Mise en bière et gueule de bois, par Claro

Le gouvernement « laisse » les gens s’amasser, défiler, partager – en fait, il les "invite" à le faire – et ce afin que tous puissent confirmer qu'il a su « rassembler » autant que le défunt. Ce fantasme du rassemblement est d’autant mieux servi qu’il porte son dévolu sur des figures à la fois abstraites – l’écrivain, le chanteur, chacun étant censé représenter respectivement la langue (littéraire) et la musique (populaire) – et des individualités concrètes – deux personnages médiatiques, ayant joué et assumé leur propre rôle au risque d’une caricature qui finalement s'est révélée profitable à tous les niveaux, en ce qu’elle les rendait plus identifiables.

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Ah que je t'aime te détester, Johnny

Peut-on aimer Johnny sans le détester ? Ou l'aimer pour mieux le détester ? Question pas fastoche ! Il restera quand même dans nos mémoires, malgré la ronde des politiques et courtisans qui le récupèrent en monument français et s'occupent de son oraison funèbre, un "Que je t'aime" choc et hyper sexuel en un été 69 torride. 

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