Passé sous le radar : l'œuf de LUMP en état de grâce

Quand la fée folk Laura Marling croise Mike Lindsay, multi-instrumentiste électro de Tuung, ils co-signent l'envoûtant Dead Oceans, signé du nom de LUMP.

Les six titres de l'album ont été conçus en 2016, quand Lindsay travaillait sur un cycle instrumental de textures sonores ouatées, à partir de guitares trafiquées, de synthés, de rythmes discrets et de flûtes enchantées. Il croisa un jour Laura Marling à un concert de Neil Young et, découvrant qu’elle admirait autant son travail que lui le sien, quelques jours plus tard, la jeune femme boucla des textes et ses parties vocales, avant de reprendre le cours de sa carrière.

Après deux ans d'échanges Lump a vu le jour. De bourdonnement inaugural en accords de guitare acoustique, c'est l'entrée du chant chaleureusement intimiste, presqu’en apesanteur, de l’Anglaise qui marque d'entrée. Sur un lit de flûtes en boucle, la voix, enrobante, décolle et flotte comme un cerf-volant. Une écriture autant nourrie de surréalisme que du nonsense d’Edward Lear. La grâce quoi… 

Jean-Pierre Simard

LUMP / Laura Marling & Mike Lindsay, Dead Oceans

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