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L'Autre Quotidien

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Et si tout le monde (au fond) détestait cette société ?

Et si tout le monde (au fond) détestait cette société ?

Deux des rares photos prises d'en haut (un abribus) du cortège de tête de la manifestation du 14 juin. A cet instant, les policiers en face sont en train de se faire caillasser. Et la foule unanime chante : "Et tout le monde déteste la police" (voir la vidéo aux alentours de 6 minutes)

Face à cela, qui est de l'ordre d'un soulèvement, en tout cas de ses prémisses, que dit-on partout ? "Quelques centaines de casseurs", qu'il serait facile à la police etc Autrement dit, "chaos as usual", et, sur le nouveau de la situation, rideau.

Vraiment ? 

Il y a donc tout un pan de la compréhension de ce qui est en train de se passer en France qui fait défaut aux analyses (si on peut appeler ça comme ça) du mouvement en cours qu'on entend partout, aussi bien dans la gauche classique qu'à droite : on ne peut pas le minimiser pour des raisons de convenance, simplement pour ne pas devoir reconnaître que des milliers de gens, à force de voir l'état policier en oeuvre, se rangent du côté des "casseurs". Ce sont des faits qu'on ne peut pas nier. Le mouvement est large, profond, comprend des travailleurs aussi bien que des lycéens, beaucoup (beaucoup) de femmes, des gens de tout âge, des pacifistes qui veulent seulement témoigner de leur refus du pouvoir et de leur solidarité avec les manifestants du cortège de tête en acceptant d'être gazés et matraqués comme les autres aussi bien que des gens qui n'hésitent pas à se battre contre la police.

Voilà, autrement dit, les éternels clichés sur "la poignée de casseurs" ne servent en 2016 qu'à voiler la réalité que ceux qui nous vendent cette société déchirée et agressée constamment par l'Über-capitalisme libéral comme "le meilleur des mondes" ne peuvent pas se permettre de regarder en face.

C'est simple, d'une manière ou d'une autre (toutes ne nous plaisent évidemment pas, il y en a même une qui nous fait gerber, la chasse aux bouc-émissaires étrangers du FN), les insatisfaits du monde dans lequel nous vivons sont une écrasante majorité : "ET TOUT LE MONDE DÉTESTE CETTE SOCIÉTÉ" n'est donc pas loin d'être une évidence. Les plus résignés, modérés ou apeurés se contentent de ne pas l'aimer. 

L'Autre Quotidien
http://www.nuitetjour.xyz

Short-cuts 16, par Nina Rendulic

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L'Empressement ou la diligence de Guillaume Pinard

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