A Metropolis, Kozhette se prête à la machine … 

Le premier spectacle 2017 du Cirque Electrique est celui de la troupe rennaise Kozh qui vient présenter son premier envoi, intitulé Kozhette.  Autant réflexion circassienne que sociétale, Kozhette emprunte à la scène et au cinéma des univers industriels contemporains et désabusés. Mais la révolte gronde…

La spirale, pivot du spectacle

La spirale, pivot du spectacle

Kozhette explore un monde industriel et métallique qui plonge le spectateur au cœur d'une machine, une fabrique à spectacles dans laquelle l'homme et l’agrès ne sont que des outils. Dans un univers transparent et froid, sous une lumière blafarde, un homme est pris dans l’engrenage de la pensée unique, dans la mécanique binaire du travail répétitif.

Le personnage principal est clownesque, au sens satyrique du terme. Il représente la maladresse, la fragilité et la dérision d'une certaine condition humaine. Ici il incarne le quidam, asservi par son propre quotidien et son travail abrutissant dans les bas fonds d’une société onirique construite sur l’image. Il devient un homme-outil, réduit dans sa capacité de résistance et de réflexion. Mais progressivement va naître en lui une volonté instinctive de reconstruire l'espoir mis à mal par la désillusion de ce monde, face à ses antagonistes.

Puisant aussi bien dans les univers de Fritz Lang, Georges Orwell, Chaplin ouZola, que dans ceux d’Akira, Kozhette est un trio dans un monde double-face alternant ombre et lumière, avec le musicien Yann Provost, l'éclairagiste Ronan Bernard et l'artiste de cirque Benoît Fauchier.
A la fois clown, danseur et comédien ; détenteur d'une vraie expérience du cirque nouveau, le regard extérieur de Daniel Gulko (Cie Cahin-Caha), a aidéle trio à s’inscrire dans une démarche pluridisciplinaire autour de la spirale. Céline Valette,  quant à elle - directrice artistique de la Cie Les Fées Railleuses et collaboratrice desGalapiat Cirque - son expérience du clown et jeu scénique a transformé la dramaturgie du projet.

On en a déjà dit : "Un spectacle à base de circularité, de risque et de sueur. De mouvements de musique, et de lumière. Qui défend un cirque de prise de risque, non seulement physique mais également dans l'inconnu de l'improvisation, dont la force réside dans l'imagination et la réactivité insatiable de ses acteurs." En gros, on y va …

Jean-Pierre Simard

 

 

Kozhette par le Cirque Kozh -> 11 au 22/01/17
Cirque électrique - Place du Maquis du Vercors, 75020 Paris

www.kozhproductions.fr