18 juin 2019

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La bêtise a trop de réponses, la lâcheté trop de questions.
Michael Ackerman (voir cette    présentation de son travail    sur Arte, jusqu’au 19 juin)

Michael Ackerman (voir cette présentation de son travail sur Arte, jusqu’au 19 juin)

La bêtise a trop de réponses, la lâcheté trop de questions ! 

Proverbe pajusien

Sous les pavés de pavot, la plage musicale.

Playlist opiomane


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Gilles Deleuze chez Félix Guattari.

Gilles Deleuze chez Félix Guattari.

Un monument heureux de la philosophie contemporaine de combat, qui n’a rien perdu de sa puissance et de sa pertinence 40 ans après sa publication, malgré les efforts réguliers menés à son encontre.

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Pas un jour ne se passe sans que, quelque part dans le monde, le combat ne fasse rage entre les multinationales de la livraison de repas à domicile ou au bureau et ceux qui essaient de les contraindre à respecter le droit du travail et à s’acquitter de leurs obligations sociales. Le géant Amazon était déjà entré dans le capital D’Uber. Il vient d’entrer en mai au capital de Deliveroo lors d’une levée de fonds de 575 millions de dollars. C’est dire le poids financier et les moyens d’action juridiques de ces sociétés, ainsi que la direction qu’elles sont en train de prendre. C’est tout le marché du travail qui risque de basculer en suivant leur exemple. Nous estimons donc de la plus haute importance de suivre ce dossier au niveau mondial, et de soutenir toutes les initiatives des livreurs pour arracher des droits.

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« Je crois honnêtement que ça arrête le viol », m'a dit Benjamin. « Ça permet aux hommes de se défouler et de satisfaire nos pulsions naturelles ». Benjamin parlait des avantages de la prostitution. C'est une bonne chose pour les femmes, a-t-il fait valoir, car plutôt que de violer, les hommes peuvent avoir des rapports sexuels comme et quand ils le veulent en payant une femme prostituée. Pour les hommes, cela assure la satisfaction de leurs besoins. De l'avis de Benjamin, tout le monde est heureux. C'est pourquoi la recherche récemment publiée sur les hommes qui paient pour avoir des rapports sexuels, par Demand Abolition (DA), un groupe US qui lutte contre l'exploitation sexuelle, est à la fois opportune et essentielle.

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Alice & John

Alice & John

On se doutait bien qu’il restait des archives des prestations d’Alice Coltrane des titres joués en hommage à John. Mais, celles-ci, publiés par le label BCT sur un double vinyle remasterisé, valent leur pesant de surprises, Alice Coltrane y jouant du Wurlitzer. On a écouté et aimé… 

ART

Ella & Pitr

Ella & Pitr

Des affiches détourées et découpées comme jadis Ernest Pignon Ernest, Ella & Pitr sont passés aux anamorphoses à la Georges Rousse avant de réaliser les plus grandes œuvres de la planète, peintures éphémères que l'on ne voit totalement que depuis l'espace ! Eux-mêmes utilisent un drone pour voir comment étaler les 1500 litres de peinture acrylique qu'ils pulvérisent en même temps que leur propre record, peignant la dernière en date sur le toit du Parc des Expositions à la Porte de Versailles, soit 25 000 mètres carrés. Elle représente une nouvelle géante, vieille dame pensive devant la futilité orgueilleuse des petites voitures roulant sure le Boulevard Périphérique parisien, un sac en plastique s'envolant polluer notre univers absurde... L'ont-ils appelé Quel temps fera-t-il demain... en référence au seul lien qui relie l'ensemble de ces automobilistes tournant en rond, les infos diffusées par FIP ?

Juan Uslé, Notas para Sone que reveladas (3), 2015, Aquarelle sur papier, 65 x 71 cm, © Juan Uslé Courtesy Galerie Lelong & Co

Juan Uslé, Notas para Sone que reveladas (3), 2015, Aquarelle sur papier, 65 x 71 cm, © Juan Uslé Courtesy Galerie Lelong & Co

Avec Lignes, la Galerie Lelong & Co. fait dialoguer les œuvres de Günther Förg, Sean Scully, Frederic Matys Thursz, Juan Uslé et Fabienne Verdier. Issus de générations et d’horizons variés, ces peintres ont choisi comme mode d’expression l’abstraction. En partant d’une vraie économie de moyens, ils arrivent à exprimer une vraie intensité visuelle. → 13/07/19 Galerie Lelong & Co 13, rue de Téhéran – Second espace au 38, avenue Matignon 75008 Paris

CINÉMA

Teresa Villaverde - Contre ton coeur

Teresa Villaverde - Contre ton coeur

Au moment où sort en salle le nouveau long métrage de Teresa Villaverde, Contre ton cœur, Beaubourg propose de (re)venir à ses huit premiers longs métrages qui jalonnent trente ans de carrière. Pour saisir la singularité de cette cinéaste inclassable qui a imposé, une radicalité formelle au service d’une prise en charge sans faille des laissés-pour-compte de la construction européenne. → Du 14/06 -> 30/06/19, Centre Pompidou ( Cinéma 1 & 2 , petite salle) Place Georges Pompidou 7004 Paris

+ de cinéma dans L’Autre Quotidien

PHOTOGRAPHIE

Henry Wessel

Henry Wessel

Amateur de films noirs et passé par la psychologie avant de devenir photographe, Henry Wessel a passé sa vie à inscrire le paysage dans sa démarche et y matérialiser la lumière (surtout californienne). Sa première rétrospective française à la MEP permet de découvrir un artiste en quête de scénarios. → 25.08.2019 à la Maison Européenne de la photographie, 5/7 Rue de Fourcy - 75004 Paris

LIVRES

Clarksdale, Mississipi

Clarksdale, Mississipi

A traîner son blues au cours d’une retraite qui n’en finit pas de s’éterniser dans la solitude et les migraines, le héros du roman d’Embarek embarque sa fille sur la route du blues, un voyage qui part sous les auspices d’une mémorial à la musique et se barre rapidos en couille, pour erreur d’aiguillage. C’est Une flèche dans la tête, et c’est très bien.

Michel Embarek - Une flèche dans la tête - éditions Joëlle Losfeld

Ivan le Terrible tue son fils -  Ilia Répine, 1885

Ivan le Terrible tue son fils - Ilia Répine, 1885

C’est lorsqu’il évoque un peintre chan et une certaine ligne que Charles Sagalane touche de près à la furtivité paradoxale d’un Alain Damasio, lorsqu’il explore la « Maison de l’artiste » d’Arthur Villeneuve qu’il transforme la lubie en performance,  ou lorsqu’il guette l’apparition d’un graffiti de Banksy, trace fugace par essence, qu’il brouille à loisir les repères du pérenne, du consacré et de l’impromptu. Dans cette muséographie bien particulière qui naît de son travail sur le langage, les registres et les tonalités, il nous confirme que les objets, qu’ils soient classés en objets d’art ou non, ont une vie propre, et que leur nourriture étrange, une fois saisie par la poésie, constitue un carburant indéniablement essentiel.

(Un peintre chan observe et se laisse observer.)
(Aucune ligne ne tracera la montagne tant qu’elle ne sera pas ligne montagne.)

Charles Sagalane - 51 Antichambre de la galerie des peintres - éditions La Peuplade


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