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L'Autre Quotidien

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Burkini : et si on pariait plutôt sur la victoire de la liberté ?

Burkini : et si on pariait plutôt sur la victoire de la liberté ?

En appeler à un respect des us et coutumes du pays qui s'imposerait à tous pour régler d'un article de loi tous les problèmes de la vie en société (ce serait ainsi qu'on vivrait en France, et pas autrement) expose à des contradictions flagrantes et insolubles (comme nous le montrons, la plage de Cabourg en 1900, régie par un arrêté municipal qui stipulait que "nul ne pourrait se baigner s'il n'était couvert du cou aux genoux", et instituait une séparation entre un "côté hommes" et un "côté dames", ressemblait comme deux gouttes d'eau à l'idéal de plage auquel aspirent en 2016 les familles intégristes de baigneurs de Cannes, Villeneuve-Loubet et Sisco, qui ne sont pas QUE des traditionalistes musulmans, mais des traditionalistes tout court, ce qu'on oublie trop souvent), chacun plaçant le curseur où il veut, arrêtant le temps où cela l'arrange (avant que les écoles deviennent mixtes, par exemple), et surtout passe à côté de ce qui parle le plus en faveur d'une société comme la société française : sa plasticité fondamentale, en dépit d'inévitables raideurs, en matière d'usages et de mœurs, justement, sa capacité à changer de façon de voir la vie, à surmonter les vieilles malédictions, à vivre aujourd'hui aujourd'hui ce qu'hier interdisait. C'est sur cette liberté fondamentale de l'esprit, au-dessus et au-delà des lois, qu'il faut encore aujourd'hui parier, plutôt que sur des arrêtés municipaux qui ne changeront rien aux mentalités. On ne peut pas imposer par la loi que les gens se libèrent. Décréter que les corps doivent exulter. Mais donnez-leur du temps et l'occasion, et ils le feront. Nos lois, et là-dessus il faut être inflexible, doivent garantir l'espace et l'exercice de la liberté. Avec le temps, les musulmans et musulmanes de France mettront la même distance que les chrétiens et chrétiennes de France entre leur foi et les sermons des autorités religieuses. D'ailleurs, c'est déjà fait pour une grande majorité. D'où le côté désolant de cette nouvelle polémique, qu'on aimerait croire dérisoire, tant elle concerne peu de gens, et à propos d'un sujet aussi brûlant que la tenue de plage, mais qui vise encore une fois ceux que beaucoup de français n'hésitent plus à appeler "les Arabes", et qui vont bien finir par se reconnaître comme tels, puisque c'est ainsi qu'on les désigne de plus en plus souvent, croyants ou non, en bikini ou en burkini, nés en France depuis trois générations ou venant d'y arriver. Et c'est ainsi que l'on entretient le "sentiment communautaire" en prétendant combattre le communautarisme. 

C'est étrange d'avoir à rappeler cela - mais nous sommes dans des temps où l'autorité fait florès, on va jusqu'à regretter le temps des blouses et des châtiments corporels à l'école primaire, il faut donc faire avec, et réaffirmer l'essentiel : la liberté est l'aspiration la plus profonde des êtres humains, et elle finit toujours par triompher des autorité qui s'opposent à elle. Il faut garder confiance en cela. Et se dire que le temps travaille pour nous. Pas contre nous. Contre la précipitation et la méfiance, envers nous-mêmes, puisque nous ne voyons plus que nos faiblesses, comme envers les autres, que nous prenons tous pour des ennemis, qui résument bien la situation cet été 2016, nous tenons pour la patience et la confiance. 

L'Autre Quotidien

Au début, le bikini fut interdit (1949) en Italie, Belgique, Espagne et France où les préfectures le prohibent sur la côte Atlantique mais l’autorisent sur la Méditerranée. En Espagne, le bikini a été autorisé à partir de 1952, grâce à un décret signé par Pedro Zaragoza, le maire de Benidorm, et à Dom. Rodrigo Bocanegra, l’archiprêtre de Marbella, qui en discutèrent directement avec Franco, pour le convaincre que ça favoriserait le tourisme international sur les côtes espagnoles. Franco accepta et l’exemple fut suivi, peu à peu, par toute l’Espagne. C’est à partir des années 60, avec l’apparition du bikini dans plusieurs films et, surtout, avec le boom touristique, que l’utilisation du bikini devint populaire sur toutes les plages d’Espagne, de France, d’Italie et du reste de l’Europe. Seule exception, l’Allemagne, où il resta interdit dans les piscines jusque dans les années 1970.
— Wikipedia
1950. L'arrivée (avec foulard !) du bikini sur les plages italiennes.

1950. L'arrivée (avec foulard !) du bikini sur les plages italiennes.

 

Interdiction des burkinis : la justice conforte l’arrêté de la mairie de Cannes

Le juge des référés a rejeté la requête du Collectif contre l’islamophobie en France visant à annuler l’interdiction de vêtements religieux sur les plages cannoises.

> L'avis de L'Autre Quotidien : nous inquiète profondément l'ordonnance qui fonde cette décision de justice en  légitimant par avance d'autres possibles mesures discriminatoires sur la base, à notre avis fragile, du "contexte" et de "l'interprétation" : « Dans le contexte d’état d’urgence et des récents attentats islamistes survenus notamment à Nice il y a un mois, le port d’une tenue vestimentaire distinctive, autre que celle d’une tenue habituelle de bain, peut en effet être interprétée comme n’étant pas, dans ce contexte, qu’un simple signe de religiosité ». Qu'est-ce qui empêcherait, par exemple, d'en inférer l'interdiction à Paris, par exemple, ville victime d'attentats (autrement dit : le contexte), de toute tenue vestimentaire (boubou, qamis, djellaba, calotte, foulard etc), qui "pourrait en effet être interprétée comme n’étant pas, dans ce contexte, qu’un simple signe de religiosité", avec comme conséquence une division de la société française qui aurait des conséquences, à notre avis, fatales. 

Burkini interdit à Cannes

A Cannes, le maire (LR) David Lisnard a pris le 28 juillet un arrêté municipal interdisant le port du burkini, ce maillot de bain qui couvre intégralement le corps, sur les plages de la ville, a indiqué jeudi la municipalité. Il n'y a pas longtemps, c'était le monokini qu'on interdisait. C'est une blague ? Non, juste une connerie. Qui tombe comme d'habitude toujours sur les femmes. Dont certaines ne pourront donc plus aller se baigner avec leurs enfants ni mettre les pieds sur la plage. Elles ont tort de ne pas oser le bikini ? C'est possible. Mais est-ce qu'on peut imaginer les y obliger ? Interdirait-t-on aux gens qui craignent les coups de soleil d'aller se baigner en tee-shirt ? De porter un chapeau ? La ville de Cannes exigera-t-elle un jour l'interdiction de la barbe à la plage? Le string pour tout le monde ?

Le premier désavantage des primaires de la droite qui s'annoncent est qu'elles encouragent et appellent (certes, comme toutes les primaires) les déclarations à l'emporte-pièce. Armer la police de bazookas (Henri Guaino). Interdire l'alternative au porc dans les cantines (Nicolas Sarkozy). Faire passer un interrogatoire aux petits écoliers musulmans (Geoffoy Didier). Etc.

Est-ce que quelqu'un avec encore un peu de lucidité et de raison peut croire que ce genre de mesures vexatoires (c'est le terme exact, et elle seront vécues comme telles par tous les "musulmans", qui ne le sont souvent que d'origine, et pas fatalement croyants, mais il y a une limite à ce qu'on peut supporter quand sa famille se voit constamment montrée du doigt) peut contribuer réellement à faire reculer la menace du terrorisme en France ? Nous pensons que c'est plutôt l'inverse. Et que c'est donc très grave.

L'Autre Quotidien

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