Des offrandes voilées à la Ferme du buisson par patricia kaersenhout

patricia kaersenhout déploie une pratique transdisciplinaire qui s’intéresse aux persistances du colonialisme. Son travail porte sur les mouvements politiques de la diaspora africaine et leur relation avec le féminisme, la sexualité, le racisme et l’histoire de l’esclavage.

L’exposition présente deux films récents : Le retour des femmes colibris (2022) rejoue le Congrès international des écrivains et des artistes noirs, tenu à la Sorbonne en 1956 et imagine la rencontre de Joséphine Baker, Jeanne et Paulette Nardal, Frida Kahlo et Suzanne Césaire. Ces femmes visionnaires, pionnières de la Négritude et des révolutions culturelles, se réapproprient l’histoire dans une fresque cinématographique qui tisse des liens entre continents, mouvements artistiques et luttes anticoloniales.

Dans Offrandes voilées, les Òrìshà — divinités de la tradition spirituelle Yorùbá — s’élèvent pour confronter l’héritage du Code Noir de 1685, l’ordonnance de Louis XIV régissant la vie des personnes noires, libres ou réduites en esclavage, dans les territoires français. Par le rituel, la poésie et l’invocation spirituelle, le film recompose l’histoire coloniale comme une blessure partagée — une blessure qui exige non pas la culpabilité, mais la vérité, l’humilité et une transformation radicale. patricia kaersenhout est représentée par la galerie Akinci à Amsterdam.

A l’heure des retours nauséabonds de crétins qui veulent limiter l’immigration pour se maintenir politiquement en vie, un acte qui fait remonter la culture d’ailleurs. Celle qu’on voudrait dire absente afin de la mieux négliger. Merde, encore raté !

Jean-Pierre Simard, le 28/10/2025
patricia kaersenhout - Offrandes voilées -> 25/01/2026

La`Ferme du Buisson - Allée de la Ferme Noisiel 77186 Marne-la-Vallée