Flashback : revenir sur l'histoire des musiques qui ont fait le quotidien depuis si longtemps…
Adolescents européens des années 70, Lou Reed, Bowie ou Roxy Music ont aidé à tenir jusqu’à l’arrivée du punk. Ceux des 80’s ont surfé sur la new wave, les débuts du hip hop et la house. Ceux des 90’s ont eu le grunge, la britpop, les raves, la French touch et le hip hop comme phénomène mondial. Depuis, on vit un genre de répétition piège à cons… Flashback avec quelques titres qui en cernent les contours en parlant d’autre chose. Mine de rien.
Commençons par Belkacem Meziane et son This is How We Do It (40 ans de r&b en 100 disques) paru chez Le Mot & le reste. En 1948, la compagnie RCA/Victor nomme son catalogue « blues & rhythm », un terme qui traduit bien la fusion opérée entre les harmonies et mélodies du blues avec le rythme du swing. C’est sans doute ce qui inspire le journaliste Jerry Wexler lorsqu’il propose au Billboard de remplacer le terme « race records » par « rhythm & blues » en juin 1949. Le public et l’industrie adoptent ce mot pour désigner la musique populaire noire américaine qui se distingue du blues, du jazz et du gospel. On lui préfère même parfois son abréviation : le r&b.
L’officialisation du terme rhythm & blues/r&b correspond à l’explosion de cette musique au niveau national. Avec la création de labels spécialisés (King, Atlantic, Chess, Specialty), les disques sont distribués et diffusés par les radios à travers tout le pays. Le r&b fait son entrée dans les foyers de l’Amérique blanche et séduit les jeunes qui doivent parfois se cacher pour pouvoir en écouter, malgré l’interdiction de leurs parents. Pour beaucoup de blancs encore attachés à la ségrégation, le r&b est une musique de débauche qui fait l’apologie du sexe et de l’alcool. Le début des 60’s voit un succès égal auprès des publics noirs et blancs de ces disques, suite au succès de Motown et de son image lisse crossover. Mais comme elle correspond de moins en moins à la réalité des combats des Droits Civiques, le son du Sud va bouleverser la donne. Finalement, le Billboard rétablit en janvier 1965 le classement « hot rhythm & blues singles » conscient que cette démarcation entre r&b et pop existe toujours.
Le retour de ce classement coïncide avec une période où le r&b sudiste de Memphis ou Muscle Shoals, bluesy et plus rugueux, commence à concurrencer celui de la Motown. On perçoit aussi le retour au premier plan de l’influence du gospel. Solomon Burke, Aretha Franklin ou The Impressions le remettent en avant dans leur manière de chanter ou dans leurs textes. Curtis Mayfield s’en sert même pour diffuser des messages politiques en lien avec le mouvement des droits civiques. Le r&b prend conscience qu’il a un rôle à jouer dans ce combat et il devient l’expression de l’âme, des souffrances et des joies d’une communauté décidée à clamer sa fierté et à réclamer la justice sociale. On parle de plus en plus de « soul music », la musique de l’âme. De son côté, James Brown révolu- tionne le r&b en se focalisant sur le rythme et le groove, posant ainsi les bases du funk. Avec la popularisation du mot soul, le classement change à nouveau de nom en août 1969 (« best selling soul singles ») puis en juillet 1973 (« hot soul singles »), réunissant sous la même bannière la soul, le funk et le disco. En juin 1982, le Billboard constate que le paysage musical noir change radicalement. Le disco se dilue dans les musiques électroniques, le hip-hop sort des ghettos noirs pour envahir le monde. Michael Jackson ou Prince deviennent les figures de proue d’une fusion funk/pop/ rock inédite. Le top « hot black singles » remplace le top « hot soul singles ». Cette nouvelle appellation, certes moins raciste que “race records”, se base une fois de plus sur la couleur de peau des artistes et non leur musique.
Malgré ces changements, la communauté noire continue de privilégier le terme rhythm & blues/r&b pour qualifier l’ensemble des styles doo wop, soul, funk ou disco. Cette logique est remise en question lorsque le hip-hop fait une percée notable en 1983-1984. Ce style issu des quartiers noirs de New York se démarque du reste des musiques noires sur deux points importants. Il a presque exclusivement recours à la technologie (boîtes à rythmes, scratchs, samples) et c’est désormais au DJ et au producteur de studio que revient la tâche de créer le fond musical d’un morceau, remplaçant ainsi le groupe de musiciens habituel. L’instrumental sert ensuite au rappeur à poser ses textes, non pas en les chantant comme dans la soul ou le funk mais en les scandant sur le rythme comme on clame un discours ou de la poésie. Le hip-hop est indissociable de l’évolution du r&b, pourtant il crée une rupture qui questionne sur le sens même du mot. Au milieu des années quatre-vingt, le terme r&b devient synonyme de musique noire chantée en opposition aux textes rappés. Ce point est essentiel car bien que l’ins- trumentation des courants soul/funk devienne elle aussi electro/ synthétique, la distinction se fait désormais sur la technique vocale utilisée. Les médias, l’industrie et le public prennent l’habitude de séparer la pop soul de Lionel Ritchie, l’electro-funk de Prince ou la soul romantique de Anita Baker du hip-hop de Run DMC, The Fat Boys ou L.L Cool J.
Un problème de dénomination se pose à nouveau lorsqu’une catégorie de musiciens, compositeurs et producteurs décident de fusionner les beats et les grooves du hip-hop avec la tradition vocale gospel/soul/funk. Comment appeler ce nouveau courant hybride qui fait fureur chez les jeunes des quartiers noirs à partir de 1986-1987? Pour ne pas l’éloigner de ses liens avec le rhythm & blues et l’associer à la fois à la modernité du hip-hop, le choix se porte sur un nouveau terme : le « contemporary r&b », c’est-à-dire le r&b contemporain ou moderne.
En octobre 1990, le mot r&b réapparaît dans les colonnes du Billboard avec les classements « top r&b albums » et « hot r&b singles ». Bien que l’on y croise les noms d’artistes confirmés, le top r&b est en grande majorité constitué d’artistes émergents et de hits représentant cette fusion des genres soul/funk et hip-hop. La plupart des hits sont composés et produits par un cercle restreint de producteurs qui détiennent le monopole et imposent leurs recettes, comme Jam & Lewis ou Babyface & L.A Reid.
Durant les années soixante-dix, les artistes noirs bénéficient d’une grande couverture médiatique et vendent des disques dans le monde entier. Avec la mort annoncée du disco en 1979, on assiste à un retour en force des artistes et groupes blancs de pop, rock et new wave. Phil Collins, Sting, Peter Gabriel, Wham, Depeche Mode, Simple Minds, U2 ou Eurythmics dominent les classements, soutenus par la chaîne de clips MTV, accusée à ses débuts de boycotter les artistes noirs. En 1983, face au raz-de-marée commercial de Thriller de Michael Jackson, la chaîne se voit contrainte de diffuser le clip de «Billie Jean» puis rapidement ceux de Prince ou Donna Summer, susceptibles de convenir au public blanc. Malgré le succès grandissant du hip-hop, MTV met quelques années avant de s’ouvrir à la musique noire dite urbaine, ce n’est qu’en 1988 qu’elle lance l’émission Yo! MTV Raps, consciente qu’elle ne peut plus passer à côté d’un marché aussi lucratif. Au fil des années, la tendance s’inverse et la chaîne diffuse même plus de clips hip-hop/r&b que de clips de rock.
Le Cosby Show, puis A Different World changent aussi la donne à la télé à faire suite aux séries 70’s : Julia, Barefoot in the Park ou The Jeffersons dont les personnages ont des situations sociales confortables et de l’autre, des séries qui relatent, avec l’humour et le langage des quartiers noirs, les aventures de familles en proie aux difficultés sociales (Sanford & Son, Good Times).
Mais c’est aussi du côté des programmes musicaux que cela bouge beaucoup. Pour mettre fin à l’hégémonie du Ed Sullivan Show, Soul (1968) avec Ellis Haizlip ou Soul Train (1971) avec Don Cornelius sont les premières émissions culturelles et musicales exclusivement consacrées à la culture noire. En 1982, Bryant Gumbel devient le premier présentateur noir de la matinale Today Show sur NBC. À la fin de la décennie, Oprah Winphrey et Arsenio Hall deviennent d’immenses stars avec leurs shows calqués sur ceux de Johnny Carson ou David Letterman. Arsenio Hall Show est même une vitrine privilégiée des nouvelles tendances r&b/hip-hop. Les espaces publicitaires sont envahis de spots dans lesquels on voit Michael Jackson, Whitney Houston, Run DMC, Michael Jordan ou Mr T faire la promotion des grandes marques de sodas, burgers ou vêtements de sport.
Même long phénomène pour la reconnaissance des noirs à Hollywood. En 1986, à la cérémonie des Oscars, The Color Purple, avec Whoopi Goldberg, est nommé onze fois mais n’obtient aucune récompense. La communauté noire interprète cela comme du racisme envers un film qui traite de la condition des noirs. En 1984-1985, les films Wild Style, Breakin’, Beat Street et Krush Groove, qui traitent de l’explosion de la culture, de la danse hip-hop et du graffiti, montrent une facette du ghetto qui commence à fasciner l’Amérique. Les rôles de policiers noirs, forts et incorruptibles chers à la blaxploitation refont surface avec Eddie Murphy (Beverly Hills Cop), Danny Glover (Lethal Weapon) ou Carl Weathers (Action Jackson) dans des productions destinées au grand public et non plus réservées à la communauté noire. Le réel changement a lieu à partir de 1989-1990 avec l’éclosion d’une nouvelle génération de réalisateurs noirs et d’une série de films dont le scénario et l’ambiance sont en lien direct avec l’émergence du hip-hop/r&b : Do the Right Thing de Spike Lee, Boyz N the Hood de John Singleton, New Jack City de Mario Van Peebles ou Menace II Society de Allen et Albert Hughes. Ces films sont une sorte d’il- lustration cinématographique du concept « ghetto fabulous » qui glorifie une image réaliste du ghetto. Les B.O de ces classiques sont d’ailleurs très orientées r&b grâce aux titres de Guy, Keith Sweat ou Tony! Toni! Toné!
Durant les années quatre-vingt-dix, on assiste à une percée des acteurs noirs à Hollywood, incarnée par le succès de Denzel Washington, Morgan Freeman, Samuel L. Jackson, Will Smith, Angela Bassett ou Halle Berry. Les rôles se diversifient ainsi que les scénarios et les genres: comédie dramatique ou burlesque, science-fiction, policier, suspense, action, Hollywood ouvre une grande partie de ses portes à la communauté noire. Il a donc fallu plusieurs décennies pour que le public américain s’habitue à voir des Noirs à la télévision ou au cinéma. La vague r&b profite de ce contexte médiatique favorable pour déferler sur l’Amérique, quarante ans après la création du rhythm & blues/doo wop.
On se gardera d’oublier, pourtant, que les manifestations des 60’s étaient rythmées par des tubes Motown, comme Dancing in the Streets, et que c’est en faisant un bras de fer avec Gordy que Stevie Wonder et Marvin Gaye se sont retrouvées synchro avec l’époque au début des 70 ‘s.
Après le registre, la proximité de lieu. Et, en particulier l’Italie qui a offert à nombre d’artistes labellisés hexagonaux, une seconde ou autre carrière. Mais, le motto de Buongiorno Pop, 100 albums italiens de 1960 à nos jours de Rosario Ligammari chez Le Mot & le reste, est précis, qui va vous ouvrir des horizons sur la chanson, la pop et le rock transalpin des 60’s avec le premier Adriano Celentano à demain matin ; ses particularités et ses thèmes dominants.
On passera sur Rimmel Thamieu, pour mieux s’attarder sur Nino Ferrer, Dalida, Christophe, Adamo, Reggiani, en passant par Hervé Vilard ou Claude François. Du cousinage bien compris qui va d’un pays à l’autre, les Italiens adaptant Brel, Brassens et Ferré au fil du temps pendant que les artistes d’ici s’adaptent à la langue de Dante.
Le tour de la question en 276 pages dont une bonne soixantaine d’intro et un classement détaillé de Mina ( la voix adorée par Sinatra et Louis Armstrong) à Andrea de Lazlo de Simone. L’occase rêvée de (re-)découvrir l’importance des Lucio Battisti et Dalla, en passant par Zucchero, Jovanotti, Litfiba, Paolo Conte, etc.
Et, pour revenir à l’Hexagone, on vous glisse quelques phrases sur Une Histoire de la presse rock en France de Grégory Vieau ( La Mot & le reste) ; résumé ainsi sur la 4e de couve : « Nancy, 1961. Dans sa chambre d’adolescent, Jean-Claude Berthon conçoit le premier numéro de Disco Revue, magazine tout entier consacré à ses idoles: Elvis Presley, Ray Charles ou Johnny Hallyday. Un projet inédit mais a priori sans avenir puisque « le rock’n’roll n’est qu’une mode », pressentent les critiques. Puis tout s’accélère. L’émission Salut les copains devient une revue dont les ventes toisent le million d’exemplaires, et ce n’est qu’un début. Quand les Beatles, Bob Dylan ou Michel Polnareff s’invitent dans les lycées, Rock&Folk s’impose comme la référence et dans ce sillon, d’autres verront le jour. Des sixties à nos jours, la presse rock en France a grandi, et ses représentants, qu’ils s’appellent Best, Les Inrockuptibles, Actuel, VoxPop, Gonzaï ou encore Rock Hard, épousent les mouvements culturels, politiques et sociaux pour répondre aux aspirations des jeunes qui refusent de vieillir. »
Dont le motto est tout simplement : Revenir sur l’histoire de la presse rock en France c’est plonger dans soixante ans de (contre-)culture musicale et ses étapes majeures.
Je ne sais pas si Jean-François Bizot aurait apprécié de voir le magazine Actuel rangé dans la catégorie rock, parce que cela aurait signifié que la contre-culture se limitait à cela. Un meilleur titre aurait été « Histoire de la contre-culture véhiculée par la presse rock pour vendre un choix culturel assumé par des prescripteurs momentanés, en parlant de musique et plus… » Parce que c’est bien de l’élaboration d’une culture rock qu’il s’agit, de ses prémisses à son dépassement actuel par le hip hop et la galaxie techno, en un incessant passage de relais. Ce, en louvoyant à côté de la spécificité variéte française que les média imposent comme panacée pour récupérer à leur profit, les nouveautés culturelles et musicales. Quand c’est pointu, c’est de la pop, quand c’est juste inaudible, c’est de la variéte. A l’inverse des 60’s ou la pop était la rencontre des innovations de quelques génies qui rencontraient le succès, remember les Beatles, les Byrds et autres Beach Boys…
Le projet est assez complet, de Disco Revue à Gonzaï, en passant par les magazines de niche des différentes époques envisagées, en zappant Vibrations, du papier jusqu’au Net – mais en oubliant un acteur majeur : Nirvanet qui a lancé la culture techno au mitan des 90’s, en balançant à la fois des milliers de références discographiques et, en proposant avant l’arrivée du haut-débit, des concerts à mater online, - pour la première fois dans le monde entier connecté - en direct du Cyber théâtre de Bruxelles.
Mais, le 18 septembre dernier, Laurent Chalumeau, un des piliers du Rock & Folk historique balançait, pas dupe, le paragraphe suivant :
“Le rock est pire que mort. Il est officiel. Il est au pouvoir. L’orthodoxie « rockiste » de nos folles années, jadis talibanisme joué, coquet, looké et strictement inoffensif, est devenu un truc de cons, de ploucs et de curés.”
Rejeton du « white hipster » jazzeux, l’intégriste rock 70/80 était un dandy réfractaire aux embrigadements d’alors. Ses intransigeances farouches (Genesis c’est de la merde), excommunications farces (Zappa est chiant) et parodies de procès (Toto = 0 + 0) faisaient honte aux « ismes » politiques en vogue, eux pour de vrai pourvoyeurs de camps, charniers et bétaillères. Las. La vulgarité puriste (genre écouter Feelgood plutôt que Supertramp, Tony Joe White contre Mark Knopfler) a viré bon goût mou, norme vide. Iggy est chevalier des chiffres et des lettres. La « culture rock » vend du coffret. A ce train-là, tout sera bon. Bientôt des thèses sur Status Quo. L’intégrale Slade remasterisée. Pitié. Mordant, une fois !
Quand les référents culturels bougent, la presse invente une façon d’en parler. Enfin, une certaine presse. Vu d’ailleurs, mais de Paris, c’est l’autobio de Hubert Blanc-Francard : Boom Bass, une histoire de la French touch ( éditions Léo Scheer) qui fait mouche, en faisant le lien entre 3 cultures : le rock, le hip hop et la techno en VF. Et là, ce n’est pas la mise en forme d’un discours sur la musique, mais plutôt (tobio !) le vécu de l‘intérieur de la découverte/ création de plusieurs sons avec un passeur hors pair (depuis le décès de son acolyte Zdar, l’an passé… )
Quatrième de couve, envoi : Hubert Blanc-Francard est tombé dans la musique quand il était petit. À l’adolescence, grâce au home studio installé dans sa chambre par son père, il manipule boîtes à rythmes et synthétiseurs. Les années 80 se terminent quand il entre comme DA chez Polydor et participe à l’émergence du rap français, en coproduisant le premier album de MC Solaar.
Quelques années plus tard, c’est la découverte, avec Philippe Zdar, de la musique électronique : sous le pseudonyme de BoomBass, il crée, avec son alter ego, le duo Cassius qui devient, à côté des Daft Punk, l’un des fers de lance de la French touch, qui rayonne dans le monde entier. Illustré par mille anecdotes et une playlist retraçant trente ans de musique pop, mettant en scène les artistes les plus mythiques, de Serge Gainsbourg à Pharell Williams, BoomBass est le récit de l’intérieur de cette histoire légendaire. Hubert Blanc-Francard est musicien. Une histoire de la French touch est son premier livre.
Ce qui fonctionne ici, c’est l’émerveillement d’un ado qui fait de sa vie le rêve de musique qu’il découvre – et vit synchro – et son dépassement par l’écriture d’aujourd’hui qui a le charme de s’affiner au fil des pages, pour rendre hommage à sa dernière copine en date qui l’a aidé à accoucher dudit. Et à tous ceux qui clament qu’ils furent les premiers à faire de la techno en artnat du hip hop, on leur rappellera l’existence de l’arrivée de l’électro, dix ans avant.
Ce n’est sûrement pas la première autobio qui troue par ses anecdotes, mais la plus proche de nous. A l’heure de TrucTok, et de ses influenceurs multi-marques, les Carlito et MC Fly qui vous évitent de vivre les découvertes en direct, à leur plus grand profit. Ou du Livre de Fesse qui évite de les montrer pour ne pas déplaire aux bourrins coincés du bulbe ( pour le reste, on soupçonne un chouïa d’hypocrisie… ), affirmer que vivre de sa passion est possible quand l’aujourd’hui des neu-neu spécialistes en portnawak ( prout-prout) veut mettre un petit garçon (qui doit avoir été) battu à en avoir conçu une peur de l’autre régressive toute à la tête du pays, c’est mieux que bien ou louable, c’est indispensable. Parce que si le Z – comme Zorglub - marque les consciences et bourre les urnes, avec sa fixette passéiste, ce sera l’inoculation en continu de la variéte et des flon flon comme seul horizon culturel. Vous noterez que le gauchiste Vince Bolloré possède déjà les médias et 70 % de l’édition française.
Attendez-vous à voir bientôt le très philosophe, de comptoir ajoute-t-on, Cyril Hanouna à la tête d’une collection de philosophie. Un léger sursaut culturel s’impose qui fait que connaître le passé évite de le revivre. Façon farce ajoutait Nietzsche. Lisez donc : pour plus d’amour et moins de Zemmour …
Jean-Pierre Simard
Belkacem Meziane - This is How We Do It (40 ans de r&b en 100 disques) - Le Mot & le reste
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Grégory Vieau - Une Histoire de la presse rock en France - Le Mot & le reste
Hubert Blanc-Francard - Boom Bass, une histoire de la French touch - éditions Léo Scheer