4 juin 2019

Mort à Venise ? Il n’y a pas une erreur d’échelle ? Comment peut-on laisser faire cela ?

Mort à Venise ? Il n’y a pas une erreur d’échelle ? Comment peut-on laisser faire cela ?

Quand tu voyages, prends deux sacs : l'un pour donner, l'autre pour recevoir.

Proverbe touareg

Dessin  Claire Robert

L’audience du 31 mai 2019 du procès France Télécom, vue par Dominique Manotti, qui a toujours vécu à Paris, est une écrivaine française de roman noir, historienne, spécialiste de l’histoire économique du XIXe siècle, militante et syndicaliste, dernier roman paru « Racket (l’histoire du rachat d’Alstom par GE) » aux éditions Les Arènes. Nous vous invitons grandement à suivre ce procès historique au jour le jour dans le site de l’Union syndicale solidaires : La petite Boîte à outils, qui a eu l’excellente idée de demander à des grands témoins, entre autres écrivains, d’en rapporter les débats, et leurs impressions.


BONNES LECTURES

 
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“Les bons mots ne rendront pas l’écrivain incontournable, ni les alexandrins parfaitement comptés, mais une passion : celle de la description qui permettra de dire comment les choses bougent (« Le monde est une branloire pérenne »). En écrivant des romans, des récits, pour le théâtre, je veux traquer les infléchissements, les surrections ; faire une place aux bizarreries qui me sembleront d’abord inexplicables. Attendre les signes d’une dictature à l’ancienne, conforme, c’est manquer le réel, qui est cent fois plus mobile et trouvera toujours le moyen de passer quelque part, à l’image de la rivière qui creusera un nouveau lit pour la force qui la pousse si quelqu’un ou quelque chose tente de la contenir. Il s’agit, je crois, de suspendre les opinions – qui ne sont jamais strictement les nôtres mais plutôt l’écume de l’époque – pour être en mesure de décrire des situations, de constater des glissements – en l’occurrence : vers la privation de libertés fondamentales.”

Un texte de l’écrivain Arno Bertina (Des châteaux qui brûlentVerticales, 2017) à lire dans Lundi am.



Château de sable © Nathalie Seroux, Au bord de la mer

Château de sable © Nathalie Seroux, Au bord de la mer

Il y a une certaine magie à retomber en enfance, à pouvoir de nouveau pousser la porte du jardin, à courir nu sur la plage, à respirer cet air pur et marin des bords de mer, surtout quand, au dessus des têtes, dans un ciel bleu, le cri des mouettes troue l’air et que celui-ci exhale les parfums de crème solaire et de beignets aux pommes, esprit de sucreries gourmandes, de sucre et de sel…. 

L’univers Chevance

L’univers Chevance

Dehors, peut-être des moutons. Le salon avait, lui, son xylophone ; la guitare sèche posée contre le mur et, pas loin, des tablas sur le grand tapis qui envahissait, royal, toute la pièce. Et, dans la chambre des enfants, éparpillés à côté du Petit Indien de Salvador, peut-être des 45t de Steve Waring comme Image, ou encore les Transformations de Christine Combe. Bon, c’était ailleurs et avant, c’était Chevance et c’était bien, en ouverture à l’univers enfantin pré-TF1.

Rammstein - Ausländer

Rammstein - Ausländer

Rammstein, sorti le 17 mai dernier, avec ses onze titres, illustré par une allumette sur un fond blanc, s'est emparé de la première place du Top album, une semaine après sa mise en ligne sur les plateformes d'écoute en streaming et en vente en CD. Il détrône PNL dorénavant classé second. Pas mal, après cinq ans sans nouvelles… 

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Synthétiseurs analogiques Roland, boîtes à rythmes, et, au milieu du set techno, la présence de la musique électro d’Arnaud Rebotini : il n’en fallait pas plus pour le chorégraphe Alban Richard pour « faire du corps une puissance ».

Se mettre au vert : une bande-son inspirée par HD Thoreau et la ZAD


 
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ÔTSU-E, les peintures populaires du Japon est la première exposition européenne consacrée à l’imagerie japonaise de l’époque d’Edo. Elle révèle, avec plus de cent vingt œuvres et documents, un art populaire méconnu développé près de Kyoto, entre le XVIIe et le XIXe siècle.


+ d’art dans L’Autre Quotidien


“Qui a peur ?” est un formidable roman d’apprentissage, cruel et cru, violent et beau, alliant technique et magie pour extraire une véritable mythologie des conflits génocidaires africains, du Biafra au Rwanda, et des émancipations possibles.

« Quand le père d’un enfant est Nuru, l’enfant l’est aussi. Alors j’ai été élevé en Nuru chez ma tante et mon oncle. Quand j’avais six ans, mon oncle m’a fait devenir l’apprenti d’un sorcier nommé Daib. J’imagine que je devrais lui en être reconnaissant. Daib était célèbre parce qu’il n’hésitait jamais à faire étalage de son art. D’après mon oncle, c’était un ancien militaire. Il connaissait la littérature aussi. Il avait beaucoup de livres… tous finiraient par être détruits, un jour. »

Nnedi Okorafor - Qui a peur de la mort - Livre de Poche SF

Marie-André Gill

Marie-André Gill

Le chagrin d’amour comme il a rarement été chanté, pleuré, souffert et souri – presque.

J’aurais voulu qu’on se braconne encore un peu,
que tu me recouses la fourrure avec tes mitaines,
que tu me twistes le coeur correct tsé comme on
remet un cadre droit ; je t’aurais montré que je sais
sourire avec ça moi la carcasse du mot anxiété.”

Marie-Andrée Gill - Chauffer le dehors - éditions La Peuplade Poésie


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