GameStop : quand les critiques du marché financier deviennent des spéculateurs

Ces dernières semaines, le marché financier mondial a été secoué par un mouvement réticulaire, une opération coordonnée de milliers de petits investisseurs qui, mobilisant les instruments des réseaux sociaux, des forums de discussion et des applications gratuites, ont acheté des actions d’un réseau de boutiques de jeux vidéo (GameStop). Cet essaim a mené une bataille contre les grands fonds spéculatifs qui avaient parié contre cette chaîne de magasins, vouée à la faillite. Tomasz Konicz, un auteur indépendant qui participe du courant de la critique de la valeur, revient de manière critique sur cette vision limitée d’une lutte entre « grands parasites » (qui parient à la baisse) et « petits bâtisseurs » (qui parient à la hausse), qui s’ancre dans une critique tronquée du capitalisme.

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Cette stratégie a entraîné une hausse de la valeur des titres de l’entreprise et mis en danger les grands spéculateurs (qui profiteraient de la chute des actions). Après cet épisode, d’autres ont suivi, notamment au Brésil autour des actions extrêmement dépréciées de l’Institut brésilien de réassurance (IRB), une institution touchée à la fois par la pandémie et par la fraude interne et l’enquête de la Commission des valeurs mobilières (CVM). En plusieurs endroits de la planète, cet ensemble de mobilisations a été immédiatement salué comme une lutte contre les grands requins du marché, une démonstration de la puissance de la « mobilisation » sur les réseaux, du flash-mob économique et même comme un « nouveau front dans la guerre des classes » (!). Cette impression a été renforcée lorsque les réseaux et les forums utilisés par les petits investisseurs ont été bloqués et que les négociations avec les actions de ces sociétés ont été mises sous contrôle ‒ au Brésil, la bourse (B3) a mis les actions de la IRB aux enchères.

Dans l’article suivant, Tomasz Konicz, un auteur indépendant qui participe du courant de la critique de la valeur, revient de manière critique sur cette vision limitée d’une lutte entre « grands parasites » (qui parient à la baisse) et « petits bâtisseurs » (qui parient à la hausse), qui s’ancre dans une critique tronquée du capitalisme.

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  GameStop est un fossile, un anachronisme, dont l’agonie ne peut être prolongée de manière significative, même grâce à son activité avec Microsoft. Le réseau de magasins est spécialisé dans l’achat et la vente de matériels et supports pour les jeux informatiques. Compte tenu de l’augmentation constante de la bande passante d’Internet et de l’expansion correspondante des plateformes de jeux numériques telles que Steam, qui éliminent toute distribution intermédiaire et production de supports de données comme facteurs de coût inutiles, la fin de cette entreprise de quelque 7 500 succursales semble scellée. C’est sans doute ce qui est arrivé aux grandes chaînes de location de vidéos, qui ont dû, il y a déjà décennies, laisser la place aux services de streaming. Il en va de même pour la plus grande société cinématographique du monde, AMC[1]. Les salles de cinéma ? À l’ère de Netflix, de la covidification et de la crise climatique ? Really ?

   Il est assez surprenant que ces entreprises puissent tenir aussi longtemps, étant donné le développement rapide des forces productives dans toutes les branches des technologies de l’information. L’application des dernières connaissances techniques et scientifiques dans le processus de valorisation du capital, qui crée de nouveaux marchés et de nouvelles idées commerciales, détruit inévitablement des domaines d’activité dépassés ‒ ainsi que les moyens de subsistance de ceux qui en dépendent sous forme de travail salarié. Cette « contradiction en procès », comme l’appelait Marx, est une constante dans l’expansion historique du capital.  L’économie bourgeoise aime parler de « changement structurel » dans la société de travail. Pourquoi employer des dizaines de milliers d’employés dans des succursales alors que les joueurs peuvent acheter des jeux Nintendo, Sony, EA ou Ubi-Soft sur les plateformes Steam, Amazon, Epic Store dans le confort de leur foyer ?

   Et puis, quand un modèle commercial anachronique n’est plus rentable, quand les entreprises agissant sur ce marché obsolète changent trop tardivement et que la faillite approche, les hyènes et les vautours entrent immédiatement en scène. Les « investisseurs » aiment acheter à bas prix ces sociétés en difficulté pour les cannibaliser, les démanteler, vendre les actions restantes avec un bénéfice et licencier la plupart des employés ‒ si les employés ont de la chance, ils peuvent encore négocier des plans sociaux dans lesquels les contribuables supportent les coûts de cette liquidation. En revanche, sur les marchés boursiers, les fonds spéculatifs (hedge funds) peuvent profiter de la baisse des prix pour ces candidats à la faillite grâce à ce qu’on appelle la vente à découvert (VAD). Dans ce cas, le spéculateur du marché financier emprunte le titre en question, le vend en bourse et, plus tard, à l’expiration de la période de prêt, le rachète au moyen d’un achat de couverture, le rendant à son propriétaire. Si le prix du titre a baissé, la différence entre le prix du « prêt » et de la revente de l’action (lorsqu’il était plus élevé) et le prix de l’achat de couverture ultérieur donne lieu à un profit spéculatif.

Hunter Kahn, un étudiant de vingt ans, a gagné $30,000 en deux semaines en achetant 30 dollars des actions Gamestop qu’il a revendues 300 dollars. A son honneur, il faut ajouter qu’il a utilisé une bonne partie de ses gains pour offrir des consoles …

Hunter Kahn, un étudiant de vingt ans, a gagné $30,000 en deux semaines en achetant 30 dollars des actions Gamestop qu’il a revendues 300 dollars. A son honneur, il faut ajouter qu’il a utilisé une bonne partie de ses gains pour offrir des consoles de jeux pour les patients d’un hôpital pour enfants du Minnesota.

   Du point de vue des acteurs du marché financier, peu importe que les prix montent ou descendent. Même si les entreprises connaissent des difficultés financières ou font s’effondrer des marchés entiers, il existe des moyens d’en tirer profit en faisant de bonnes prévisions. Si les cours des actions des candidats à la faillite ne baissent pas, contrairement aux prévisions, cela entraîne des problèmes pour ce type de spéculation sur la chute des actions (appelée « short selling » dans le jargon des marchés financiers). Actuellement, par exemple, le fonds spéculatif Melvin Capital fait tout pour ne pas couler, bien qu’il ait manifestement fait une spéculation correcte sur la fin de GameStop. La société de services financiers, pour laquelle les fonds Citadel et Point 72 devaient accorder des injections financières pour 2,75 milliards US$, n’avait tout simplement pas prévu la formation de l’essaim numérique.

   Sur la plateforme sociale Reddit, dans le sous-forum wallstreetbets qui compte près de sept millions de membres, se sont rassemblées toutes ces forces qui, pour diverses raisons, sont hostiles aux activités des grands noms établis à Wall Street. De jeunes courtiers agressifs qui veulent simplement prendre une grosse part du gâteau avec les méthodes les plus brutales, se mêlent à des militants de gauche préoccupés par la redistribution des richesses ainsi qu’aux résidus de la décomposition de la droite radicale aux États-Unis, où l’idéologie des « marchés libres » est prise très au sérieux. La mission floue de démocratiser les marchés financiers, de punir les « opportunistes » et les « fraudeurs » de Wall Street, de redistribuer l’argent en faveur de la classe moyenne, est le paramètre commun général de cet essaim.

   L’éventail du spectre politique (qui se dissout de toute façon en raison de la crise) derrière cette action, va de la social-démocrate de gauche Alexandria Ocasio-Cortez au républicain texan Ted Cruz ; de la critique de gauche tronquée du capitalisme, qui considère les marchés financiers comme une cause frauduleuse de la crise systémique capitaliste, à l’anarcho-capitalisme de droite, tel qu’il se manifeste, par exemple, dans le mouvement libertarien aux États-Unis, qui traite le néolibéralisme comme une trahison de la pure doctrine des marchés absolument libres. Il n’est pas non plus trop difficile de détecter des ressentiments antisémites subliminaux dans ce mélange.

   Cet activisme boursier politiquement chargé de manière diffuse, et qui montre une fois de plus à quel point les sujets capitalistes du marché ont peu besoin de comprendre le capitalisme pour réussir, vise la vente à découvert des fonds spéculatifs pour diverses raisons. Sur le plan idéologique, une fois que le récit des « bons créateurs » de richesse et des « méchants rapaces » du capital financier est établi, on a l’impression qu’en vendant à découvert, le capital financier ruinerait les entreprises bonnes et saines. Le fait évident, expliqué ci-dessus, que ces spéculations ne sont que des prédictions correctes, est ignoré. C’est une critique du capitalisme du niveau de Sahra Wagenknecht (Ndt : parlementaire du parti de gauche allemand Die Linke, qui l’a quitté pour proposer une alternative “populiste de gauche”) qui traque partout les sauterelles parasites du marché financier, dont les machinations suceraient le sang des patrons bons et diligents. Le résultat apparent est que le capital financier ruinerait des entreprises entières.

   Parmi les héros de l’essaim, dans lequel jouent également de nombreux turbo-capitalistes, figurent par conséquent des milliardaires comme Elon Musk, l’homme le « plus riche » du monde », qui a sympathisé avec le mouvement dans certains tweets et lui a donné l’impulsion nécessaire en raison de son essaim personnel sur la toile. Musk est maintenant capable de provoquer à lui tout seul des mouvements sur le marché par un tweet, comme une hausse des cours des actions des fabricants de jeux en difficulté.

   Les capitalistes antisyndicaux comme Musk, qui a salué le coup d’État du lithium en Bolivie, sont acclamés par l’essaim, tout comme les milliardaires asiatiques qui achètent des actions de GameStop. Tout capitaliste peut désormais s’élever au rang de représentant de l’anti-establishment, à condition d’envoyer quelques frais de scolarité appropriés.

   Cependant, c’est pour des raisons pratiques simples que les ventes à découvert ont constitué le plus petit dénominateur commun à travers lequel l’essaim ‒ après plusieurs tentatives infructueuses ‒ a pu se mettre à dépasser la masse critique d’investissement permettant à la manne de GameStop de s’auto-propager, ce qui implique maintenant d’autres ciblages, comme la société cinématographique à succès AMC. L’essaim cherche simplement des actions contre lesquelles il opère le plus de shorts [positions vendues] possibles pour y monter le short squeeze (une spéculation dirigée contre la vente à découvert et visant à faire monter le prix de l’action). Aucun investissement d’un milliard de dollars n’est nécessaire pour cela, puisque la vente à découvert est en fait le talon d’Achille des manœuvres des Hedge funds. Le short squeeze de l’essaim Internet est une tactique viable pour mettre en difficulté même des fonds de plusieurs milliards de dollars. Jaime Rogozinski, le fondateur de wallstreetbets, voit même son forum comme une continuation du mouvement Occupy Wall Street, qui aurait maintenant réussi à frapper Wall Street là où ça fait mal ‒ en cherchant de l’argent.

   La vente à découvert des fonds spéculatifs est très risquée, précisément parce que même des investissements relativement modestes peuvent faire monter le cours de l’action, car les fonds concernés doivent acheter l’action soudainement afin de limiter leurs pertes d’une manière ou d’une autre, déclenchant ainsi une dynamique de hausse qui se renforce. Le prix des actions du candidat à la faillite GameStop est ainsi passé d’un peu moins de 20 dollars au début de l’année à plus de 350 dollars ‒ précisément parce que les spéculateurs impliqués dans la vente à découvert ont maintenant aussi acheté les actions pour ne pas sombrer complètement. En conséquence, plusieurs fonds ont subi des pertes importantes. Melvin Capital a dû abandonner ses spéculations, tandis que Citron Capital, un fonds spécialisé dans la vente à découvert, a déclaré une perte de 100% de son capital spéculatif.

   Mais de nombreux fonds sont censés maintenir leurs ventes à découvert et c’est pourquoi, en fin de compte, le short squeeze ressemble à une bataille de résistance entre l’essaim et les fonds ‒ la masse des petits investisseurs activistes peut-elle maintenir le prix suffisamment longtemps pour que les fonds qui ont misé sur les ventes à découvert soient obligés de se rendre ? L’idée déformée qui sous-tend cette démarche est de pouvoir redistribuer la richesse du haut vers le bas par le biais de l’activisme des marchés financiers : les pertes des fonds de plusieurs milliards de dollars se matérialisent dans le short squeeze, dans la richesse de tous les petits investisseurs qui possèdent soudainement des actions hautement valorisées. La seule chose est qu’ici le problème du capital fictif généré sur les marchés financiers (qui n’est pas constitué par la valorisation au sein du travail salarié, mais par la création de titres de propriété sur les marchés financiers) se manifeste à petite échelle, ce qui fait aussi de la fabuleuse richesse d’un Elon Musk une représentation largement comptable. Musk ne peut pas simplement dépenser les milliards qu’il possède ‒ ils seraient dévalués. La situation est similaire avec l’essaim de GameStop. Dès qu’un nombre suffisant d’activistes commence à récolter leurs profits, c’est-à-dire à transférer la richesse de haut en bas, leur richesse se dissout dans l’air et le cours des actions s’effondre.

   Les gagnants de la manne du GameStop finiront par être tous ceux qui arrivent tôt et partent à l’heure, tandis que « l’argent stupide » ‒ comme les dieux de Wall Street appellent la classe moyenne boursicoteuse ‒, continue à injecter leurs économies dans le « short squeeze ». Pour les Hedge funds audacieux, il semble que le moment soit venu de penser à une nouvelle vente à découvert des actions GameStop, car elles sont absurdement surévaluées de 350 dollars. Il est également plus que probable que de nombreux spéculateurs risqués qui ont investi tôt dans les actions GameStop ont alimenté le « short squeeze ». L’un des plus grands gagnants est déjà évident : la célèbre société de services financiers Blackrock détient des millions d’actions de GameStop, dont la valeur marchande, selon Reuters, a augmenté de 2,4 milliards de dollars. En fait, il s’agit d’une aubaine pour Blackrock. Ces spéculateurs seront-ils assez scrupuleux pour liquider leurs positions ? Un autre gagnant est le capitaliste de l’Internet Ryan Cohen, qui a rejoint GameStop en août avec des achats d’actions pour 75,9 millions de dollars afin de réaligner la société ‒ et dont les actions valent maintenant 1,3 milliard de dollars.

Les critiques du marché financier parmi les activistes de l’essaim Reddit se battent ainsi aux côtés de Blackrock, capitalistes présumés d’Internet et du putschiste antisyndical Elon Musk, contre les vendeurs à découvert et les fonds spéculatifs, représentés sous forme de « criquets » maléfiques. La dialectique négative de la critique tronquée du capitalisme qui voit le marché financier comme le repaire de tous les maux, transforme les critiques des marchés financiers eux-mêmes en spéculateurs financiers. Mission accomplie. La personnification de la crise mondiale du capital en « sauterelles », sa réduction à la sphère financière, peut ainsi se transformer au final en une stratégie d’investissement politisée qui rappelle les premiers jours du capitalisme à la Kickstarter, lorsque des dizaines d’hommes d’affaires douteux ont lancé de grandes campagnes de financement participatif, notamment dans le secteur des jeux vidéo, pour amasser des millions – et décevoir par la suite des milliers de « joueurs-investisseurs ». Le vaporware[2] Star Citizen de Chris Roberts, créateur de Wing Commander, est un symbole de 300 millions de dollars de ce mouvement, qui vise principalement à démocratiser la production capitaliste de jeux vidéo, tout comme il essaie maintenant de le faire avec l’industrie financière.

   Ce qui émerge ici est une nouvelle ère de spéculation manipulatrice, presque « politisée », sur le marché financier, dans laquelle les profiteurs s’efforceront de créer un essaim d’« argent stupide » autour de leurs stratégies spéculatives. La rage de l’essaim se concentre toutefois sur les plateformes douteuses qui permettent aux investisseurs de détail de négocier sans frais. L’application de trading Robinhood, qui s’inscrit également dans la tradition du « mouvement Occupy », est en fait gratuite. Mais dans le même temps, elle vend les données commerciales de ses clients aux « grands requins » du marché financier en échange de lourdes commissions, ce qui leur donne un avantage spéculatif dans les opérations à haute fréquence. Des sociétés de services financiers comme Citadel, qui a dû soutenir le fonds spéculatif Melvin Capital, comptent parmi les plus gros clients de ces plateformes boursières, dont les applications ressemblent à des jeux pour mobiles.

   Et ce sont précisément ces plateformes qui ont temporairement suspendu la négociation des actions GameStop, ce que de nombreux participants à l’essaim ont considéré comme une mesure de protection corrompue en faveur des grands fonds spéculatifs, qui jusqu’à présent ont toujours gagné dans le jeu boursier. Les sociétés de l’Internet comme GoogleFacebook ou Discord ont agi de manière similaire, en bloquant ou en dissolvant des groupes d’investisseurs en essaim. Au moins, l’essaim commence à se rendre compte que le jeu en bourse se joue avec des cartes marquées ‒ les gros poissons dans le « bassin des requins » ont simplement un avantage informatif.

   Le problème, cependant, est que les marchés financiers sous le capitalisme sont plus qu’un simple terrain de jeu pour les fonds spéculatifs et autres spéculateurs. Face au processus historique de crise, que l’on peut qualifier de crise capitaliste de surproduction, dans lequel les augmentations constantes de la productivité dans la production de marchandises déstabilisent de plus en plus le système mondial, les marchés financiers jouent un rôle fondamental : d’une part, ils génèrent une demande financée par le crédit pour des marchandises qui, autrement, ne trouveraient pas d’acheteur ; d’autre part, la valorisation du capital fictif tourne à plein régime afin de compenser la valorisation de plus en plus stagnante dans la production réelle de marchandises.

   Le prix de cette alchimie de décennies sur le marché financier est la montagne mondiale croissante de dettes, ainsi que l’intensité croissante des bulles des marchés financiers, qui peuvent difficilement être stabilisées. La dernière impulsion donnée à la crise, lors du déclenchement de la pandémie l’année dernière, n’a pu être stabilisée qu’avec beaucoup de difficultés, les États et les banques centrales ayant injecté plusieurs billions de dollars et d’euros sur les marchés financiers absurdement gonflés. Le terrain de jeu dans lequel l’essaim politisé se forme maintenant comme un nouvel acteur « perturbateur » est lui-même instable, et repose, pour ainsi dire, sur des fondations pourries ‒ et ce serait une ironie appropriée pour le capitalisme tardif si un pari ambigu avec des actions de jeu vidéo devait déclencher un nouvel accès de crise.

Tomasz Konicz
Publié à l’origine en allemand le 30 janvier 2021 dans le magazine The Lower Class.
Traduction Palimpsao

Voir également : 

L'anticapitalisme, aujourd'hui, c'est quoi ? De l'anticapitalisme tronqué à une nouvelle critique sociale de gauche, par Clément Homs. 

Contre la critique tronquée du capitalisme, par Paul Braun et Johannes Vogele. 

Antisémitisme structurel et critique tronquée du capitalisme, par Thomas Schmidinger. 

Cap sur l'inconnu. Endettement mondial, crise monétaire et effondrement capitaliste, par Maurilio Lima Bothelo. 

Ce que le succès des bitcoins révèle de l'état du médium argent, par Claus Peter ortlieb. 

Le vilain spéculateur, par Robert Kurz.