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Antwood et la danse en mode intelligence artificielle

Antwood et la danse en mode intelligence artificielle

Quel rapport peut-il exister entre biologie et intelligence artificielle pour faire de la musique ? A priori aucun, sauf quand le concepteur réunit justement toutes ces fonctions en la personne de Tristan Douglas, musicien et chercheur en microbiologie dont l'alias est Antwood…

S'il a déjà sévi sous le pseudonyme plus long de Margaret Antwood, Tristan Douglas l'a raccourci en poursuivant son propos musical cherchant ici-même les liens existant entre paranoïa technologique et machinerie émotionnelle. Transposant des univers qui ont rarement à voir avec le dancefloor, il les utilise en les recombinant pour en faire des machines à danser.

On y trouve ainsi agglomérés des sons aux structures indéfinissables dans lesquels il incorpore des silences entre ses samples et les séquences rythmiques en jouant de bruits d'eau, de mouvements de caméras de surveillance ou même des sirènes de police, quand ce n'est pas du verre brisé, voir des cris inarticulés ou des voix murmurantes.

L'ambiance est supra-urbaine et dangereuse, faisant évoluer des climats qui vont de tension en relâchement pour brosser un paysage en perpétuelle évolution, comme à la rencontre du pouls d'une ville… Heureusement la seconde partie de l'album donne la part belle aux mélodies, comme si la robotique avait trouvé un penchant humain. Comme si des mutants tentaient de s'intégrer à l'humanité  sur“Uncanny Valley”. Et l'album se clôt sur “Yontoo How to Get Rid” et ses steel drums, électroniques , avec une basse rampante , des synthés ambient qui masquent un peu des sons tout en ondulation qu'on prendrait à la limite pour ceux d'avions en pleindécollage. Et cela fonctionne tellement bien qu'on se demande si cela ne serait pas une parfaite BO alternative à un Blade Runner 2016…

Somptueux coup d'essai pour un premier album, dont les climats évoluent dans un registre déjà emprunté, mais de manière moins virtuose dans l'approche du son, par le new-yorkais Daniel Lopatin pour son projet Oneothrix Point Never. Est-ce l'air de la Colombie britannique qui sied ainsi au Tristan Douglas de Nanaimo ? One step beyond… Plus que recommandé, c'est peu dire.

 

Antwood - Virtuous.scr ( Planet Mu)

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Un premier mai pas comme les autres

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