Marianne Breslauer, poussière d'étincelles queer

Marianne Breslauer, poussière d'étincelles queer

L'élégance queer durant la République de Weimar a été magnifiée par le travail de Marianne Breslauer et en a fait l'idole des LGBT. Un moment suspendu avant la boucherie qui suivit.

La photographie de Marianne Breslauer tend à montrer autant l'intimité avec ses modèles que ses sujets, féminins pour la plupart, toujours pris au maximum de leur look sharp, transgenre et au climax d'une vraie élégance androgyne. Cette bohémienne berlinoise de naissance a étudié la photo en 1929 à Paris avec Man Ray qui admirait son œil et l'a propulsé au sein des grands magazines qui ont fait son succès immédiat, avant qu'elle ne retourne à Berlin, pour raisons familiales, durant l'installation des nazis.

En tant qu'artiste juive travaillant dans le milieu gay elle a bientôt été obligé de s'exiler en Hollande, puis en Suisse où, mariée par obligation, elle a bientôt cessé toute activité artistique connue pour devenir galeriste. Too bad !

Son sujet favori a longtemps été son amante, Annemarie Schwarzenbach, écrivain, journaliste et aussi photographe, issue d'une des plus grande familles suisses pro-nazie et militante anti-fasciste, droguée et libertine qu'elle décrivait ainsi : " Ni vraiment homme ni femme, sûrement un ange, voir un archange."

Ce phénomène a non seulement aidé à monter des magazines anti-fascistes, mais aussi aidé les syndicats durant la dépression de 1929 et après, tout en réalisant nombre reportages ( 170 articles et 50 reportages photo), dont certains en Inde et en Turquie en stop ! Trop d'amours et de poudre, une tentative de suicide plus tard, c'est, comme Nico, lors d'une chute de vélo qu'elle décédera à 34 ans.