Wei Or Die - je fictionne, tu romances, nous interactivons

Wei Or Die - je fictionne, tu romances, nous interactivons

Vivement samedi, qu'on commence notre weekend d'intégration avec le film interactif de Simon Bouisson sur les djeunes, les écoles de commerce et leurs turpitudes. A-t-on le droit de bizuter cet art nouveau ? L'avis du Blog Documentaire.

Il fallait pour se frotter à la fiction interactive un réalisateur de talent, arborant quelques références interactives et des intentions solides en matière narrative. Quelqu’un qui ait suffisamment gagné la confiance des chaînes de télévision pour décrocher un budget suffisant. Avant de voir Jan Kounen plonger dans la réalité virtuelle, c’est donc Simon Bouisson qui s’est collé au récit interactif. Avec un CV déjà dodu pour son âge, le réalisateur estampillé Fémis a conçu avec Olivier Demangel un scénario parfaitement soluble dans l’interactivité. Un week-end d’intégration, un mort, d’éventuels suspects et surtout une société d’hyper-consommation d’images que Bouisson exploite à plein, en proposant de revivre le week-end par ceux qui l’ont vécu… et filmé (avec des téléphones intelligents ou des GoPro, sans oublier l’impassible caméra de surveillance). Bilan ? WEI or Die enthousiasme par bien des points, laissant croire qu’enfin la fiction interactive va pouvoir émerger des fantasmes pour devenir réalité. Elle déclenche aussi une envie de radicalité cinématographique plus grande encore, que ce programme ne comble pas totalement. Mais peut-on demander aux pionniers de tout nous apporter sur un plateau ?

Nicolas Bole

Lire le reste de l'article dans Le Blog Documentaire (pour nous la meilleure source sur le genre documentaire, qui est en train de renouveler en douce le cinéma)