Le fil d'info alternatif (c'est pas Google actualités)

Nous avons sélectionné "à la main" les sites dont nous répercutons ici les informations en temps réel. RFI à part, aucun ne peut être considéré comme un grand média. Ils sont pointus dans leur domaine. Apportent des informations et des analyses qui font défaut dans la grande presse. S'impliquent dans la société par leur action. Il s'agit donc bien d'une sélection subjective, nous le disons franchement : c'est la nôtre, celle de L'Autre Quotidien.

La revue des média indépendants

Avec Basta!, La Quadrature du Net, Révolution Permanente, Paris-luttes.info, Rezo.net, Là-bas si j'y suis, Undernews, Lundi matin, Dormira Jamais, Frustration, Ballast, Contretemps, Période, Les Mots Sont Importants, Multitudes, Les Blogs du Diplo, L'Image Sociale, Têtu, Diploweb, Orient XXI, CQFD, Rebellyon Infos, Marseille Infos Autonomes, Indymedia Nantes, Jef Klak, 50/50 Magazine, Internet Actu, Le Vent se lève, Inkyfada, Les Influences, Médiapart.

Mathieu Asselin défie Monsanto avec ses photos

Interview de Mathieu Asselin par Pascal Therme à propos de son enquête sur un géant de l'agro-alimentaire qui, de l’agent orange au développement du PCB et des OGM, façonne notre monde depuis plusieurs décennies. Aux Etats-Unis, des dizaines de sites Monsanto (classés sensibles selon l’agence fédérale pour l’environnement) maintiennent des activités aux graves conséquences sanitaires et environnementales.

Se cogner la tête contre les murs : reportage photo en Palestine occupée

Arthur S. et Nejma G. (1) se sont rendus en Palestine il y a quelques mois. Ils en ont ramené un texte et des photos, que nous publions aujourd’hui. Lui est étudiant en géographie, elle envisage de devenir journaliste. Entre géopolitique des frontières et anecdotes du quotidien, leur travail nous montre un pays travaillé par les murs, réels et mentaux, qu’il construit entre les peuples et les êtres.

Silhouettes creusées à la surface de soi, par Arnaud Maïsetti

Aucun hasard, jamais, nulle part. La semaine passée, je la traverse entre les relectures des épreuves ultimes la nuit, et le travail à l’université le jour. La nuit toujours l’emporte sur le jour : sa fatigue. Ce matin, au lever, tout était fini : et la fatigue seule restait. J’ai adressé les épreuves, et cette fois, oui, c’est fini. Sept ans s’achèvent peut-être — mais j’ai cru si souvent que tout se finissait, même quand tout ne faisait que commencer.

Le Joueur d'échecs de Zweig pour fainéants, en BD

Sur un paquebot reliant New York à l’Argentine, au milieu des années 1940, embarque le champion du monde d’échecs. Un type froid, distant, qu’on dit inculte mais imbattable. Un riche industriel réussit à le convaincre de l’affronter. Évidemment, le champion gagne, aisément. Jusqu’à ce qu’un inconnu se mêle à la partie et trouve la faille. Qui est-il? Et d’où tient-il sa science des échecs?

Dave Clarke en nouveau profanateur du désir

Consacré ultime baron de la techno par John Peel, Dave Clarke est plus qu'un monument anglais du son électronique, il est  à la fois un dj, compositeur, remixeur et producteur à l'influence aussi considérable que Jeff Mills. Techno-punk, osant s'aventurer hors de son domaine de prédilection, il revient après treize ans d'absence discographique pour un album aussi sombre que l'air du temps, à vouloir profaner le désir. Desecration of Desire commente en dix titres et, avec des invités prestigieux, le pourquoi du comment.

Les peuples autochtones mobilisés contre un projet de mine d’or géante soutenu par Macron

La COP 23 s'achève aujourd'hui à Bonn. Emmanuel Macron souhaite poser pour la postérité en grand défenseur de l’environnement, mais il soutient le projet Montagne d’or. Une gigantesque mine d’or industrielle qui doit être construite en pleine forêt amazonienne. Nous avons rencontré les représentants des Jeunesses autochtones guyanaises qui luttent pied à pied contre l’industrie aurifère, l’une des plus polluantes du monde, et pour arracher la reconnaissance de leurs droits par l’Etat français.

Valeurs : La stigmatisation des ’assistés’, la ’fin de la compassion’ ou la ’pauvrophobie’ ne sont le fait que d’une minorité

Dans leur immense majorité, les Français restent solidaires des plus pauvres et soutiennent les politiques sociales. La stigmatisation des ’assistés’, la ’fin de la compassion’ ou la ’pauvrophobie’ ne sont le fait que d’une minorité (très bruyante et très influente). Une analyse du Centre d’observation de la société.

Passé sous le radar : le fabuleux Eduardo Mateo

Sorte de Syd Barrett ou de Skip Spence sud-américain, Eduardo Mateo a vu dernièrement son seul album solo intitulé Solo Mateo Bien Se Lame repackagé par les furieux de Light in The Attic. Et là, allons-y des superlatifs, c'est une vraie tuerie de folk précieux et allumé où la simplicité des moyens fait juste écho à l'illimité de la démarche et des trouvailles, hésitant suavement entre la "saudade" de la bossa-nova, les rythmes hagards du candombe et la séduction mélodique de la pop anglo-saxonne en vogue, s'offre une bienheureuse cure de jouvence.  On s'explique…

Voyage au cœur des effets spéciaux avec Tsuburaya du studio Toho

Une fois encore, il avait dû surmonter l’inquiétude d’un après-midi trop peu productif. Et ayant oublié que la Fête des étoiles, si chère à Masano, sa femme, avait lieu ce jour-là, il commençait à se demander s’il excellait à lui faire de la peine par inadvertance ou volontairement. Le matin, lorsque le chauffeur lui avait rappelé la fête, il était assis sur la banquette arrière, sa partie du plan de travail barrée de colonnes de couleur et collée sur un épais carton étalée sur les genoux. Le chauffeur avait remarqué les vaches en papier mâché et les kimonos accrochés par Masano dans les bambous en pot, devant la porte. Ils y étaient certainement lorsque Tsuburaya était rentré à la maison la veille au soir.

Jean Prouvé, le bâtisseur populaire squeezé par la morale des années 50

Pour qui s'interroge un tant soit peu sur les figures de l'architecture du siècle passé, le nom de Jean  Prouvé est là, tapi quelque part, à résonner entre design, architecture et maîtrise d'ouvrage. Pour lui, tout était bon à ne se pas dire architecte, mais bâtisseur. Et l'humilité de ne pas s'être révolté contre la décision gouvernementale de ne pas aider au financement de ses Maisons des Jours Meilleurs, sollicitées par l'Abbé Pierre, la dernière rebuffade qui l'a éloigné des feux de la rampe. Une exposition actuelle montée par la Fondation LUMA à Arles et un ouvrage chez Phaidon lui rendent hommage. Un peu d'histoire pour faire bonne mesure…