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De la sensibilité en lecture: Laure Murat, l'art du contrepoint sur le i

Dans Qui annule quoi?, Laure Murat s'était déjà penchée sur cette peur bien pratique d'une improbable "cancel culture" qui permet à toute une société réactionnaire de jouer la carte victimaire pour oblitérer ses douteuses idéologies. Avec Toutes les époques sont dégueulasses, qui paraît aujourd'hui aux éditions Verdier, elle tente une nouvelle fois de mettre des points (cardinaux) sur des i (impensés), et s'attaque à l'épineux problème d'une certaine "révision" des textes. Pour cela, elle opère une distinction entre réécriture et récriture.

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La quête d'Angie, journal intime hallucinant de crudité et de violence

D’Abidjan à Paris en passant par Bamako et Genève, l’itinéraire cru et poignant d’une jeune Ivoirienne à la recherche de sa mère mythique. Sensible, intelligent et bouleversant. …
“Ne désespérons point.
Et si le sort contre elle à ma haine se joint,
Je saurai profiter de cette intelligence
Pour ne pas pleurer seule et mourir sans vengeance.”

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Avancer avec Coover, mais pas à découvert

Une fête, aussi luxueuse que mystérieuse, au sommet d’un immeuble new-yorkais. Une foule d’invités et de pique-assiettes qui ne savent pas trop pourquoi ils sont là, mais qui sont bien décidés à en profiter. Le décor d’une farce échevelée, tragique et comique. Le formidable dernier coup d’archet de l’un des grands post-modernes de la littérature.

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Quand l'être se déchire: Pierre Bourgeade au pays des torturés

La postérité a souvent les oreilles bouchées et les yeux encrassés. Je ne parle pas ici d'Anatole France, prix Nobel de littérature en 1921 au rayonnement international qu'on ne lit plus guère, mais de Pierre Bourgeade, dont l'œuvre protéiforme, débutée en 1966, mériterait mieux que l'aimable indifférence dans laquelle elle est mystérieusement tenue, bien que ses livres soient pour une grand part disponibles, certains même en poche, et malgré le beau travail des éditions Tristram. Pourtant, il suffit de lire, par exemple, Les Serpents (1983) pour s'incliner devant la sereine puissance de sa prose.

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