Le post-apocalyptique russe de la Trilogie Metro
Ambitieuse et foisonnante, redoutable dans ses détails comme dans ses implacables non-dits, très russe et très universelle, une trilogie post-apocalyptique de référence.
– C’est quoi, ce bruit ? Hé, Artyom, jette un œil !
À contrecœur, Artyom quitta sa place près du feu et, rabattant sur sa poitrine la mitraillette qui lui pendait en bandoulière, se dirigea vers les ténèbres. À la limite de l’espace éclairé, il fit jouer bruyamment le levier d’armement et cria d’une voix rauque :
– Halte ! Qui va là ?
Dans l’obscurité devant lui, d’où s’échappaient encore une minute plus tôt des bruissements étranges et des borborygmes assourdis, résonnèrent distinctement des pas précipités. Quelqu’un battait en retraite vers les profondeurs du tunnel, effrayé par la voix enrouée d’Artyom et le cliquetis de l’arme. Sans attendre, le jeune homme retourna près du feu et lança à Piotr Andreïevitch :
– Bah, j’ai vu personne. Il n’a rien dit. Il s’est barré.
– Quelle buse ! On t’a dit : pose pas de questions, tire ! Comment tu veux savoir à qui t’as affaire ? C’est peut-être les Noirs qui rappliquent.
– Non… Je ne pense pas que le truc était humanoïde… Les pas résonnaient trop bizarrement… J’aurais reconnu des pas humains, tout de même ! Et puis, si ç’avait été les Noirs, est-ce qu’on les a vus fuir ne serait-ce qu’une seule fois ? Vous savez bien, Piotr Andreïevitch, que ces derniers temps les Noirs ne s’embarrassent pas d’approches furtives : ils attaquent nos avant-postes à mains nues, ils marchent droit sur nos mitrailleuses. Alors que ce truc s’est tiré tout de suite, le pleutre ! – D’accord, Artyom ! T’est un malin ! Mais t’as des ordres, alors t’obéis sans discuter, point final. Et si c’était un espion ? Maintenant, il sait que l’avant-poste est un peu dégarni… Si ça se trouve, ils vont nous cueillir en douceur : un coup de couteau sur la trachée… hop ! Ensuite ils vont égorger toute la station, exactement comme ça s’est passé à Polejaïevskaya. Et tout ça parce que t’auras pas refroidi le fumier… Refais-moi encore ce coup-là et je t’oblige à lui courir après dans les tunnels !
Vaste de plus de 480 kilomètres de voies souterraines qui en font le plus long du monde, le métro de Moscou, mis en service en 1935, avec ses 40 mètres de profondeur en moyenne de ses 256 stations, est aussi, et d’assez loin, le plus enfoui dans les entrailles des métropoles urbaines que l’on connaisse aujourd’hui (n’ayant guère que le métro de Saint Pétersbourg pour rivaliser avec lui sur ce plan). Cette situation particulière en fait ainsi le plus vaste abri anti-atomique « naturel » (si l’on ose dire) qui soit, en cas d’attaque nucléaire surprise sur la capitale russe, car permettant en effet non seulement la protection face aux frappes directes (à la manière du métro londonien lors du « Blitz » de 1940-1941, comme nous le rappelait en 2010 Connie Willis), mais aussi et surtout l’abri face à la majorité des radiations post-explosions.
C’est cette sinistre, baroque et prometteuse prémisse que Dmitry Glukhovsky s’est proposé d’explorer dans sa désormais légendaire trilogie « Métro », publiée en 2005, 2009 et 2015, et traduite par Denis E. Savine chez L’Atalante en 2010, 2011 et 2017. L’univers réduit aux (très modestes) acquêts que nous découvrons tout d’abord presque uniquement à travers les yeux du jeune Artyom (la compréhension de l’ensemble des tenants et aboutissants du réseau et de la surface constituera l’enjeu de sa quête d’ensemble) est presque totalement paupérisé (le mode « survie », pour toutes et tous, est définitivement activé – et un certain nombre de comportements spécifiques ont été logiquement développés en conséquence, au cours de la vingtaine d’années écoulée depuis les frappes nucléaires massives) et militarisé – non pas au sens classique du terme, mais plutôt en résonance avec une atmosphère de post-guerre civile et de fragmentation géographique avancée (songeons par exemple, dans un décor français bien plus familier et moins soumis aux retombées atomiques, aux situations hautement conflictuelles « au coin de la rue » telles que présentes chez Jérôme Leroy, chez Jean Rolin ou chez Karim Miské).
C’est peut-être cette omniprésence – qui n’a pourtant rien de « forcée » – de l’équipement militaire, des stocks de munitions, des équipements anti-radiations autorisant seuls les « sorties » à la surface en quête de précieux restes techniques permettant d’améliorer l’ordinaire, très en amont de la subsistance alimentaire, qui caractérise le plus ce confinement métropolitain post-apocalyptique, qui lui donne d’abord son « look and feel » bien particulier, et qui explique son adaptation rapide (en 2010) en un jeu vidéo « FPS » (first person shooter) dont l’énorme succès, dans le monde entier, a entraîné à son tour celui de la trilogie littéraire bien au-delà des frontières de la Russie.
Artyom commençait à regretter d’avoir demandé à Piotr Andreïevitch de lui parler de la station Polejaïevskaya. Soit son compagnon disposait de bonnes sources, soit il extrapolait par lui-même, mais son récit avait un degré de précision tel que même les colporteurs, qui n’avaient pas leurs pareils pour ce genre d’histoires, ne pouvaient rivaliser avec lui. Avec cette accumulation de détails, les poils se dressaient sur l’échine et même le feu n’apportait guère de réconfort. Quant aux bruits les plus anodins parvenant des tunnels, ils enflammaient l’imagination.
— Et voilà. Comme il n’y avait pas eu de coups de feu, ceux de la patrouille ont supposé que les éclaireurs avaient tout simplement mis les voiles. Peut-être qu’ils étaient insatisfaits, amers, et qu’ils avaient décidé de déserter, va savoir. Eh bien, qu’ils aillent au diable ! S’ils voulaient la vie facile, s’ils voulaient fricoter avec des parias et des anarchistes, grand bien leur fasse ! C’était plus facile de raisonner ainsi, tu vois. Moins inquiétant. Et une semaine plus tard, c’est un deuxième groupe d’éclaireurs qui a disparu. Ceux-là avaient carrément pour ordre de ne pas s’aventurer au-delà des cinq cents mètres. Pourtant, même topo que pour le premier groupe : pas un bruit, pas une trace. Volatilisés. Du coup, ceux de la station ont commencé à s’inquiéter. Deux sections d’éclaireurs qui disparaissent en une semaine, ça fait désordre. Ça devient même préoccupant. Faut, comme qui dirait, commencer à prendre des mesures. Ils ont donc établi un cordon de sécurité au trois centième mètre : des sacs de sable, une mitrailleuse lourde, un projecteur, tout ça… dans les règles de l’art, quoi. Ils ont aussi envoyé un messager à la station Begovaya. Faut savoir qu’avec les stations Begovaya et Oulitsa 1905 goda, ils avaient formé une confédération. Avant, Octyabrskoë Pole en faisait partie aussi, mais il est arrivé un truc dans cette station, une espèce d’accident. Personne ne sait très bien quoi en vérité mais le fait est qu’il n’était plus possible d’y vivre, alors tous les habitants s’étaient enfuis. Enfin, c’est pas vraiment important, ça. Donc ils envoient ce messager pour avertir qu’il y a un lézard et demander de l’aide, au cas où. À peine le gars arrive et présente la requête aux autorités – même pas un jour qu’il était parti – que voilà un deuxième messager qui le rejoint, tout en nage. Et il raconte que tout le cordon de sécurité a été liquidé sans qu’une balle soit tirée : égorgés jusqu’au dernier. Comme si on les avait cueillis dans leur sommeil… c’est ça le plus terrifiant. Tu les vois, toi, s’endormir après les disparitions ? Sans parler des ordres qu’ils avaient dû recevoir. Là, à la station Begovaya, ils ont compris qu’ils auraient sous peu le même problème sur les bras s’ils ne faisaient rien. Ils ont monté une section d’assaut d’une centaine de vétérans avec mitrailleuses lourdes, lance-grenades et tout le barda. Bien sûr, les préparatifs leur ont pris pas loin d’un jour et demi, mais ils ont quand même envoyé la troupe. Et quand ils sont arrivés à Polejaïevskaya, il n’y avait plus âme qui vive. Et de corps, il n’y en avait aucun… juste du sang, partout. Voilà. Que je sois damné si je sais qui a pu faire ça. Mais, pour moi, aucun humain n’est capable de telles atrocités.
— Et qu’est-ce qui est arrivé à ceux de la station Begovaya ? demanda Artyom d’une voix altérée.
— Il ne leur est rien arrivé du tout. Quand ils ont vu ça, ils ont fait sauter le tunnel qui les reliait à la Polejaïevskaya. J’ai entendu dire que c’était obstrué sur quarante mètres.
Si la dimension géographique de la trilogie confirme rapidement le célèbre postulat d’Yves Lacoste (une bonne carte contemporaine du métro moscovite est tout à fait recommandée, pour mieux suivre à la fois les pérégrinations des différents protagonistes au fil de la saga, mais aussi les subtilités des géopolitiques locales et – c’est évidemment le cas de le dire – souterraines), il s’y ajoute presque aussi vite une dimension non pas historique à proprement parler (même si les vingt années de vie réduite au métro sont déjà riches en événements petits ou grands, mais en tout cas historicisables), mais déjà mémorielle et mythologique. Ce n’est évidemment pas par hasard que le deuxième personnage essentiel à s’installer durablement dans le paysage de la trilogie porte le nom / surnom d’Homère : dans un véritable maelström d’informations envahissant progressivement, insidieusement ou non selon les moments, l’espace du récit, un enjeu essentiel se dégage, celui de la différenciation possible entre les faits avérés, les hypothèses, les rumeurs, les on-dit, les racontars, les mensonges pures et simples, les fables, les contes,… Le doute pèse, que les protagonistes identifiés en aient conscience ou non, sur l’ensemble ou presque des fondations mémorielles et actuelles de la prise de décision, à toute échelle de responsabilité, de la plus étroitement individuelle à la plus collectivement ambitieuse.
Cette tension appliquée à la mémoire (et donc à la vérité) dans un « contexte post-apocalyptique », rappelant en tout état de cause la fragilité de l’exosquelette de données que nous tenons pour acquis, est un motif largement partagé dans cette zone irradiée (métaphoriquement le plus souvent, mais très concrètement ici) de la littérature : des artefacts oubliés du « Un cantique pour Leibowitz » (1959) de Walter M. Miller Jr. aux expressions tronquées et détournées de leur sens ancien du « Enig Marcheur » (1980) de Russell Hoban, la mutation de la mémoire collective opère le plus souvent sur un temps long, voire très long. Dmitry Glukhovsky a choisi de mener cette opération de dissolution sur un temps beaucoup plus court, et a procédé avec une redoutable vigueur. C’est bien que, sans avoir aucunement besoin de mobiliser les vérités alternatives à la « 1984 » de George Orwell, et comme il en donnera un compte-rendu particulièrement fidèle, à chaud et à froid, ex ante et ex post, dans son « Journal sous dictature » de 2023, mais regroupant des textes écrits entre 2012 et 2023 (ouvrage dont on vous parlera aussi prochainement sur ce blog), il a été dès l’origine ou presque un observateur particulièrement attentif du travail opéré par le pouvoir dans ce domaine crucial de la mémoire et de la vérité à géométrie variable en Russie poutinienne. Sur un terreau de faits éminemment malléables, l’affrontement, ouvert ou secret, de mythes et de contre-mythes constitue certainement la plus flagrante colonne vertébrale de l’ensemble de la trilogie, jusqu’à la conclusion de « Métro 2035 ».
Les employés du métro avaient aux yeux de tous la même place que celle occupée par les guides autochtones dans les expéditions d’études dans les jungles. Ils jouissaient d’une confiance aveugle de leurs concitoyens, dont la survie même dépendait de leurs connaissances et de leurs aptitudes. Un grand nombre d’entre eux prirent la direction des stations quand le métropolitain moscovite s’enfonça dans l’anarchie et le chaos, passant du statut d’immense abri antiatomique dédié à la protection civile – et bénéficiant ainsi d’une gouvernance unique – à un ensemble de stations indépendantes de tout pouvoir centralisé. Chacune prétendait alors à la souveraineté et à l’autonomie et se dotait d’institutions et de gouvernements – en accord avec les croyances et les idéologies de ses occupants –, de chefs et de forces armées. Des guerres éclataient, des alliances et des fédérations se faisaient et se défaisaient alors que les stations jouissaient un jour du prestige d’un empire en pleine gloire pour se retrouver le lendemain dans le camp des vaincus, colonisées par les alliées ou les esclaves de la veille. Seul un danger imminent et commun parvenait à créer des unions à court terme. Les stations se serraient les coudes le temps que le péril disparaisse puis se jetaient de plus belle à la gorge les unes des autres. Tout était prétexte à confrontation, l’espace vital aussi bien que la nourriture. On se battait pour des champignonnières souterraines, pour des porcheries et des poulaillers où on élevait des cochons livides et des poussins malingres qu’on nourrissait de champignons incolores. Et, bien sûr, il y avait l’eau ou, plus précisément, les filtres à eau. Les barbares, incapables de réparer les systèmes de filtrage détériorés et s’empoisonnant à l’eau irradiée, assaillaient avec une rage bestiale les îlots de civilisation, ces stations où dynamos et microstations hydroélectriques fournissaient le courant, où les filtres à eau étaient régulièrement nettoyés et entretenus, où, cultivés par des mains féminines laborieuses, les chapeaux blancs des champignons perçaient la terre humide et où résonnaient les grognements rassasiés des cochons.
Il est souvent fascinant de constater, chez les plus robustes et audacieux romanciers russes contemporains (quand on ne s’arrête pas aux types d’ersatz de moindre intensité proposés sous paillettes, par exemple, par un Giuliano Da Empoli), mettons Vladimir Sorokine (« Roman », 1994, ou « Manaraga », 2017), Viktor Pelevine (« Omon Ra », 1992, ou « Le livre sacré du loup-garou », 2004) ou encore Sergueï Lebedev (« L’année de la comète », 2014), une formidable capacité à intégrer de manière extrêmement naturelle, qui n’apparaît jamais ni forcée ni pédante, les mythologies culturelles de la période récente, en leur donnant une étonnante épaisseur partagée. Dmitry Glukhovsky, avec cette trilogie, s’inscrit pleinement dans cette souple confrérie de pionniers (que l’on entendra ici au sens de sapeurs, poseurs d’explosifs et démineurs chevronnés) : ici, on trouvera à leur place, attendue ou au contraire savamment détournée, aussi bien les intrications somptueuses, les fractionnements épiques, les querelles rassembleuses des innombrables nuances de communisme et de trotskysme que les obsessions, les avidités et les passe-droits permanents des néo-nazis et assimilés (thématique dont la prégnance, observable également chez plusieurs des auteurs cités ci-dessus, est toujours d’abord un peu surprenante pour la lectrice ou le lecteur de chez nous), la méfiance et le sarcasme nécessaires face aux sirènes néo-libérales et ordo-libérales de tout acabit, la dureté au mal et au malheur ( ce caractère infatigable) du zek ou équivalent, portant la misère collective sur ses épaules qui devraient être frêles et se révèlent toujours plus robustes qu’anticipé, et bien d’autres motifs familiers de la Russie littéraire contemporaine.
Le motif que Dmitry Glukhovsky aura développé de la manière la plus splendide – et la plus décisivement ambiguë (cette dernière remarque est en soi un spoiler – ce sera le seul de cette note) nous vient des frères Arkadi et Boris Strougatski et d’Andreï Tarkovski. Le stalker arpentant la Zone, mystérieuse et létale, pour y découvrir les artefacts laissés là par un pique-nique (extraterrestre) au bord du chemin prend ici une formidable épaisseur, épique et mythologique, postule à la position d’alpha et d’oméga de l’ensemble de la trilogie, et révèle sous l’assaut littéraire décidé conduit, au long cours, par l’auteur, ses failles terrifiantes et ses limites questionnables.
Et c’est ainsi que se construit une véritable œuvre de référence, que le tout récent « L’avant-poste » (dont on vous parlera prochainement sur ce blog), qui s’en démarque avec ruse grâce à quelques décalages dans les prémisses, vient magnifiquement aussi éclairer rétrospectivement.
Des stalkers…
Ce mot, étrange et étranger à la langue russe, s’y était confortablement installé. Jadis on appelait ainsi des gens que la pauvreté poussait à se rendre sur des polygones de tir abandonnés pour démonter les obus et les bombes qui n’avaient pas détoné et rapporter des douilles aux collecteurs de métaux ; ou encore des originaux qui, en temps de paix, exploraient les égouts… Mais il y avait, chez tous ceux qu’on désignait ainsi, un point commun : ils exerçaient une activité dangereuse qui les amenait au contact de l’inconnu, de l’incompréhensible, du mystérieux, du lugubre, de l’inexplicable… Qui sait ce qui se passait sur les polygones abandonnés, où la terre radioactive, labourée par des milliers d’explosions, sillonnée de tranchées, creusée de catacombes, engendrait des abominations ? Et pouvait-on seulement imaginer ce qui aurait élu domicile dans les canalisations de la mégalopole une fois que ses constructeurs en avaient scellé les accès, quittant à jamais ces couloirs étroits, sombres et lugubres ?
Dans le métro, on appelait « stalkers » les rares courageux qui osaient fouler le sol de la surface. Engoncés dans des combinaisons protectrices, munis de masques à gaz aux verres teintés et armés jusqu’aux dents, ces hommes et ces femmes montaient là-haut récupérer ce dont l’humanité avait besoin pour survivre : matériel militaire, appareillages divers, pièces détachées, combustible de chauffage… Les téméraires qui montaient se comptaient par centaines, ceux capables de redescendre en vie, sur les doigts d’une main. Ceux-là valaient leur pesant d’or et on les prisait encore davantage que les anciens employés du métropolitain. Les dangers qui les guettaient ne manquaient pas, depuis les radiations jusqu’aux monstruosités qu’elles avaient engendrées. La vie s’était maintenue en surface, mais ce n’était pas la vie telle qu’on l’avait connue, telle qu’on pouvait encore l’appréhender.
Chaque stalker devenait une légende vivante, un demi-dieu que tout le monde admirait, des plus jeunes aux plus âgés. Quand des enfants grandissent dans un monde où il n’est plus possible de voler ni de naviguer et que des mots tels que « pilote » et « navigateur » se vident peu à peu de leur sens, ils veulent devenir des stalkers. Partir là-haut, nimbés de leurs exploits et accompagnés par des centaines de regards empreints de reconnaissance et d’adoration, pour affronter des créatures monstrueuses et, revenant ici-bas, sous la terre, apporter à leurs congénères du combustible, des munitions, la lumière et le feu. Apporter la vie.
Hugues Charybde, le 1/04/2026
Dmitry Gluckhovsky
Metro 2033 : dans l’édition grand format (L’Atalante), ici ; dans l’édition de poche (Le Livre de Poche), là.
Metro 2034 : dans l’édition grand format (L’Atalante), ici ; dans l’édition de poche (Le Livre de Poche), là.
Metro 2035 : dans l’édition grand format (L’Atalante), ici ; dans l’édition de poche (Le Livre de Poche), là.