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L'Autre Quotidien

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De l’engagement et des promesses non tenues pour danser

De l’engagement et des promesses non tenues pour danser

Membre éminent de la scène cabaret transgenre new-yorkaise, Antony Hegarty a émergé de l’underground en 2005 avec une voix incroyable , toute en puissance et beauté fragile. Depuis, il taille sa route, en se trouvant de nouvelles incarnations.

Antony avait trop de charisme pour rester dans un espace aussi limité et c’est muni d’une nouvelle identité et d’un nouveau son qu’il cherche dorénavant l’ouverture au grand public. Après ses essais avec Antony and the Johnsons, de mélodies plaintives sur fond de piano qui portaient une voix à nulle autre pareille ; une voix d’une incroyable densité et de toute beauté, comme sur le « I’m a Bird Now » de 2005, il s’est acoquiné avec Hercules and the Love Affair pour de la disco-soul chatoyante avec un somptueux « Blind ». Mais; cette fois, il revient totalement à l’aise dans son registre transgenre, et féminin, se faisant appeler Anohni.

Son album Hopelessness, qu’il définit lui-même comme « électronique à la dent dure» est une co-production avec deux maîtres danser de registres différents : Hudson Mohawks et Oneothrix Point Never, qui adaptent enfin sa voix à la modernité du son électro contemporain. Mais, c’est aussi un réveil militant chanté par un membre d’une minorité qui tabasse littéralement les promesses non tenues du mandat d’Obama (auquel est dédié une chanson triste).

Anohni fait vraiment feu de tout bois, comme si on assistait au retour d’un Billy Bragg saisi par l’électro, qui aurait les cordes vocales de Scott Walker… c’est à dire extrêmement puissant dans la délivrance du chant, tout en nuances et en même temps impitoyable dans le propos qui tour à tour se déploye écologiste, à propos du réchauffement climatique, conscient sur la guerre avec un titre sur les drones, "Drone Bomb Me", proche des défenseurs des animaux, contre le consumérisme à tout crin actuel , et l’inversion de la moralité qu’il entraîne.


Oubliant son onirisme passé, il fait aujourd’hui danser la rhétorique sur fond de protest song. Et ce, en variant les approches et les tonalités, en gardant une obsédante mélancolie. Mélodramatique, un peu. Brillant partout. L’électro protest-song comme suite logique du hip-hop teigneux de Public Enemy ? Le trouble en plus. C’est renversant !

Jean-Pierre Simard


Anohni- Hopelessness (Rough Trade/Beggars)

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