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L'Autre Quotidien

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Tony  Hymas, très ferré de Léo en piano solo, ça rallume les fantômes

Tony Hymas, très ferré de Léo en piano solo, ça rallume les fantômes

A priori pourquoi ? Pourquoi un pianiste qui a joué avec tout le jazz et le classique européen, son frère et Jeff Beck, se prend-il de passion pour Léo Ferré ? Trituré, repeint, relu et corrigé à la pédale ou aux doigts, un nouveau Ferré apparaît. Si près, si loin. Trop bien ! 

Qu'il joue avec Beck ou Frank Sinatra, du Brahms oudu Sam Rivers, comme ses propres compositions contemporaines pour le London Philarmonic Orchestra, Tony Hymas reste insaisissable. Il est aussi le pianiste-interprète favori d'Henry Mancini, de Philippe Sarde ou de Michel Legrand pour les musiques de films et déteste avant tout les cloisonnements musicaux, passant allègrement du classique au contemporain, du jazz au rock. Mais avant tout, il préfère la montagne…

Au su de ce qui est évoqué ci dessus, vous vous doutez bien que l'interprétation mûrie depuis un an et demi à fait gamberger Hymas qui ne veut en aucun cas sonner copycat. Et il a les moyens de ses ambitions, insufflant aux mélodies du Léo un regain d'énergie qui transpire différemment, dépassant même les évocations de Ferré qui jouait sur souvent sur la direction d'orchestre pour élaborer le son ou lui donner de la puissance, voire une certaine dramaturgie.

Ainsi, vous serez bien à St-Germain des Près, en écoutant Jolie Môme, mais vous la verrez par lesyeux de Gréco, avec un petit fond de foxtrot et une certaine ingénuité que son compositeur lui avait dénié par l'interpellation existentialiste un peu macho. 

La Mémoire et la mer vous renverra plus à Ravel et Debussy, avec des cascades de notes qui feront la marée. Le piano se fera orchestre à dix doigts et les mots surgiront mais avec une autre force, une autre lecture comme si la voix suggérée prenait une autre ampleur vous dévoilant plus les collines toscanes que les flots battus de Monte-Carlo. Comme si une nouvelle ligne mélodique s'était incidemment glissée là, aussi évidente que la première, mais légèrement décalée.

Hommage aussi révèrent que singulier, ce disque va vous donner envie de réécouter et son compositeur et Ferré. Subtil et majestueux, ça fonctionne sur tous les titres et c'est enchanteur. Pour le moins. Foncez !

Jean-Pierre Simard

Tony Hymas Joue Léo Ferré, (NATO)


Lundi 12 décembre 2016

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Cinq maîtres de la photographie japonaise chez Sage

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