L'Afterimage symbolique de Hank Willis Thomas
Travaillant la photographie, la sculpture, la sérigraphie, l’installation et la vidéo, Hank Willis Thomas entrelace références historiques et symboles puissants issus de la culture visuelle. Sa pratique interroge la construction des récits historiques et met en cause les modes de représentation établis, en attirant l’attention sur la nature mouvante et stratifiée du sens historique.
Hank Willis Thomas - Everything we see hides another thing (Marquina), 2025, Nero Marquina Marble, 45 x 32 x 25 cm. Photo: Duccio Benvenuti - Art Store. Courtesy of the artist & GALLERIA CONTINUA
GALLERIA CONTINUA / Paris Matignon a le plaisir de présenter Afterimage, une exposition de Hank Willis Thomas qui inaugure la collaboration de la galerie avec l’artiste américain, et marque son retour à Paris après près de vingt ans d’absence.
L’exposition se déploie simultanément dans les espaces de Galleria Continua à Paris, San Gimignano et Rome, offrant un aperçu pluriel de sa pratique. La présentation parisienne se concentre plus particulièrement sur ses sculptures récentes et ses œuvres rétro-réfléchissantes, présentées à Paris pour la première fois.
Hank Willis Thomas -After Flags I (green) 2022, Mixed media including US flags and decommissioned prison uniforms,
« Tout mon travail porte sur le cadrage et le contexte, et sur la manière dont, selon l’endroit où l’on se trouve, notre perspective de la vérité et de la réalité s’en trouve façonnée, et c’est cela qui compte. »
L’image, et sa lecture, se trouvent ainsi dédoublées : sous un angle apparaissent des compositions vives et saturées, sous un autre surgissent des photographies d’archives fragmentées. À mesure que ces strates se déplacent et se superposent, elles mobilisent à la fois la perception et le sens, produisant de nouvelles configurations d’images qui demeurent cachées à la vue de tous.
Pour ces œuvres rétro-réfléchissantes récentes, présentées à Paris pour la première fois,Thomas puise dans des références majeures de l’histoire de l’art, parmi lesquelles Seydou Keïta, le Surréalisme et Henri Matisse. Dans Woman in the Red Dress (After Keïta), il met en dialogue la photographie emblématique de 1957 prise à Bamako par Seydou Keïta connue sous le nom de « L’Odalisque », avec. une constellation d’images d’archives. Le travail de portraitiste de Keïta a joué un rôle déterminant dans l’affirmation de l’identité et de l’individualité africaine par la représentation photographique, au moment de l’indépendance du Mali. En mettant cette image en dialogue avec des photographies d’archives de mouvements de protestation historiques, Thomas suggère que l’affirmation identitaire n’est pas une construction unique et figée, mais un processus collectif façonné par de multiples images et récits.
Max Weber, le 21/09/2026
Hank Willis Thomas - Afterimage -> 28/11/2026
GALLERIA CONTINUA / Paris Matignon 108 ,rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris
Hank Willis Tomas - Branded Head 2003, Lambda photograph