre, une rue, un terminus de bus…), un dialogue impossible, il enferme le lecteur dans les têtes tantôt crispées tantôt en vrac de ses deux protagonistes.
Ambitieuse et foisonnante, redoutable dans ses détails comme dans ses implacables non-dits, très russe et très universelle, une trilogie post-apocalyptique de référence.
Quatre femmes hors normes pour bricoler l’extraordinaire sauvetage spatial des connaissances humaines : un superbe premier roman, mêlant sans se perdre humour noir et gris, thriller technologique, para-utopie politique et poésie intimiste hallucinée.
L’éternité dans un instant
Une Chine autre que celle véhiculée par le pouvoir esquissé via l’amour et la vie qui se jouent au fil des images colorées de Lin Zhipeng. Là où les corps partagent intimement l'espace avec les plantes et la nourriture, libres de fleurir et de s'épanouir loin du conservatisme chinois. Révo cul dans la Chine pop ?
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Inspiré du manifeste féministe iconoclaste de Valerie Solanas, SCUM (Society for Cutting Up Men), le « SCUMB Manifesto » nous fait découvrir l’initiative sans concession de la photographe Justine Kurland : la « Society for Cutting Up Men’s Books ». Cet ouvrage présente une collection de collages réalisés par Justine Kurland en découpant et en réorganisant des livres de photographie d’artistes masculins, alors qu’elle s’attachait à purger sa propre bibliothèque d’environ 150 ouvrages écrits par des hommes blancs hétérosexuels qui ont monopolisé le canon photographique.
Faisant suite à l’ exposition « France, un album de famille » de l’Hôtel de Ville de Paris, Yann Arthus Bertrand et son fidèle compagnon Hervé Le Bras, portés par la Fondation Good Planet, continuent l’aventure sur la Place de la Concorde en nous proposant ce nouveau chapitre Vivre Ensemble. “ Du 11 avril au 10 mai 2026, la Place de la Concorde accueilait Vivre Ensemble, un événement artistique, culturel et citoyen inédit imaginé par Yann Arthus‑Bertrand et la Fondation GoodPlanet.
Dans son dernier projet, Cela aussi passera, Lisa Murray trouve un langage visuel pour rendre compte des aléas d’un quotidien façonné et marqué par son processus de guérison d’une maladie et d’un traumatisme.
« La vie, c’est la plage », dit-on. En tant qu’expression, cela renvoie à l’idée que la vie est facile et insouciante, mais nous savons bien que ce n’est pas tout à fait vrai. Et si l’on inversait cette expression ? La plage, c’est la vie. Pour le photographe brésilien Rodrigo Koraicho, la plage est une scène sur laquelle tout se joue. « Sur la plage, on voit l’humanité à nu — au sens propre comme au figuré. On y voit la vulnérabilité et l’audace, le désir et la déception, la nature et l’instinct humain, tout cela simultanément », explique-t-il.
Valérie Belin reçue académicienne le 4/02/2026 sous la coupole de l’Institut de France donna lieu à une belle cérémonie, sous la très respectable attention de Jean Gaumy, que la cérémonie d’installation de Valérie Belin au fauteuil VI de la section de photographie, fauteuil nouvellement créé. Sa consœur, de la section peinture, Nina Childress a salué la démarche artistique et l’œuvre puissante et engagée : “C’est ce que l’on appelle la photographie plasticienne : une photo qui tient le mur aussi bien qu’un tableau. […] Vos photographies témoignent d’une sensibilité visionnaire au flux des images, aux vertiges de l’IA et à l’ère numérique qui nous façonne.”
Darklight documente le parcours de dix femmes participant à un programme de boxe pour lutter contre la violence domestique, en collaboration avec la photographe Rebecca Naen.
Portfolio : Boris Mikhaïlov
Au cinéma, on lève la tête
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Avec Les Rayons et les Ombres, Xavier Giannoli voulait réaliser une grande fresque sur la période de la collaboration française. Avec sans doute les meilleures intentions du monde, il voulait alerter sur la bête immonde qui gratte à nos portes, réfléchir sur notre époque. Il s’en rend complice. Il voulait dénoncer. Par ses choix de casting, de mise en scène, de scénario, il collabore.
Si vous étiez à Paris pendant les vacances, et intéressés par le cinéma, vous avez pu avoir la chance de passer quelques heures en compagnie d’Orson Welles, le plus grand des metteurs en scène. Sinon rassurez-vous, l’exposition dure jusqu’à mi-janvier prochain.
Björk est l’une des artistes les plus novatrices et influentes de sa génération, réputée pour sa musique révolutionnaire, son art visuel et ses performances. Sa carrière a puissamment repoussé les frontières de la musique, de la technologie et de l’activisme, avec plus de 20 millions d’albums vendus. Elle continue d’inspirer le public grâce à ses visions créatives : de son album-app Biophilia à l’immersion offerte par Vulnicura VR, elle a intégré les nouvelles technologies. Avec Cornucopia, elle a redéfini la performance au XXIe siècle, fusionnant musique, théâtre et arts visuels pour délivrer espoir et résilience écologique.
Seulement pouvoir continuer à rêver
Le livre que l’on n’attendait pas est le plus précieux. Les éditions Atrabile ont publié une anthologie des mangas de Kuniko Tsurita. Un travail d’une artiste encore inconnue en France dont les planches poétiques et tragiques résonnent encore, 40 ans après la disparition de la mangaka.
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Dans un monde en ruine, Vlada et Pouic sillonnent les routes, portés par leurs propres buts, mais surtout une amitié naissante dans ce monde hostile. Pourtant dans cet album, pas de monstres, pas de cannibales sanguinaires, de milices ou de rencontres dangereuses, Anne Masse prend le contre-pied des récits post-apo classique et dévoile une terre ravagée où les êtres humains sont solidaires, curieux et touchants.
Avant de dévoiler Mordicus sa prochaine série, Félix Delep nous raconte les coulisses du “Château des animaux” réalisée avec Xavier Dorison. De l’évolution de sa technique à celle du scénario qui s’adapte au fil des tomes à son trait malicieux, de la relation de Xavier et Félix en passant par le travail complexe des couvertures ou des variations de style, je vous propose un grand entretien avec Félix pour revenir sur les 8 ans de travail qu’il a passé sur cette série.
Déjà ciblé par des insultes depuis quelques mois, à la suite d’un dessin de presse autour du meurtre du militant d’extrême droite Quentin Deranque et de sa récupération politique, Bésot reçoit des menaces de mort.
Avec un dispositif très graphique, la dessinatrice aborde l’inceste et les violences sexuelles dans le cadre familial. Un livre pour représenter le poids du silence et de la culpabilité qui pèse sur l’enfant abusé mais aussi la difficulté à identifier, comprendre ou en parler au sein de la famille qui voit la personne abusive sous un autre angle.
Un album qui débute avec les aspects du conte pour pour proposer un regard et ouvrir des pistes de réflexion sur la violence de notre époque.
Depuis 15 ans et son premier livre, “Nous n’irons pas voir Auschwitz”, Jérémie Dres questionne son histoire familiale — ou met en image les souvenirs des autres — pour creuser notre histoire commune à travers les fils rouges des individus. Avec “Les fantômes de la rue Freta”, c’est une enquête sur plusieurs continents, interrogeant plusieurs époques que le dessinateur déroule sous nos yeux, et c’est un morceau d’histoire qui se dévoile à partir d’une simple carte postale.
La vie sans musique est un exil
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You Rita, Mi-tsouko - Lancés avec le dalidadaïste ""Marcia Baila"", ils étaient revenus avec l’album lettriste ""No Comprendo"". Compliquant à plaisir la vie d'une France rock un peu trop ordonnée qui fait dodo avec Daho et du chahut avec les Bérus. C'était la variétoche-hardcore. Produit par Tony Visconti, accoucheur de T. Rex et de David Bowie, «The No Comprendo» des Rita Mitsouko jette des ponts entre le rock et la chanson, en parfaite résonance avec l'esthétique «Libé» du milieu des années 1980. Cet article est paru le 20 novembre 1986.
Le concert donné à Prades-le-Lez marque les débuts de l’Orchestre intercommunal de musique de danse libre. En 1974, François Tusques et ses compagnons (Michel Marre, Jo Maka, Adolf Winkler et Guem), dans l’esprit de Don Cherry ou de Chris McGregor, démantèlent avec espièglerie toutes les frontières et tous les styles de la musique créative. Et ça swingue velu - mais en dehors des clous !
Pascal Praud est-il un rideau ? Un paravent qui gâche la culture actuelle ? Une figure exotique ( et caca !) chargée de dissimuler ce qui se passe en ce moment pour nous faire revenir aux hit-panades des 60’s carpentier et des émois catho rigoristes de tante Yvonne ? A tout cela oui. Mais, car il y a un mais, Rubin Steiner sort son jeu de cartes obliques et trace de biais dans la réalité à l’aide du brillant Brian avec son album azimuthé qui se tape royalement de la soi-disante réalité bol à raie.
Si vous avez aimé DJ Cam, Coldcut, DJ Shadow et Kid Koala, cet album a dû passer entre vos oreilles depuis longtemps. On plaint les autres… Parce que c’est un classique de la scène trip-hop et techno hexagonale depuis rien moins que 25 ans qui a le mérite de ressortir aujourd’hui quand ses participants prévoient justement un nouvel album ( dont on ne sait rien actuellement… )
Replonger dans la discographie des Banshees de Siouxsie n’est pas forcément le premier réflexe de l’amateur de rock qui n’y voit souvent que les oripeaux et le lipstick de la chanteuse gothique de référence ; quand le vrai propos est ailleurs. Ce que démontre habilement Dear Prudence, le volume 19 de la série seveninches des éditions Le Boulon, sous la plume de Philippe de Guilhermier.
Après avoir s’être longuement époumoné de rage sur les Red Hot, retrouver Nick Cave chanter sur Honora, premier album de Flea des mêmes Red Hot Chili Peppers a de quoi surprendre. Sauf que, refaisant le génial coup de Costello pour Shipbuilding avec Chet Baker et Robert Wyatt, on y trouve avec leur version du Wichita Lineman de Jimmy Webb et Glen Campbell, le tube millésimé de ce printemps qui voit le Rassemblement des Niais monter en farce. Au procès Marine, au procès…
D’une sombre actualité reste le rock de Kim Gordon. A vouloir prendre en compte le monde - et surtout la décrépitude Maga des USA - , elle réussit, une fois encore, l’actualisation de l’idiome rock pour en faire perdurer la culture qui parle encore à nombre d’entre nous. Parlons de brouillard unifié qui lie techno, hip-hop, rock pour un album court où le morceau le plus long ne fait pas plus de 3, 40 ‘. Condensé, concentré, et nous voilà convaincu avec cet album qui s’impose encore à de multiples carrefours pour dire le ressenti d’une femme qui a toujours suivi sa voie/voix. Regarder à l’image d’une chaîne d’infos X ou bol à raie un sombre crétin comme Julien Odoul en l’écoutant reste assez savoureux…
Shackleton est un vrai chaman musical. Au cours de ses 20 ans de carrière, Il a produit les monumentaux EP Music for the Quiet Hour / The Drawbar Organ en 2012 et la récente collaboration The Tumbling Psychic Joy of Now, en guidant ses auditeurs dans un voyage à travers les confins du dub spirituel, de la musique carnatique, des méthodes d'accordage alternatives, du prog, du folk allemand et du free jazz. Chaque nouvel opus intriguant à l’envi. Dont acte.
Le 27 juin 2026, Freak Out ! des Mothers of invention fêtera ses 60 ans. Collages sonores, improvisations inspirées, album-concept… il détonne toujours par son approche éclectique, gourmande et expérimentale de la musique, s'essayant à plusieurs genres et s'écartant des sentiers conventionnels du rock, du jazz ou du classique. L’album avait foiré aux Etats-Unis mais la Franck Zappa touch, leader du groupe, a conquis les jeunes Européens.
Mixes & Playlists
La civilisation est une architecture
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Situé à Malaxa, Chania, Crète, le dernier projet de vastudio, “Archetype”, reflète un lien profond avec son environnement en honorant les archétypes locaux et les riches traditions matérielles de l'île. Inspiré par l'héritage architectural de la Crète, le projet, destiné à un usage résidentiel, incorpore du bois, de l'argile et de la pierre d'origine locale, ancrant le projet dans l'identité de la région grecque tout en célébrant l'artisanat intemporel et l'authenticité de ce lieu unique. Plein les yeux en bord de mer.
Ce projet d’extension se veut évolutif à court, moyen et long terme. Son programme actuel se définit comme suit : une chambre à coucher et une salle de bain connectées au niveau rez de l’habitation existante ainsi qu’un espace polyvalent bureau/détente connecté à la forêt.
L'expérience d'un espace est une affaire personnelle. La relation entre un espace et la personne qui l'habite est unique : le bagage culturel, l'imagination et les expériences personnelles conduisent inconsciemment chaque individu à associer ce qu'il ressent à l'endroit où il se trouve. Selon cette idée, l'espace n'est pas seulement un espace, mais un moment qui projette notre intimité sur quelque chose d'autre.
Pocket Passiv est un petit studio résidentiel intercalaire qui occupe l'espace inutilisé d'un bloc d'angle d'une maison en terrasse du centre-ville. Le projet atteint des niveaux ambitieux d'agrément pour ses résidents, tout en occupant une surface "de poche" de 27 mètres carrés. Situé à Glebe, une banlieue prospère du centre-ville habitée à l'origine par le peuple Gadigal, Pocket Passiv est un vestige du boom des maisons en terrasse victoriennes du 19ème siècle à Sydney.
En 1944, Curtis Howe Springer, un prédicateur évangélique qui vivait à Los Angeles, a entendu parler d’une source naturelle nommée Soda Springs dans le désert de Mojave, dont la rumeur disait qu’elle avait des propriétés curatives. S’il avait toute d’abord appelé son centre Soda Springs Cam, Springer a finalement choisi le nom inhabituel de Zzyzx Mineral Springs and Health Resort pour son oasis de bien-être, car le fait d’avoir une liste avec deux z dans le nom garantissait que son complexe était « le dernier mot » en matière de bien-être.
On peut être contemporaine et se fondre dans un environnement jadis dédié à la culture des œillets. C’est le cas de la maison entièrement conçue, depuis la conception des plans jusqu’à l’aménagement intérieur par Archidesign. Une maison de plain pied, enracinée sur une terre autrefois cultivée par la famille du propriétaire et formée par l’assemblage de quatre rectangles parfaitement imbriqués.