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Exils intra-muros : et si c'était vous ? par Marc Melki

Exils intra-muros : et si c'était vous ? par Marc Melki

"On ne peut pas accepter que des hommes, des femmes et de plus en plus d'enfants dorment dehors. N'aménageons pas la rue, aidons les gens à en sortir." 

Eric Pliez, directeur général de l'association AURORE et président du SAMU SOCIAL de Paris, à Paris le 28 novembre 2014

Le projet «Exils Intra Muros» a été lancé par Marc Melki et Eliette Abecassis pour faire toucher un instant du doigt la vie des Roms, hommes, femmes, enfants, que l'État condamne à vivre dans la rue en démantelant les bidonvilles sans leur proposer la moindre solution de relogement, en demandant à des personnalités de se mettre un instant à leur place. Nous l'avons soutenu comme nous pouvions en publiant une photo par jour pendant deux semaines en septembre. Et vous appelons aujourd'hui à aller visiter l'exposition à la Mairie du XVIII° arrondissement de Paris, entrée libre, et jusqu'au 17 mars.

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- Qu'est ce que tu fous debout à 7h du mat ?
- Je me prépare à m'allonger dans une cabine téléphonique pour Marc Melki
- Tu te lances dans le caritatif, plutôt côté Jr ou côté Yann Arthus Bertrand ?
- T'as le droit d'être cynique et même désobligeante, j'aurais surement fait pareil à ma place. C'est juste que y'a des gens dans la rue, qu'ils y vivent, dans le regard de certains ils encombrent autant que les pigeons, souvent on regarde ailleurs, le plus vite possible on oublie. Je vais pas te sortir la carte prisedeconsciencesolidarité, le type se bouge le cul, me lever à 7h c'est pas si compliqué d'ailleurs si ça te dit tu le contactes, il est sur Facebook. 

 Camille Moravia 

"Il a fallu aller d’abri en abri pour en trouver enfin un de libre pour cette photo… Des familles n’ont que ça pour dormir. Nos yeux ne voient pas, et pourtant c’est à Paris, en 2016. Combien d’années encore à supporter cela?"
Jean Fauque et Lizzy Ling

"La rue, lit d’injustice. Nid de luttes. Couché là, j’entends ces pas d’indifférence. Ces klaxons d’égoïsme. Ce que je vis maintenant affecte ma personne. Mais durcit notre combat collectif."

 Jérôme Giusti, avocat, président de Droits d’Urgence.

"Ce matin, pour Marc, je me suis allongée dans ce qui restait d'une cabine téléphonique le temps d'un cliché. Je devais avoir l'air de dormir. Contre toute attente, garder les paupières closes a été difficile. Manquait l'épuisement. Manquait l'absolue nécessité de se soustraire. Le monde se rappelait à moi par ses bruits : de pas pressés, de voix, de moteurs, de machines. Au-delà de mes yeux fermés, le monde respirait encore. Et je me demandais si ceux qui dorment ainsi, le corps replié comme il peut, protégé par ce qu'ils trouvent, si ceux qui dorment là non pour alerter mais parce qu'ils n'ont eu d'autre choix que de se coucher où la fatigue les prenait, entendaient encore ce monde qui ne veut pas d'eux. »

Carole Zalberg

"Depuis longtemps, je me pose la question, à chaque nouveau sans domicile fixe que je croise.
Qu’est-ce qui a fait pour qu'il ou elle se retrouve là ? 
Quel est le début du basculement? 
Une rupture, une dépression, un emprunt qu'on ne peut plus rembourser, un métier qui s'exerce jeune et une difficulté à se reconvertir, un décès, ...?
Ça me tord les boyaux !
Je me suis toujours dit que ce genre de bascule peut arriver bien plus vite qu'on ne peut l'imaginer et ça me fait une grande peine.
Ce qui se passe dans le monde avec la paupérisation des classes moyennes, l'enrichissement des grands patrons, la politique des banques, l'isolement de certaines familles monoparentales, les guerres et les flux migratoires, cela empire de manière exponentielle.
On voit de plus en plus, dans la rue, des femmes seule avec des bébés ou des familles avec enfants.
On ne peut plus rester sans rien faire. » 

Natacha Régnier le 6 juin 2016

«Exils Intra-Muros. Et Si C’était Vous ?» 
Exposition photographique de Marc Melki
Du lundi 27 février au 17 mars. 
Mairie du XVIIIe arrondissement, 1, place Jules-Joffrin. 
Métro Jules Joffrin

Entrée libre. 

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